Le développement durable…

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Le développement durable » est, selon la définition proposée en 1987 par la Commission mondiale sur l’environnement et le développement dans le Rapport Brundtland :

« un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures de répondre aux leurs. Deux concepts sont inhérents à cette notion : le concept de  » besoins « , et plus particulièrement des besoins essentiels des plus démunis, à qui il convient d’accorder la plus grande priorité, et l’idée des limitations que l’état de nos techniques et de notre organisation sociale impose sur la capacité de l’environnement à répondre aux besoins actuels et à venir. »

Autrement dit, il s’agit d’affirmer une double identité :

  • Dans l’espace : chaque habitant de cette terre a le même droit humain aux ressources de la Terre ;
  • Dans le temps : nous avons le droit d’utiliser les ressources de la Terre mais le devoir d’en assurer la pérennité pour les générations à venir.

Des écologistes et autres personnalités de divers bords politiques considèrent le terme « développement durable » comme un oxymore.

Moi même je considère ces deux termes comme n’ayant pas de lien et totalement contradictoires.
Le développement consiste en l’exploitation d’une ressource (jusqu’à sa disparition s’il faut) pour satisfaire des besoins nécessaire à l’acquisition de nouvelles fonctions (pas toujours indispensables chez l’homme).
Durable, signifie que cette exploitation pourrait durer dans le temps indéfiniment, or ce n’est pas possible puisque les ressources que nous utilisons le plus aujourd’hui ne seront bientôt plus disponibles soit car il ne seront plus exploitables ou bien qu’il n’y en aura plus.

Toutefois, lors de la CNUED en 1992, les Etats se sont engagés à adopter des Stratégies Nationales de Développement Durable (SNDD), ayant pour objectif ‘d’assurer le progrès économique, équitable sur le plan social, tout en préservant la base de ressources et l’environnement pour les générations futures’.

En 1996, l’OCDE (site de l’OCDE) préconisait, dans son rapport ‘Le Rôle de la coopération pour le développement à l’aube du XXIème siècle’ (OCDE/DAC), l’élaboration et la mise en œuvre de SNDD par tous les pays d’ici l’an 2005. Nous sommes maintenant en 2007 et il a fallu attendre l’intervention de Nicolas Hulot et de son pacte écologique à la fin de l’année 2006 (dans le cadre des futures élections présidentielles) pour que le sujet du développement durable et des SNDD viennent sur la table.

L’élaboration de ces stratégies est pourtant l’un des sept Objectifs Internationaux de Développement (OID) : ‘mettre en œuvre des stratégies nationales de développement durable d’ici 2005, de manière à inverser les pertes de ressources de l’environnement d’ici 2015’. La date butoir de 2002 était fixée par l’ONU pour leur adoption. Je ne pense pas en avoir entendu parler par nos gouvernants.
Bien entendu, le développement durable impose des changements structurels en profondeur, de nouvelles méthodes de travail dans tous les domaines de la vie économique, sociale et politique, en vue de trouver un équilibre entre objectifs sociaux, économiques et environnementaux, tenant compte des générations futures : il requiert la mise en place de nouvelles structures de gestions et de mécanismes permettant d’associer pouvoirs publics, société civile et secteur privé à l’élaboration et la mise en œuvre de desseins partagés

Ces changements sont difficiles : concilier les différentes facettes du développement durable et procéder, si nécessaire à des arbitrages, requiert des systèmes législatifs et judiciaires forts; je rajouterais même politiquement forts. Le développement des Nations doit s’envisager dans une perspective globale, mondiale, cohérente : des conflits peuvent surgir pour concilier des priorités mondiales aux priorités nationales (et vice et versa) surtout dans le court terme ; tous cela pose évidemment le problème du coût.

L’OCDE, dans son rapport Politiques à l’Appui du Développement Durable de l’Organisation (2001) et dans son Communiqué de la réunion 2001 du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres « Un développement durable pour l’avenir », reconnaît le rôle particulier que ses membres ont à jouer, souligne le déficit de connaissances et d’action et met l’accent sur le découplage entre croissance économique et nuisances environnementales. Quatre mesures y sont mises en avant, par les ministres de l’environnement et de l’économie des Etats Membres :

– mettre les marchés au service du développement durable, (NDR: si c’est dans le genre commerce équitable ça peut être intéressant mais si c’est dirigé par l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC) on peut laisser tomber.)
– améliorer la prise de décision, (NDR: Pour cela il faut des hommes ou femmes politiques d’envergure, des systèmes non corompus)
– exploiter les possibilités de la science et de la technique (NDR: encore faut il leur donner les moyens, je ne parlerais pas des crédits pour la recherche en France)
– gérer les interactions avec l’économie mondiale. (NDR: Voir OMC)

La priorité a été donnée à deux domaines où une action s’impose de toute urgence :

  1. Le changement climatique
  2. La gestion des ressources naturelles. (NDR: Il n’est pas précisé s’il s’agit uniquement du pétrole et des minerais ou bien également de la biodiversité)

En complément, l’OCDE a adopté une  » Stratégie de l’environnement de l’OCDE pour les dix premières années du 21 ème siècle « . Seulement, il faut bien constaté que sept années ce sont déjà écoulées et que la crise du réchauffement climatique est aujourd’hui plus qu’évidente et que le problème des ressources naturelles restent le même.

Les ministres de l’Environnement des Etats Membres, s’y sont engagés à prendre des mesures pour faire face aux problèmes les plus graves, notamment au changement climatique et unir leurs efforts en faveur de la viabilité écologique. Cinq objectifs sont visés:

– maintenir l’intégrité des écosystèmes,
– découpler les pressions sur l’environnement de la croissance économique,
– améliorer les informations pour la prise de décision,
– améliorer la qualité de la vie,
– la gouvernance et la coopération.

Au niveau européen, dés 1997, la Commission Européenne s’était engagée à élaborer une Stratégie de Développement Durable.

Plusieurs temps forts marqueront ses réflexions :

  • En 1997, le traité d’Amsterdam permet un renforcement de la notion de développement durable. Oui vous avez bien compris il faut aussi se réunir pour améliorer la définition d’une expression qui d’un point de vue sémantique n’a effectivement pas beaucoup de sens si ce n’est celui de faire croire qu’on se serait enfin décider à respecter notre Terre.
  • En 1998, le traité de Cardiff appelle à l’intégration de l’environnement dans les politiques sectorielles : agriculture, énergie, transport, industrie, marché intérieur, développement.
  • 1999 – 2000, Conseils de Lisbonne et de Nice. Il y a l’élaboration d’un Agenda Social Européen et l’adoption de la Charte des Droits Fondamentaux de l’Union. Le développement durable figure comme principe structurant.
  • Juin 2001 : marque l’adoption à Götenberg de la stratégie européenne l’adoption, à l’issue d’une consultation ouverte basée sur 10 questions.


Conclusion:

La stratégie européenne du développement durable vise à faire de l’économie européenne  » l’économie la plus compétitive du monde, basée sur la connaissance  » plutôt que sur la consommation de matières premières .
L’Europe entend agir prioritairement sur 4 fronts :

  •  » combattre le changement de climat et promouvoir les sources d’énergie propre « . Outre les engagements souscrits dans le cadre du protocole de Kyoto, l’Union Européenne portera ses efforts sur la participation la plus large des pays industrialisés afin que les engagements soient respectés.
  •  » faire face aux menaces en matière de santé publique « : l’Union Européenne entend répondre au souci des citoyens en matière de risques alimentaires et de qualité des produits, d’utilisation de produits chimiques, de questions relatives aux épidémies de maladies infectieuses et de résistance aux antibiotiques.
  •  » assurer une gestion plus responsable des ressources naturelles « : les rapports entre la croissance économique, la consommation des ressources naturelles et la production de déchets doivent changer. Des performances économiques doivent s’accompagner d’une utilisation des ressources et d’une production de déchets durables.
  •  » promouvoir des transports durables  » : la forte croissance des transports n’est pas durable et conduit à des situations de blocage. Il faut promouvoir des formes de développement économique et d’organisation des transports moins producteurs de nuisances ou consommateurs de biens naturels non renouvelables. Il faut découpler de façon nette la croissance des transports et le produit national brut, selon plusieurs voies.


    Des objectifs ambitieux y sont affichés en ce sens :

    • la réduction des émissions de gaz à Effet de serre
      Phénomène thermique bien connu sur Terre et sur la planète Vénus où l\’atmosphère laisse passer une partie du rayonnement ultraviolet du Soleil qui vient frapper le sol. Réchauffé, celui-ci émet un rayonnement infrarouge qui est en partie ou totalement piégé par l\’atmosphère rendue « >effet de serre
      de 1 % par an d’ici à 2020
      . Une taxe sur l’énergie serait adoptée en 2002, tandis que les subventions aux énergies Fossiles
      Toute trace de vie passé préservée dans les roches cristallines: os, coquilles, traces de pas, excréments, galeries etc…’); »>fossiles
      seraient supprimées en 2010. Une politique forte pesant sur la consommation d’énergie serait engagée. L’orientation de la politique agricole vers les produits de qualité, et la suppression des subventions au tabac et à la pêche en mer.

      On sait aujourd’hui qu’il faut réduire au moins par quatre nos émissions de CO2 et ça d’ici 15 ans maximum. Il est possible d’instaurer une taxe carbone comme le préconise Nicolas Hulot dans son pacte écologique même si je pense que cela ne doit pas être la seule solution. Il faut développer les voitures à moteur hybride (essence/électrique) ou fonctionnant au biocarburant comme l’ethanol.

        • l’arrêt de la croissance des transports routiers, notamment par une politique de prix intégrant leur coût externe, et le découplage de la la croissance du transport de la croissance du PIB. En matière d’infrastructures, priorité serait donnée aux chemins de fer et aux transports publics.
        • l’arrêt en 2020 de la production de produits chimiques représentant un risque significatif pour l’environnement et pour la santé.

    ~ par bioprof sur janvier 24, 2007.

    Une Réponse to “Le développement durable…”

    1. un peu long mais j’ai eu le courge de le lire dc vu que personne le fait moii je réagit !!

      c’est assez intéressant mais ca fait mal à la tête dès qu’on comprend pas un truc (et je comprend pas grd choses en général oui je sais!) …

      enfin bref à la prochaine en cour (qui sera la dernière😦 !!)

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