Je la joue décontracté car je suis en vacances. Cela ne m’empêche pas de consulter ma boite mail et encore moins les mails provenant d’une liste de diffusion des SVT. Le responsable de cette liste de diffusion navigue allègrement sur le web pour finir par trouver quelques petites perles. Pour une fois qu’il naviguait en père peinard à la recherche de musique à écouter légalement il n’a pu s’empêcher de dénicher (le mot est juste) deux albums de chants d’oiseaux.
Personnellement je suis plutôt adepte du site Lastfm.fr mais je dois avouer que Deezer.com, lui aussi site permettant l’écoute légale de vos artistes préférés, est loin d’être ridicule.
C’est donc avec grande joie que je livre aux amoureux de la nature et des chants d’oiseaux les liens vers ces deux albums :
Depuis un certain temps je ne cesse de parler d’une volonté de privatisation de l’éducation par le gouvernement. Dans mon idée leur volonté est de garder les grandes fonctions régaliennes que sont armée et justice (et pourtant elle prend cher).
Récemment mon intime conviction a été confortée par les propos de notre ministre de la fonction publique (André Santini) tenus lors d’une réunion de la fondation concorde (proche du gouvernement) et rapporté par Charlie-Hebdo.
“Les retraités de la fonction publique ne rendent plus de services à la nation. Ces gens-là sont inutiles, mais continuent de peser très lourdement. La pension d’un retraité, c’est presque 75% du coût d’un fonctionnaire présent. Il faudra résoudre ce problème.”
C’est vrai que les retraités ne contribuent pas à la consommation dans notre pays et qu’ils ne font tous que se tourner les pouces chez eux. Peut être oublie-t-il que les retraités sont dans de nombreuses associations et s’activent à faire du bénévolat dans des actions très différentes. Sans doute que ces actions qui contribuent à maintenir une cohésion sociale n’intéressent pas nos politiques puisque cela ne rapporte pas d’argent alors que ça pourrait constituer des niches commerciales!!
“Le grand problème de l’État, c’est la rigidité de sa main-d’œuvre. Pour Faire passer un fonctionnaire du premier au deuxième étage de la place Beauvau, il faut un an. Non pas à cause de l’escalier [rires dans la salle], mais des corps. Il y a 1400 corps. 900 corps vivants, 500 corps morts [rires], comme par exemple l’administration des télécoms. Je vais les remplacer par cinq filières professionnelles qui permettront la mobilité des ressources humaines : éducation, administration générale, économie et finances, sécurité sanitaire et sociale. Si on ne fait pas ça, la réforme de l’État est impossible. Parce que les corps abritent des emplois inutiles.”
Il ne voudrait tout de même pas nous tenir nous, salariés de la fonction publique, responsables de l’organisation de la fonction publique et encore moins de sa mauvaise gestion. Ensuite je constate souvent dans les différents établissement dans lesquels je navigue que la mobilité des agents comptable par exemple est proche de l’apocalypse. Après on s’étonne que cela fonctionne mal!!
“A l’heure actuelle, nous sommes un peu méchants avec les
fonctionnaires. Leur pouvoir d’achat a perdu 4,5% depuis 2000.”
De la à penser que c’est volontaire… Je tiens juste à rappeler que la fonction publique représente la majeur partie de la classe moyenne de ce pays. Une classe moyenne qui va mal c’est un pays qui va mal. Est-ce comme ça qu’on gouverne un pays?
“Comme tous les hommes politiques de droite, j’étais impressionné par l’adversaire. Mais je pense que nous surestimions considérablement cette force de résistance. Ce qui compte en France, c’est la psychologie, débloquer tous ces verrous psychologiques.”
En gros c’est rabaisser la fonction publique et monter les gens les uns contre les autres.
“C’est sur l’Éducation nationale que doit peser l’effort principal de réduction des effectifs de la fonction publique. Sur le 1,2 million de fonctionnaires de l’Éducation nationale, 800 000 sont des enseignants. Licencier dans les back office de l’Éducation nationale, c’est facile, on sait comment faire, avec Éric Woerth [secrétaire d'État à la Réforme de l'État] : on prend un cabinet de conseil et on change les process de travail, on supprime quelques missions. Mais pour les enseignants, c’est plus délicat. Il faudra faire un grand audit.”
On y est!! C’est l’éducation nationale qui doit subir la réduction d’effectifs la plus drastique. On voit là la vision comptable et non humaine de la gestion. Il n’y a là aucune considération pour les gens qui s’investissent dans l’éducation et qui préparent les générations futurs. Il serait sans doute préférable que les enfants ne deviennent que des moutons…
“Le problème que nous avons en France, c’est que les gens sont contents des services publics. L’hôpital fonctionne bien, l’école fonctionne bien, la police fonctionne bien. Alors il faut tenir un discours, expliquer que nous sommes à deux doigts d’une crise majeure - c’est ce que fait très bien Michel Camdessus , mais sans paniquer les gens, car à ce moment-là, ils se recroquevillent comme des tortues.”
Je me trompe ou c’est là un aveu de manipulation de la population française…?!
Autant il critique ouvertement la structure de la fonction publique autant il admet que les français sont satisfaits de la qualité du service public rendu par les fonctionnaires, quels qu’ils soient.
Le principe avoué est donc bien de fragiliser de l’intérieur ces services (sous effectif, baisse d’investissements, changement du mode de recrutement, précarité, etc.) et de les rendre impopulaires auprès de la population. Après il devient plus facile d’ouvrir ces services à la privatisation en répétant à qui mieux mieux que la concurrence permettra une amélioration des services puisque le consommateur et plus le CITOYEN aura le choix.
On nous mettra sous les yeux le modèle anglais (en fait le modèle Londonien) en nous disant qu’il est magnifique alors que le système anglais n’a jamais connu autant de dysfonctionnements que suite aux différentes privatisations ; accidents à répétitions sur le réseau ferré, des gens qui ne se soignent plus, une éducation à deux vitesses avec des collèges dans lesquels il n’y a pas de prof, et un refus des jeunes d’exercer ce métier trop peu payé (alors qu’ils sont bien mieux payés que nous).
Personnellement, je ne vois pas comment je pourrais encore avoir confiance.
Imaginez vous un lundi matin de semaine A avec une classe de 4ème. Il est important de préciser pour les personnes qui ne le sauraient pas déjà que c’est sans doute le pire niveau au collège. Le pire niveau à cause de la fameuse crise d’adolescence de ces chères têtes blondes, brunes, rousses, rasées, crêtées, mais peu remplies. Imaginez des garçons aussi bébé qu’ils peuvent l’être en 6ème mais sans la peur, une immaturité dotée d’une inconscience sans borne qui les mènent souvent au bord du gouffre. Attardons nous sur le sexe féminin pour constater que les demoiselles (pas toutes heureusement) sont à présent sous perfusion d’hormones.
Vous avez désormais un cocktail détonnant d’imbéciles heureux et de demoiselles en mode pétasse en quête de la reconnaissance d’un mâle ayant si possible deux fois leur age. Bien entendu je ne vous parle pas des soucis de respect de l’autorité. Dans ces cas là, le cri primaire droit dans leurs oreilles est la seule véritable solution pour retrouver un semblant de sérénité (gna?).
Ceci étant dit, il est maintenant important d’expliquer à quoi peut ressembler la salle d’un professeur de Sciences de la Vie et de la Terre (SVT pour les intimes). Imaginez de belles paillasses avec une rangée de cinq tables de deux personnes sur ma gauche et une autre de quatre personnes sur ma droite. A chaque table vous retrouvez un sympathique robinet qui justifie la présence de deux rouleaux de papier dans la salle. Au fond de cette salle vous trouvez une cage contenant une gerbille (le héros de notre histoire), un vivarium avec des phasmes et un autre plus petit avec des ténébrions.
Imaginez un jour de contrôle où un certain nombre d’élèves auraient tellement bien appris leur cours qu’ils auraient fini 15 minutes avant la fin et commenceraient alors à me montrer leur qualité d’expression qu’ils m’avaient jusque là caché. N’écoutant que mon courage je me lance alors dans un cri si primaire que le silence se fit (que c’est agréable).
La sonnerie retenti, fin du contrôle, ramassage des copies, évacuation des élèves en mode larve (il y en a aussi), et hop je pose mon paquet sur mon bureau et profite du fait que j’ai terminé mon seul cours du lundi matin. Je vais pouvoir allez remettre de la nourriture à la gerbille.
Ô stupéfaction quand je vis qu’elle n’était plus là alors que cinq minutes avant elles remuait dans sa cage. Les salopards m’ont volé Speedy (oui c’est son petit nom). Les élèves savent que je n’ai qu’eux le lundi matin (c’est dire si le ou les élèves incriminés sont insouciants) et pourtant ils se sont risqués à cela. Ils ne savent véritablement pas à qui ils ont à faire. Mon plan de vengeance est déjà en route dans ma tête.
Je raconte donc à table ma triste mésaventure et convient avec leur prof d’histoire-géographie et accessoirement d’éducation civique de leur faire quelques rappels sur la peine encourue pour vol. Dans la salle de profs je retrouve leur prof principale et la prof d’EPS qu’ils ont en première heure de l’après-midi. L’expédition punitive se mit alors en route au moment de la sonnerie (sonne alors le glas).
Nous arrivons à trois devant les élèves, l’air très remonté (et mine de rien je le suis tout de même). La prof principale leur fait un petit laïus avant que je puisse passer à l’action et lancer l’ultimatum : La gerbille est à 17h dans ma salle ou bien je vais porter plainte pour vole. Stupéfaction des élèves qui visiblement ne réalisent toujours pas la portée de leur acte. Pour eux c’est finalement assez normal d’emmener la gerbille si on en a envie. Je réitère mon propos et ajoute que je veux pas savoir qui l’a pris mais que je la veux impérativement à 17h. Je n’ai plus qu’à laisser décanter et prendre mes élèves. Je sais en plus qu’après leur cour d’EPS ils seront sous le feu de mon collègue d’histoire-géo. A aucun moment il ne m’est venu l’idée d’aller en parler à notre CPE qui passe son temps à téléphoner dans le sud pour suivre la construction de ces divers projets immobilier. En fait dans mon nouvel établissement la vie scolaire est inexistante, je ne vois jamais la principale et je n’entends jamais parler de sanction… il faut donc trouver des solutions alternatives!!
L’après midi s’est passée tranquillement et à 17h j’ai vu débarqué 6 élèves me ramenant la gerbille dans une boite à chaussure. Ils n’avaient plus qu’à la remettre dans la cage. Ils étaient fières de ramener la gerbille alors je leur ai expliqué qu’ils n’y avait pas là à être fier et que ne pas la prendre aurait sans doute été plus respectable. Enfin bon, elle est revenue c’est déjà ça!!
Depuis, la coupable à été démasquée mais elle a déjà tellement de problèmes que ce n’est pas la peine d’en rajouter (Maxwell qualité filtre). Elle a rendu la gerbille c’est le principal.
Nous sommes dimanche 6 avril (je digresse dans le temps si je veux). Rien de particulier si ce n’est que j’ai passé ma journée à écouter Holy land (1996) merveilleux album d’Angra que je ne peux que recommander à tous les amateurs d’excellente musique.
En fait si, il y a quelque chose de particulier : ce soir je vais au concert de Nightwish au Zenith de Paris. Un bon concert de metal symphonique rien de mieux pour finir son dimanche dans les meilleures conditions. Mon acolyte vient me chercher à 18h pour arriver vers 19h au Zenith, car un bon concert se doit d’être partagé avec un ou une ami(e).
18h05 : Départ de la maison, cap sur porte de la chapelle, périphérique est, porte de pantin, place de parking et Zenith. Vu l’heure, il y a pas mal de circulation sur le périphérique. Finalement nous n’arriverons à nous garer que vers 19h30 (GGGrrrrr). A ce moment tout laisse à penser que nous n’aurons pas le temps de nous abreuver d’une bonne mousse.
Quelle ne fut pas notre surprise en sortant de la voiture, de constater la chute de neige fondue. Encore un coup de ces finlandais volants!! Une fois arrivé à la salle j’étais heureux de constater qu’il était encore temps de prendre une binouze et en pinte qui plus est (OOOOuuuaiiiss).
On se place tranquillement dans la salle et à peine fini cette petite mousse rafraichissante que le gros son se fait entendre. Comme cela était indiqué sur le ticket, le concert a commencé avec le groupe indus de Peter Tatgren; Pain qui fait une entrée tonitruante. Je ne connaissais absolument pas le groupe. Après quelques recherches sur le net j’ai pu retrouver quelques titres dont :
Eleanor Rigby (reprise très sombre et très réussie des Beatles),
On And On, End of the line, Same old song, Nailed To The Ground et Shut Your Mouth.
C’était tout simplement excellent, le groupe se donne à fond, et je me surprends à headbanger comme au bon vieux temps. Après 45 bonnes minutes de musique énergique avec un chanteur alternant chant clair et grunts voir même à un moment une bonne trame à la Cradle of filth, le Zenith est chaud comme les braises. Incroyable, de 7 à 77 ans (et je n’exagère pas) le public a apprécié cette prestation plus que réussie.
Désormais il ne reste plus qu’à attendre le clou de la soirée : NIghtwish.
Le temps d’installer le matériel et le décor (c’est à dire une bonne grosse demie heure) une intro se fait entendre. Une fois finie, le groupe démarre pied au plancher avec le single “Bye Bye Beautiful”, usant de la pyrotechnie (jets de flammes et feu d’artifices) parfaitement en rythme avec la batterie lourde et puissante de Jukka Nevalainen. Le son est bien lourd, le guitariste Emppu nous montre pleinement ce dont il est capable. Au même moment Anette (la nouvelle chanteuse) charmante gisquette, ce qui ne gâche rien au plaisir, et Marco (le viking) alliaient puissance et justesse dans leur duo endiablé. A la fin du set, le groupe enchaine sans attendre avec le titre “Dark Chest Of Wonders” tiré de leur cinquième album Once qui pour moi est le meilleur. La pyrotechnie nous met de nouveau un coup de chaud au visage.
Comme je ne vais pas vous décrire l’intégralité du concert je vous balance la setlist :
Intro
Bye Bye Beautiful
Dark Chest Of Wonders
Whoever Brings The Night
The Siren
The Islander
Amaranth
While Your Lips Are Still Red
Poet And The Pendulum
Sahara
Dead To The World
Nemo
— Rappel —
7 Days To The Wolves
Wishmaster
Wish i Had An Angel
Durant tout le concert on a bien senti que le groupe était content d’être là, de jouer et de véritablement se donner. Le guitariste, Emppu, est vraiment sympa. Il coure sur scène, fait quelques blagues au publique (en finlandais sans doute) et à ses camarades, lance un nombre incroyable de médiator dans la fosse, fait semblant d’en chier à mort sur ces parties de guitare alors qu’il faut le dire ; il a une maitrise parfaite de son instrument. Du gros son, de la bonne humeur, de l’envie des effets pyrotechniques pour emballer le tout et voilà une excellente soirée qui se termine. Merci au groupe pour cette excellente prestation.
Bon maintenant ce n’est pas le tout mais il faut rentrer. Ô surprise, quand en reprenant la voiture c’est alors le blizzard qui s’abat sur nous (je pousse un peu..? Oui mais si peu…). Une épopée extraordinaire commence alors sur la N1 à environ 80 Km/H de moyenne tellement on ne voit rien. Encore un coup des finlandais!!
Finalement à minuit je suis à la maison et je n’ai plus qu’à faire mon cartable pour être prêt à faire cours à mes charmantes têtes blondes lundi.
Charmantes, j’ai dit charmantes… faut que j’arrête la bière moi!!
Lectrices, lecteurs… vous si nombreux…aaïïeuuuh (putain ma tête passe plus la porte).
Je tiens avant tout à vous présenter mes excuses pour ce léger moment d’absence. Le travail et ma fainéantise ne faisant pas bon ménage, j’avais pris quelque peu de retard dans les corrections de copies de mon ancien établissement et la rédaction des bulletins du second trimestre.
Comme on ne marche jamais sur la tête dans l’éducation nationale il m’a également fallut préparer le conseil de classe de la 6ème dont je suis professeur principal à présent et cela sans connaître les élèves (c’est bien plus facile) et sans avoir avoir toutes les appréciations c’est encore mieux. De l’autre coté je n’ai pas pu faire le conseil de classe de la 4ème dont j’étais P.P (de la logique? quelle logique??)
Bien entendu quand on est TZR on ne peut que s’attendre au pire. Pour une fois le pire n’est pas si mal. En effet, à part le fait d’avoir les 4 niveaux, d’être professeur principal de 6ème (j’aime pas les 6ème), d’être impliqué dans la 3eme découverte professionnelle (mais rémunéré pour cette fois), de faire du soutien aux 6ème (pourquoi moi?), de devoir monter un dossier de SEGPA (merci l’administratif), d’avoir un TNI auquel je n’arrive pas à me connecter avec mon ordinateur ainsi qu’une lutte enragée entre l’administration et les professeurs et bien les élèves sont globalement très sympa et comme c’est devant eux que je passe 90% de mon temps c’est très bien comme ça.
Bien sur 4 niveaux c’est quatre cours à préparer, d’autant plus quand vous n’avez jamais eu les 4 avant!! IL faut s’habituer au règlement du nouvel établissement. Prendre ses marques, se faire respecter des petits malins qui veulent vous tester. Il faut entrer en communication avec ses nouveaux collègues. Pour avoir fait quelques établissements je remarque tout le temps l’absence d’accueil des nouveaux : débrouille toi mon gars!! Heureusement j’ai pu échanger avec la collègue que je remplace qui m’a laissé quelques informations.
Concernant la préparation des cours je suis bien embêté car pour le moment il m’est quasiment impossible de préparer des manipulations et des expériences. Je commence le matin à 8h30 et je suis de nouveau à 40 km de mon établissement (certaines choses changent, d’autres pas). Il devient difficile de tout faire à la fois et cela m’ennuie au plus haut point car cela influe sur l’intérêt et la qualité de mes cours. Je peux toujours mettre de l’énergie pour rendre l’heure dynamique mais ça ne change pas le contenu. La question que je me pose depuis mon arrivée en région parisienne il y a trois ans c’est : Comment faire correctement son métier dans de telles conditions?
Figurez vous que j’aime tellement mon métier que je me demande si je ne devrais pas en changer. J’en ai véritablement marre de faire des kilomètres pour me déplacer dans un bahut qui ne le sera qu’un court moment. J’en ai assez de sans cesse devoir tout recommencer pour finalement partir avant que cela ne fasse effet. J’en ai assez de râler après le système et de ne rien pouvoir faire, moi qui suis descendu tellement de fois dans la rue, qui ai mené tant de combats estudiantins (notamment le maintien des postes au CAPES il y a quelques années alors même que je passais mon concours). Aujourd’hui je suis là à supporter le marasme dans lequel s’enfonce l’école, je suis là à contempler les dérives du systèmes, à voir l’exclusion gagner du terrain. Je me sens impuissant. Oui c’est ce que je ressens aujourd’hui.
C’est aussi une certaine colère qui m’envahit quand j’apprends qu’en parallèle de la suppression de 11200 postes le gouvernement est prêt à financer l’école privée dans les zones urbaines difficiles (comprenez la banlieue). C’est avec colère que je constate la diminution des DHG la suppression des postes avec des enveloppes d’heures supplémentaires qui signifiraient mettre les profs à genoux, au travail. C’était donc ça le travailler plus pour gagner plus dans l’éducation. Supprimer des postes, répartir les heures sur les autres collègues d’un même établissement et diminuer les crédits alloués.
Je n’ai jamais renoncé, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. L’éducation nationale n’aura pas ma peau, en tous les cas pas comme ça!! Non pas comme ça!!
A bon entendeur, la lutte continue.
Par fremen10
Photo d’illustration : Raised fist par iskanderbenamor (sur flickr)
Qui n’a pas rêver d’écouter une radio sur laquelle ne passeraient que les artistes et morceaux qu’on aime? Oui, qui n’en a jamais rêvé me lance la première pierre (mais pas trop fort).
Figurez vous chers ami(e)s que c’est possible grâce au site www.lastfm.fr qui est un site musicale communautaire sur lequel vous allez pouvoir après inscription, avoir accès à la radio de personnes écoutant la musique proche de vos goûts.
Avant d’en arriver là quelques petites manips sont nécessaires:
S’inscrire sur le site tout d’abord.
Télécharger et installer le logiciel approprié à votre plateforme.
Ecouter de la musique via winamp ou media player sous Windows ou via Amarok sous Linux
Lorsque vous écoutez de la musique le petit logiciel téléchargé s’occupe de scrobbler (scanner) les titres joués pour constituer un classement des artistes et morceaux que vous écoutez consultables sur votre page perso. Au bout d’une semaine d’écoute vous avez désormais des voisins, aux goûts musicaux proches des votres, dont vous pourrez écouter la playlist. Il vous est également possible de constituer votre playlist de titres préférés. Cette playlist ainsi constituée donne lieu à la constitution de votre radio, diffusable soit sur votre page (Exemple : Playlist de fremen10) ou bien en lançant la radio du logiciel last.fm (nécessite d’avoir un compte).
Le leitmotiv de last.fm est “the social music revolution”, une révolution dans la façon d’écouter activement la musique. Ce site vous permettra de découvrir de nouveaux artistes et d’écouter la musique de votre choix et tout ça le plus légalement du monde.
C’est pas parce que c’est les vacances qu’il faudrait se reposer sur ses lauriers. Alors en attendant de vous proposer un article “pas piqué des hannetons” (c’est ce que me dit ma mère qu’à toujours raison) sur les biocarburants je m’occupe de finir de vous instruire sur le bon son qui fait vibrer tes tympans et te permet d’obtenir des sensations parfois proches de l’extase (si tu me crois pas t’vas voir ta gueule à la récré).
Comme je l’espère tu as écouté religieusement Ayreon et as trouvé que c’était fort plaisant. Si à mon grand désarroi ce n’était pas le cas, je ne peux que te présenter mes excuses et te demander de sortir manu militari (et j’utilise le latin si je veux).
Histoire de donner quelques petites pistes sur les groupes et la musique à écouter pour se faire une bonne idée de ce qu’est le METAL je vais te retracer mon parcours auditif.
Il faut d’abord partir de ce qu’on appel le hard rock plutôt bien représenté par des groupes comme AC /DC ou encore Guns’N Roses. L’écoute d’un “Back in Black” pour AC/DC ou d’un “Appetite for destruction” des Guns te donnera un aperçu de ce qu’on peut faire de mieux en la matière.
Bien sur il s’agit d’un genre totalement différent qui vit le jour dans les années 70 en Grande-Bretagne avec des groupes comme Judas Priest, Def leppard ou encore Iron Maiden dont l’écoute de l’album “Powerslave” suscite encore chez moi de l’admiration. Le style de ces groupes est appelé Heavy Metal (c’est lourd… ).
C”est en réponse à cette déferlante britannique de son agressif et alors que le punk a lui aussi ces moments de gloire dans le monde que des groupes américains se mettent à produire un son mêlant l’agressivité et rythme du punk avec la rapidité du heavy metal. Les 4 grands noms clairement identifiés par le grand publique sont Metallica, Megadeth, Anthrax et Slayer.
Pour Metallica, l’écoute de “Ride the lightning” ou de “Master of puppets” est indispensable. Ce sont des chef-d’œuvres du genre.
Pour Megadeth, “So far, So Good… So what!” et “Rust in peace” sont les deux meilleurs albums du genre.
Pour Anthrax“Among The Living”est surement “the masterpiece” du groupe.
Pour Slayer un bon “Reign in blood” vous sortira sans problème de votre torpeur (a écouter avec modération).
Entre le Thrash Metal et le Death Metal popularisé par le groupe Death se pose Sepultura groupe brésilien. J’ai très longtemps écouté, lors de ma période lycéenne, l’album “Chaos A.D” qui mêle assez bien ce que sont le jeu Thrash, un chant légèrement death et leurs tendances à la musique tribale brésilienne.
Cependant, mon adoration pour le groupe Pink Floyd, qui n’a cessée de croitre durant mes années fac, m’a peu à peu amené vers des sons plus propres, plus progressifs. C’est comme ça que j’ai pu apprécier un groupe comme Vanden Plas et l’album “The god thing” en 1997 (à mon sens le meilleur). J’ai depuis découvert Dream Theater et son coté ultra technique mais la voie du chanteur m’insupporte.
Une fois parti dans cette voie je suis arrivé sur des groupes très variés comme Stratovarius et Angra plutôt dirigé vers un metal symphonique épique (la guitare va vite très vite). Prenez n’importe quel album de Stratovarius en 1995 et 2000 pour vous faire un avis. J’ai ensuite dérivé vers un style plus gothique comme Lacuna Coil et le fameux “Comalies”, Whitin temptation et leur premier album “Enter” ou encore Nightwhish dont j’irais très prochainement au concert. L’arrive des graveurs et du mp3 ne sont pas étrangers à l’expansion de ma culture musicale à ce moment.
Finalement après ces quelques pérégrinations et un retour vers le Metal industriel en 2002 avec Rammstein et NIN j’en suis finalement arrivé au style le plus synthétique représenté pour moi par des groupes comme Porcupine Tree ou TOOL qui véhiculent un son atmosphérique sachant être lourd et avec une pureté sonore a laquelle je suis attaché.
Si j’avais quelques albums à conseiller actuellement (en dehors du dernier Ayreon) ce serait : Aenima (1996) de Tool dans le genre Metal Progressif. Lightbulb sun (2000) de Porcupine Tree dans le genre Rock progressif. In Absentia (2002) de Porcupine Tree dans le genre Metal Progessif. Black water park (2001) de Opeth dans le genre Death Metal Progressif (si si c’est possible). Mabool (2004) de Orphaned Land dans le style Folk Metal. A écouter d’urgence ici.
J’ai reçu il y a peu un courrier électronique rapportant les propos d’un principal de collège exerçant dans un établissement difficile. J’ai du relire plusieurs fois ce mail pour mesurer l’importance de ce qui y est rapporté. Je ne pu qu’être affligé après plusieurs relectures.
Bien sur, il n’est pas possible de divulguer le nom de ce principal (devoir de réserve oblige) mais les détails donnés permettent aisément de vérifier les faits. Si jamais le principal concerné venait à lire ce billet et qu’il tenait à ce qu’il soit supprimé je m’exécuterai promptement (Nous connaissons le sort réservé à Garfield et à Blogprof pour leurs propos).
Bonsoir,
Vous savez tous que j’occupe depuis cette rentrée la fonction de Principal d’un Collège dit ‘difficile’, classé ‘Ambition Réussite’.
82% des élèves sont issus de catégories socio-professionnelles très défavorisées.
Un Collège ghetto, avec ses problèmes quotidiens, et les problèmes de violence dans le quartier. Je suis très fier d’avoir travaillé pendant plusieurs années à Meaux, puis dans la banlieue de Lyon pendant 4 ans, et aujourd’hui ailleurs dans le Rhône.
Fier d’être fonctionnaire de la République,d’assumer cette mission de service public t tant décriée. Ce soir, ma fierté m’a abandonné.
J’ai honte. J’ai surtout honte de devoir affronter le regard des professeurs, des surveillants, des partenaires extérieurs, des parents d’élèves et des élèves.
Vous vous souvenez tous de la promesse de notre président de la République pour ne pas laisser les ‘orphelins de 16 heures’ à la rue ? Vous vous souvenez des annonces de M. Darcos, Ministre de l’Education nationale, à propos de la mise en place de l’accompagnement éducatif, ce dispositif devant accueillir tous les collègiens de 16 heures à 18 heures ? La circulaire a paru au journal officiel le 13 juillet 2007. Je l’ai
découverte en détails au moment même où je prenais mes fonctions au Collège X fin août, comme tous mes autres collègues Principaux de Collèges en Education prioritaire (près de 1500 Collèges dans toute laFrance).
Je me suis mis en quatre pour mettre en place ce dispositif, car je suis un fonctionnaire responsable. J’ai mis mes opinions de citoyen dans ma poche, et j’ai tout fait pour que ce dispositif soit un succès.
Je rappelle à tous que cet accompagnement éducatif devait concerner les élèves volontaires, encadrés par des enseignants volontaires. Sur 365 élèves, j’ai réussi à en convaincre 225: 61,5 % de l’effectif total. La moyenne dans le Rhône tourne autour de 28 %. Sur 47 enseignants, j’en ai convaincu 29. Je suis allé solliciter la MJC du quartier pour mettre en place un atelier de danse urbaine. J’ai sollicité le Centre social pour mettre conjointement en place l’aide aux devoirs, 3 fois par semaine. 100 % des élèves de 6ème étaient inscrits à cette dernière action. J’ai sollicité une compagnie artistique pour mettre en place un atelier d’écriture. Les professeurs ont ensuite proposé un atelier de sciences physiques, un club journal des collégiens, une activité escalade, trois groupes de soutien en mathématiques, deux groupes de soutien en français. J’étais en pourparlers avec un club d’échecs et un autre de rugby pour enrichir l’offre. J’ai même réussi à débaucher un danseur de la maison de la danse, qui vient de partir pour le cirque du soleil à Las Vegas….
Tout cela a bien sûr un coût. Vous vous en doutez.
L’Inspection académique et le Rectorat nous ont transmis courant octobre 2007 une enveloppe d’heures pour les professeurs et les intervenants extérieurs (pour ces derniers, ces heures devaient être transformées en vacations, payées 15 € de l’heure). Je disposais de 1476 heures. C’est à partir de cette enveloppe que je n’avais pas demandé que j’ai construit mon offre. J’ai informé les parents d’élèves, et le 12 novembre, les actions se sont mises en place. L’aide aux devoirs avait commencé dès le 20 septembre. Les élèves étaient pour la plus part d’entre eux très heureux.
Début décembre, j’ai mis en paiement auprès du Rectorat les heures effectuées en septembre, octobre et novembre: 398 heures. Cet après-midi, mardi 29 janvier 2008, réunion officielle à l’Inspection académique. L’inspecteur d’Académie préside la réunion, flanqué de ses deux adjoints et de deux chefs de service. Configuration
inhabituelle. Curiosité puis inquiétude. L’Inspecteur d’Académie ne le dit pas explicitement, car nous sommes tous soumis au même devoir de réserve. ‘Le dispositif n’est pas supprimé, mais on a réduit la voilure’. On a seulement supprimé les heures pour le faire fonctionner. Au lieu des 1476 heures, je n’en ai plus que 397 pour terminer l’année scolaire. Cela vient directement du Ministère. C’est identique dans toutes les Académies, l’Inspecteur d’Académie nous l’a confirmé, comme s’il voulait nous consoler. Tous mes collègues sont dans la même stupeur (40 Principaux de Collège abasourdis). J’ai dépensé 1 heure de plus que ce à quoi j’ai droit. Et les heures effectuées en décembre et en janvier ne sont pour l’instant pas honorées
(j’ai compté 221 heures pour ces 2 mois). Je n’en ai plus les moyens.
C’est noble le bénévolat, mais, là, on atteint des limites… Concrètement, dès lundi prochain, 4 février 2008, toutes les actions décrites ci-dessus s’arrêteront, faute de moyens. Je ne vous fais pas de dessin. Oui, j’ai honte ce soir. Honte pour les élèves. Honte pour les parents d’élèves. Honte pour les profs. Honte pour les partenaires
exterieurs. Je ne sais toujours pas comment je vais leur annoncer la chose. Merci M. Sarkozy pour vos promesses péremptoires. Merci M. Darcos pour avoir démontré la crédibilité du système éducatif français.
C’est avec un peu de nostalgie que je vais te parler du vendredi 22 février 2008, veille des vacances d’hiver.
Hier matin débutait à 8h (horaire professeur), les oraux de stage de nos chers 3ème. Plusieurs jurys et pour chacun de ces jurys une quinzaine d’élève sauf pour le Jury 1 dont je faisais parti avec mes collègues de l’option EMD (Entreprises et métiers de demain). Nous avions en effet nos 18 élèves d’EMD à évaluer. Pour nous assister dans le questionnement et la délibération nous avions avec nous une personne de l’association “Ecole et vie locale”. Il s’agissait d’un jeune retraité qui nous a apporté un point de vue différent du notre et très enrichissant (aussi bien pour nous que pour les élèves).
8h15 : Notre première candidate se présente pour nous parler de son stage en classe CLIS (élèves ayant toutes sortes de handicap). Les conseils ont été suivi, l’élocution est claire, adaptée et correspond aux attentes. La présentation est structurée et appuyée par un diaporama cohérent. C’est une bonne note assurée. Je lui offre une pêtite douceur à la fin de son oral. J’ai pour l’occasion ramené une boite de caramel au beurre salé. Chacun de nos candidats aura le droit à sa friandise.
Les élèves se suivent pour le meilleur et pour le pire. Ils sont tous habillés pour l’occasion et on pris très au sérieux cette épreuve. Nous sommes globalement satisfait de leurs prestations. A 13h nous terminons avec les quinze premiers élèves et décalons les 3 derniers de 45 minutes. Nous sommes tellement emballés par ce dispositif et les élèves répondant aux questions de façon véritablement intelligente nous avon été poussé à aller chercher toujours un peu plus loin.
Durant le court repas nous avons pu discuter avec la personne de l’association “Ecole et vie locale”. Celui-ci nous explique qu’il a été amené à se déplacer dans plusieurs établissement de la région et qu’il ressent vraiment que nos élèes possèdent une maturité qu’il n’a pas vu autre part. Il est enthousiasmé par le niveau global. Pour mon dernier jour dans cet établissement je prends la mesure de ce qu’il nous livre là, à l’état brute.
J’ai rendez-vous à 15h avec la principale de l’établissement dans lequel j’exercerai à la rentrée. Je ne peux donc assisté aux derniers oraux. Je n’en ferais qu’un sur les trois. En partant, les élèves qui attendaient dans le couloir pour passer me demande ce que je fais. Je leur explique alors que j’ai rendez-vous avec la principale de mon nouvel établissement. Je vois dans leur yeux de la déception. La demoiselle réalise que je ne serais pas là à la rentrée, elle est triste, moi aussi. Je ne veux cependant pas leur montrer. Ils doivent passer leur oral et puis nous nous reverrons peut être.
Je prend la voiture et file au rendez vous. Premier entretien courtois avec ma nouvelle principale. Pour moi aussi c’est un passage à l’oral. Après cet entretien, j’attends la collègue que je remplacerais. 15h50 : LA sonnerie sonne (désolé), je discute avec elle, on s’échange les adresses. J’ai son emploi du temps. J’ai les 4 niveaux, je suis professeur principal d’une sixième (j’aime pas les 6eme), je bosse sur le projet de découverte professionnelle 3h mais cette fois je suis rémunéré. J’accompagne ma collègue prendre ces élèves, o,n monte dans sa salle, je les observe s’installer, je récupère les logiciels pour le TNI, puis leur souhaite de bien travailler, de bonnes vacances. Nous nous verrons à la rentrée.
A présent, je dois rentrer à mon ancien collège (le mot me déchire le coeur) vider ma salle, mon casier et rendre mon Bip et mes clés. Je discute un dernier moment avec ma principale. Elle me rapporte les mêmes propos de la personne d’”école et vie locale” sur la maturité de nos élèves. Elle revient sur nos exigences élevés.. Je lui réponds que c’est sans doute le revers de la médaille que de leur demander beaucoup.
J’ai beaucoup réfléchi à ce sujet. Nos élèves sont très responsabilisés, nous sommes très exigeants vis à vis d’eux, les échanges sont nombreux, ils nous font confiance et écoute nos conseils. Ce sont de petits adultes. Est-ce bien ou pas? La question se pose. Leur innocence n’est que de courte durée mais le monde auquel nous les préparons n’est plus celui qui l’a été. C’est un monde dur et complexe auquel ils devront faire face. Je repense à tous ces échanges avec les élèves, leurs joies, leurs déceptions, la volonté de vous faire plaisir et nous et nos exigences. J’ai repensé à ça sur la route qui me ramenait chez moi.
Aujourd’hui je suis triste. Je me rends compte de la chance que j’ai eu d’avoir de tels élèves. Ces moments particuliers d’échanges vont me manquer. Les petits pics, les réprimandes, les colères et ces élèves à votre écoute. Je sais à présent qu’ils vont beaucoup me manquer. Ce départ est un déchirement mais à la rentrée je devrais reprendre avec d’autres sur un rythme encore plus endiablé. Telle est la voie du TZR de banlieue.
A tous mes élèves (même les pénibles) je dis merci!!