Plan hors sec!

pie-bavarde1

Chère(s) lectrice(s), cher(s) lecteur(s),

Tu te dis sans doute qu’avoir une adresse de Blog c’est bien mais que d’écrire des articles c’est mieux! Je partage ce discours et m’en vais donc, de ce pas, combler le vide évident de ces derniers temps.

Comme il m’est arrivé quelques péripéties je m’en vais te les narrer. Bien évidemment il est nécessaire de restituer le contexte et blablabla… et blablabla…

Imaginez vous un mercredi matin embrumé, jour du cross du collège, où vous seriez assurez de la sécurité le long du parcours (quoi, c’est dangereux un cross? …mais non!). Ce poste à hautes responsabilités fait de vous un des gardiens du temple assurément (oui l’école est sacrée…enfin dans mes souvenirs). Donc vous êtes le long du parcours avec vos collègues à pavoiser en vous demandant si un petit vin chaud vous sera offert à l’heure de la récréation.

En attendant le moment béni (voyez bien que c’est sacré) où une boisson chaude viendra vous rasséréner, vous hurlez aux élèves de ne pas s’arrêter sous peine d’être collés. La motivation, il n’y a rien de mieux pour avancer.

Au bout de deux, trois courses on vient nous demander d’aller surveiller un autre endroit plus stratégique pour empêcher les mouvements de foule (finalement c’est un peu dangereux… un cross). Nous nous postons donc le long du parcours pour empêcher les branleurs, les élèves de traverser n’importe où?

Après le passage d’une autre course, vla-ti pas les élèves de l’école primaire à coté qui se pointent pour regarder les grands courir. Personnellement j’ai rien contre les instits, …MAIS C’EST QUOI CE BORDEL??? La vision cauchemardesque de tous ces mioches surexcités me donne encore des sueurs froides. Il me faut peu de temps pour repérer l’élément négatif du groupe : un morveux (en témoigne la morve qui pend à ses narines) aux cheveux blonds et à la tête de psychopathe (en voilà un pour le fichier Edvige)!

Peu de temps après le repérage de l’individu je constate que celui-ci s’est muni d’une branche d’arbre flexible me rappelant le fouet utilisé dans « Histoire d’O »…oups je m’égare! Enfin bon le chenapan s’est enquis d’une tache bien particulière ; trucider une pie qui visiblement n’était pas en capacité de s’échapper et se contentait de sauter, de ci de là, pour échapper à ce funeste escrimeur. N’écoutant que mon courage, je m’en vais m’être un coup de tromblon au dit morveux (en témoigne la morve toujours accrochée aux narines), lui prendre la branche pour la casser et enfin récupérer l’animal blessé.

Au début je pressentais une aile cassée mais en y regardant de plus près, le volatile semblait s’être fait chiquer par un chat. Je le conservais donc perché sur le bras en attendant que les courses se passent. Vous imaginez bien que durant le reste du temps de nombreux élèves sont venus voir l’oiseau dans le but de le caresser. Après un certain temps une gamine de 6ème et une de mes élèves de 4ème se proposent pour porter l’oiseau. Je leur laisse prendre l’animal alors qu’elles me demandent quoi faire pour le sauver. A la fin de la dernière course, elles me reposent la même question et là j’ai la mauvaise idée de leur dire d’aller voir l’infirmière pour qu’elle mette de l’antiseptique sur la blessure.

Je laisse partir les deux petites devant m’attardant avec un collègue puis les rejoints à l’infirmerie. Et là c’est le drame!!! L’infirmière est plus ou moins en panique et me dis qu’il ne faut pas ramasser d’oiseaux morts à cause de la grippe aviaire. Je vous avoue que j’ai d’abord pris sa remarque à la blague avant de comprendre qu’elle ne plaisantait pas. Avec les deux gamines nous sommes allés nous laver les mains avant de retourner à la remise des prix. Je pensais alors que l’infirmière allait remettre l’oiseau dehors sans plus, quelle ne fut pas mon erreur.

Après la remise des prix je suis retourné à l’infirmerie. J’appris alors qu’elle avait appeler le rectorat et le service technique de la mairie. J’étais stupéfait. Tout cela pour une pauvre pie déplumée. Autant vous dire qu’en province on ne s’inquiète pas à la vue d’un évènement aussi courant. Ce qui m’embête le plus c’est la façon dont on alimente la psychose. La pauvre pie avait moins d’une chance sur 1 million d’être atteint de grippe aviaire : la pie n’est pas un animal migrateur et se retrouve peu souvent en contact avec les volatiles incriminés que sont poulet, canard, cygne et autres. Les précautions d’usages sont évidemment à prendre après contact avec l’oiseau : on ne porte pas ses mains à la bouche et on les laves avec du savon.

L’infirmière me demande les noms des élèves pour le signalement. Je lui réponds que ça ne sert pas à grand chose vu qu’il y a un très grand nombre d’élèves à avoir touché la pie. Je la vois blêmir! Elle semblait furieuse mais s’est contentée de garder sa colère intérieure. Personnellement j’étais plutôt amusé de la situation extrême engendrée.

Finalement elle a du attendre que quelqu’un de la mairie viennent chercher le volatile (pour s’en débarrasser en douce), mort entre temps. Alors que l’infirmière attendait la dite personne, nous partions au restaurant!

Parfois la vie est injuste!!

Par Fremen10.

~ par bioprof sur novembre 13, 2008.

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