Retour sur le front…

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Lectrices, lecteurs… vous si nombreux…aaïïeuuuh (putain ma tête passe plus la porte).

Je tiens avant tout à vous présenter mes excuses pour ce léger moment d’absence. Le travail et ma fainéantise ne faisant pas bon ménage, j’avais pris quelque peu de retard dans les corrections de copies de mon ancien établissement et la rédaction des bulletins du second trimestre.

Comme on ne marche jamais sur la tête dans l’éducation nationale il m’a également fallut préparer le conseil de classe de la 6ème dont je suis professeur principal à présent et cela sans connaître les élèves (c’est bien plus facile) et sans avoir avoir toutes les appréciations c’est encore mieux. De l’autre coté je n’ai pas pu faire le conseil de classe de la 4ème dont j’étais P.P (de la logique? quelle logique??)

Bien entendu quand on est TZR on ne peut que s’attendre au pire. Pour une fois le pire n’est pas si mal. En effet, à part le fait d’avoir les 4 niveaux, d’être professeur principal de 6ème (j’aime pas les 6ème), d’être impliqué dans la 3eme découverte professionnelle (mais rémunéré pour cette fois), de faire du soutien aux 6ème (pourquoi moi?), de devoir monter un dossier de SEGPA (merci l’administratif), d’avoir un TNI auquel je n’arrive pas à me connecter avec mon ordinateur ainsi qu’une lutte enragée entre l’administration et les professeurs et bien les élèves sont globalement très sympa et comme c’est devant eux que je passe 90% de mon temps c’est très bien comme ça.

Bien sur 4 niveaux c’est quatre cours à préparer, d’autant plus quand vous n’avez jamais eu les 4 avant!! IL faut s’habituer au règlement du nouvel établissement. Prendre ses marques, se faire respecter des petits malins qui veulent vous tester. Il faut entrer en communication avec ses nouveaux collègues. Pour avoir fait quelques établissements je remarque tout le temps l’absence d’accueil  des nouveaux : débrouille toi mon gars!! Heureusement  j’ai pu échanger avec la collègue que je remplace qui m’a laissé quelques informations.

Concernant la préparation des cours je suis bien embêté car pour le moment il m’est quasiment impossible de préparer des manipulations et des expériences. Je commence le matin à 8h30 et je suis de nouveau à 40 km de mon établissement (certaines choses changent, d’autres pas). Il devient difficile de tout faire à la fois et cela m’ennuie au plus haut point car cela influe sur l’intérêt et la qualité de mes cours. Je peux toujours mettre de l’énergie pour rendre l’heure dynamique mais ça ne change pas le contenu. La question que je me pose depuis mon arrivée en région parisienne il y a trois ans c’est : Comment faire correctement son métier dans de telles conditions?

Figurez vous que j’aime tellement mon métier que je me demande si je ne devrais pas en changer. J’en ai véritablement marre de faire des kilomètres pour me déplacer dans un bahut qui ne le sera qu’un court moment. J’en ai assez de sans cesse devoir tout recommencer pour finalement partir avant que cela ne fasse effet. J’en ai assez de râler après le système et de ne rien pouvoir faire, moi qui suis descendu tellement de fois dans la rue, qui ai mené tant de combats estudiantins (notamment le maintien des postes au CAPES il y a quelques années alors même que je passais mon concours). Aujourd’hui je suis là à supporter le marasme dans lequel s’enfonce l’école, je suis là à contempler les dérives du systèmes, à voir l’exclusion gagner du terrain. Je me sens impuissant. Oui c’est ce que je ressens aujourd’hui.

C’est aussi une certaine colère qui m’envahit quand j’apprends qu’en parallèle de la suppression de 11200 postes le gouvernement est prêt à financer l’école privée dans les zones urbaines difficiles (comprenez la banlieue). C’est avec colère que je constate la diminution des DHG la suppression des postes avec des enveloppes d’heures supplémentaires qui signifiraient mettre les profs à genoux, au travail. C’était donc ça le travailler plus pour gagner plus dans l’éducation. Supprimer des postes, répartir les heures sur les autres collègues d’un même établissement et diminuer les crédits alloués.

Je n’ai jamais renoncé, ce n’est pas aujourd’hui que je vais commencer. L’éducation nationale n’aura pas ma peau, en tous les cas pas comme ça!! Non pas comme ça!!

A bon entendeur, la lutte continue.

Par fremen10

Photo d’illustration : Raised fist  par iskanderbenamor (sur flickr)

~ par bioprof sur mars 26, 2008.

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