Réunions pédagos….à gogo!!!

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Le 14 Mars à 14h (un mercredi après-midi ensoleillé) j’étais convoqué à une réunion pour travailler sur les nouveaux programmes de 6ème en SVT. Le but était bien évidemment de produire un certain nombre d’activités pour que nos chers supérieurs puissent diffuser sur le site académique les productions (perso j’ai rien contre).
Je ne me déplace plus sans mon ordinateur portable à ces réunions, ça permet d’être plus productif et plus rapide (faut avoir l’habitude par contre). Mon collègue de mon collège de remplacement était là aussi. Nous nous sommes mis tous les deux ensemble pour produire au plus vite une activité concernant la partie ‘Origine de la matière des êtres vivants ».
Notre point d’ancrage c’est basé sur un aspect plus méthodologique que notionel concernant la mise en évidence du développement des êtres vivants. On a donc choisi de faire faire par les élèves des séries de mesures sur des souriceaux, pendant environ 1 mois, à chaques début de cours jusqu’au moment d’aborder cette partie et de traiter donc l’ensemble des données. Cela permettant de travailler sur les tableaux et également à la réalisation de graphique via un tableur (B2I) si possible libre. Celui de la suite Open office étant assez puissant.
Nous avons donc supposé que les élèves avaient connaissance que les êtres vivants grandissaient et prenaient du poids au cours de leur vie. Notre problème était donc : Comment mettre en évidence ce qui nous semble évident.

Récemment je repensais à une conférence dans laquelle l’orateur en parlant du temps avait dit la chose suivante : « Je sais très bien ce qu’est le temps et vous aussi mais demandez moi de l’expliquer et là je ne sais plus. » Le but était donc de faire prendre conscience aux élèves de la démarche qu’il faut adopter qui est ici une simple mise en évidence d’un fait avéré. Allez expliquer à des 6ème comment se fait la tranformation de matière au niveau cellulaire…

En tous les cas nous avons travaillé durant 40-45min pour arriver à la conclusion avec un des inspecteurs qui suivait notre travail de près qu’il ne fallait alors plus d’hypothèse. Chose à laquelle nous avons facilement convenu car cela nous posait problème de la garder vu le contexte et vu le fait que nous ne rentrions pas dans unedémarche expérimentale à proprement dit. Du coup on est allez prendre un café et fumer une clope. On est revenu pour le debriefing.

Le debriefing à permis de voir ce que chaque groupe avait produit, deux se sont distingués par des activés à la fois très intéressantes et surtout réalisables. D’autres étaient soit irréalisables (problèmes de timing et certainement de matériel pour ceratins collèges) soit inintéressant. Quand il fut s’agit du notre il n’y a pas eut d’autre réflexion de notre IA-IPR que de nous faire remarquer que nous avions pas posé d’hypothèse. GGGGGGGrrrrr…. Mon collègue est monté au créneau et je n’ai pas pu m’empêcher de l’ouvrir également…il a fallut élever la voix pour que l’on se fasse clairement entendre si vous voyez ce que je veux dire!!!!
Fin du premier épisode
Second épisode : le retour du mercredi (ben c’est un mardi).
Cette fois ci, c’est tour d’horizon des nouveaux programmes de 4ème (la suite). Alors en gros on enlève tout ce qui avait un quelconque intérêt pour ne laisser que du floue artistique. Il ne faut plus parler de croûte (océanique ou continentale) ni de partie supérieure du manteau sup. il ne faut plus parler que de lithosphère et d’asthénosphère. Ok en gros il n’y a plus aucune distinction précise. La madame continue son exposé en parlant du passage de la lithosphère océanique sous la lithosphère continentale, les esprits s’échauffent, les questions fusent notemment sur comment expliquer le fait qu’une plaque passe sous une autre sans parler de différence de matériaux et de densité.
Alors là, mon sang n’a fait qu’un tour pour rappeler à ces gens censés posséder le savoir quelques petites remarques:
Il ne faut pas dire que lors d’une subduction, une plaque s’enfonce sous une autre.
Il faut dire qu’une plaque lors d’une subduction s’enfonce dans l’asthénosphère.
Il ne faut pas dire qu’une lithosphère océanique subducte sous un plaque continentale car elle est plus dense.
En effet, la lithosphère océanique s’enfonce dans l’asthénosphère elle est donc plus dense que l’asthénosphère et pas plus dense que la lithosphère continentale.
d’après une conférence de Pierre Thomas, 10 mai 99, Nancy
Je suis encore parti de mauvaise humeur. Heureusement j’ai fini ma journée par une rando VTT.
Par Fremen10

~ par bioprof sur mars 29, 2007.

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