Tome 1 : Coupable (Suite 3)

Pour la suite je ne publirai qu’un passage par semaine (enfin tant que je pourrais). Pour le moment je vous souhaite bonne lecture.

Ali

Ali c’est le genre de marchand qu’on trouvait dans les années quatre-vingt, le marchand souriant, accueillant, qui est près à vous héberger pour la nuit et vous offrir un repas des plus requinquant. C’est un petit bonhomme d’un mètre soixante cinq environ avec le teint halé, une petite moustache brune effilée et un certain embonpoint.

Il est généralement d’humeur joviale, mais là dans la pièce qui jouxte celle où était emprisonné Max, ce n’est pas le cas. Il est solidement attaché à une table chirurgicale, d’ailleurs la pièce ressemble à s’y méprendre à une véritable salle d’opération. Le goutte à goutte diffuse dans ses veines un liquide incolore. Le signe « Biohazard » apparaît en gros sur la poche. Ali a vu ces poches être mises sur une table avant de sombrer une première fois dans un noir angoissant. Depuis il ne sait pas combien de fois il a été replongé dans ce néant si terrifiant. Tout ce qu’il sait c’est qu’il est déjà condamné.

Avant d’en être rendu à ce stade il a été torturé et interrogé pour savoir quels étaient les derniers occidentaux à avoir bénéficié de ses services. Max faisait bien entendu parti de ceux-là. Les autres avaient déjà tous été éliminés plus ou moins facilement. Ils faisaient tous parti de la mission « LAZARE ».

Ali ne sentait plus rien, même pas la douleur de son oeil crevé, de son dos brulé de ses doigts de pied coupés. Il ne sentait plus son corps. Pourquoi le gardait-on encore vivant? C’était la question qu’il n’avait de cesse de se repasser dans sa tête.

Max rentre dans l’atelier d’Ali, Ali est là et bien là. Il semble être plus affûté que la dernière fois où il l’a vu. Il scrute pour voir si les sbires de Tank et Vlad ne sont pas là. Effectivement ils ne sont pas là. C’est étrange, très étrange. Max s’approche lentement d’Ali en comptant bien lui demander des comptes. Ali s’approche de Max également. Les deux hommes se rapprochent. Max esquisse un signe avec les doigts, signe que seul connaît Ali. Normalement celui-ci répond verbalement qu’il connaît trop bien Max pour avoir recours à ce geste même s’il le sait par coeur. Là il répond du geste convenu.

Max marque un temps d’arrêt regarde Ali, il ne perçoit aucun réel changements mais son instinct lui dit que ce n’est pas le vrai. Il revoit les scènes où la tête de Volomir explose et où quelques instants plus tard celui-ci se tient devant lui. Il commence à faire le rapprochement avec le nom de la mission. Lazare, Lazare comme la résurrection, « lève toi et marche », ces quelques mots résonnent dans sa tête. En un dixième de seconde il a compris qu’Ali était soit déjà mort soit encore aux mains de ces fous. Quoi qu’il arrive son sort était déjà scellé. Par contre le sien dans l’immédiat était encore incertain. Il n’allait certainement pas laissé ce clone en vie et encore moins retourné à Tamanrasset, il lui fallait désormais passer le détroit de Gibraltar, regagner l’Espagne, la France et de là il verrait comment faire pour rejoindre les États-unis.

Depuis la raréfaction du pétrole il n’y avait plus qu’un seul vol permettant d’aller de Paris à NewYork. D’ailleurs cette pénurie avait eut un impact désastreux sur tous les pays et les échanges commerciaux. Les villes s’étaient peu à peu repliées sur elle mêmes formant des communautés et ce sur l’entière surface du globe. En tous les cas, il n’était pas possible pour Max de prendre l’avion, un seul vol dans le mois c’est trop facile à surveiller. Il allait falloir y aller par la mer.

Revenons au moment présent cependant, Max à pris la décision d’éliminer ce clone d’Ali, car il ne peut en être autrement. Mais avant il veut des réponses. Il va falloir être prompt et enchaîner les coups sans se détourner de l’objectif : le mettre KO rapidement mais en le gardant en vie.

Les deux hommes sont maintenant face à face, ils se serrent la main.

Ali-clone : « Salam …. »

Soudain, au moment ou le clone allait sortir le traditionnel aleikoum, le bras gauche de Max en un éclair vient heurter le coude du bras droit d’Ali pendant qu’il tire le bras de sa main droite. Le membre antérieur du bonhomme se pli alors dans un sens inhabituel et avec un son qui ferait tourner de l’oeil plus d’une dame de bonne famille. Celui-ci au lieu de crier et de gémir comme le ferait tout homme normal tente de répliquer du seul bras valide qui lui reste ; le gauche. Max bloque le coup du bras droit avant d’enchaîner les directs du droit.

Son adversaire vacille mais ne cède pas, un peu comme le fameux roseau de Pascal. Il achève sa série du direct du droit par un crochet du gauche. Le coup devait être réellement stéréotypé car Ali-clone esquive sans problème le coup venant de sa droite. Il se pli, et fonce la tête la première dans l’abdomen de Max. Ce dernier recule alors de deux, trois bons mètres. Il a le souffle coupé sous le choc. Et l’autre lui fonce dessus de nouveau. Il se bascule sur le dos au sol et de ses deux pieds envoi Ali-clone se fracasser contre le mur de la boutique. Max bondit aussi vite que possible tandis que l’autre semble se relever péniblement. Dans un élan, la chaussure droite de Max, autrefois celle du garde attardé vient écraser et fracasser contre le mur la tête d’Ali-clone. Il était enfin KO mais non sans mal.

Max : « Et bah mon gars, si je n’avais pas bénéficié de l’effet de surprise je crois que les rôles auraient pu être inversés. »

Ali-clone gémit comme s’il répondait. Max lui remit un coup de rangers en pleine tête.

Max: « Après tout, ce n’est pas cela qui va te tuer ».

Max allait maintenant s’activer à trouver au plus vite de la corde pour attacher ce corps maintenant inerte. Il devait également fouiller dans les affaires d’Ali pour trouver de nouveaux faux papiers.

Par Fremen10

~ par bioprof sur mai 16, 2007.

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