Scénario B.D : Teasing du Tome II

Hey l’ami(e),

Ca fait un moment que je bosse sur mon projet BD et je devrais normalement finir la rédaction du Tome II pendant les vacances de noël et commencer le séquençage du Tome I après celles-ci. Le Tome III n’en est qu’aux premiers balbutiements, mais globalement l’histoire est calée ainsi que sa fin. J’espère ne pas trop m’engager car il n’est pas facile de « caser » la rédaction du scénario en même temps que les préparations de cours et les corrections de copies. Heureusement pour moi mes 3eme sont en stage et du coup j’ai eu une semaine pour corriger un maximum de copies et partir la tête libre pour les vacances.

En attendant je vous propose un passage du Tome II dont je suis plutôt satisfait même s’il gagnerait à être amélioré au niveau du réalisme!

4.La Chaise électrique.

Nous sommes le 29 août, c‘est la veille de l’exécution et désormais Max arbore une barbe foisonnante. Cela fait effectivement plus d’un mois que Max est là dans cet état et sa barbe et ses cheveux en témoignent. On lui avait indiqué qu’il serait exécuté le 30. Ce sera donc demain…

Aujourd’hui ce sont les premiers préparatifs pour lui. Les gardes viennent lui couper les cheveux. Quelques coups de ciseaux pour réduire la chevelure puis ils mettent en marche la tondeuse pour lui raser le crane. La tondeuse électrique permet de réaliser la plus grande part du travail mais la finition se fait au rasoir à main. L’un des gardes semblent pour une fois prendre du plaisir dans ce qu’il fait. Est-ce le fait de savoir cet homme condamné ou bien est-ce le plaisir de lui appliquer la mousse à raser sur la tête? Une fois le travail achevé il ne reste plus qu’un crane lisse et brillant laissant apparaître quelques cicatrices. Tout cela n’aura pas duré plus d’une heure et demi.

D’habitude, le condamné a le droit à un dernier repas de son choix malgré les restrictions de nourriture de ces dernières années; vieille tradition. Puisqu’il ne parle pas et qu’il ne peut se nourrir seul il n’aura le droit qu’à une traditionnelle soupe liquide. Tout cela lui rappel encore fois qu’il n’est plus capable de rien. Le repas, son dernier repas sera un véritable calvaire pour lui. Il ne fera qu’assister impuissant à l’apogée de sa déchéance, un de ces gardes installant la panoplie servant à envoyer la nourriture directement dans son estomac.

Après cette épreuve, un autre des gardes avec un regard bleu acier vient le déharnacher afin de le mettre en position de sommeil. Il est 22h et demain à 10h02 il sera mort. La nuit est horrible. Un homme normal à ce moment précis ne pourrait s’empêcher de se tourner et de se retourner dans son lit. Seulement Max ne peut pas bouger. La nuit est longue, trop longue. La sueur perle sur son visage. Exténué par la tension nerveuse et la fatigue, il finit au bout de 3 ou 4 heures de souffrance intérieure, par s’endormir.


Nous sommes le 30 au matin. C’est le jour, le jour de la fin. La fin de tout. Les gardes arrivent à 9h dans sa cellule pour tout préparer. Comme à l’habitude deux gardiens s’occupent de Max. Un troisième surgit peu de temps après avec la même chaise roulante que celle qui l’avait conduit à ce semblant de procès. C’est sur cette chaise que le corps inerte de Max est placé. Il est alors emmené jusqu’à la chambre d’exécution où se trouve la chaise de toutes les souffrances. Le parcours lui semble interminable. Les gardes lui font traverser une, puis deux, puis trois zones, rythmé par les piqûres et les avertisseurs sonores. Au bout de ces trois zones, un changement de gardes. Son esprit souligne et lui rappel une fois de plus la routine à l’intérieur de cette prison spéciale. Il traverse encore quatre autres zones avant d’arriver à une petite salle blanche très éclairée entourée d’une seule et unique vitre circulaire de plexiglas. La porte permettant de rentrer et d’accéder à la chaise électrique high-tech qui trône au milieu de cette pièce est également en plexiglas. De partout il sera possible de contempler le châtiment et sa souffrance. En retrait de cette pièce particulière plusieurs personnes derrière un panneau de contrôle. Ces personnes dirigent l’exécution du condamné derrière leurs ordinateurs. Il n’y a pas d’échappatoire. Les gardes installent Max sur la chaise. Ils lui fixent les sangles pendant que les informaticiens vêtu d’une combinaison d’un blanc immaculé vérifient une dernière fois que tous les paramètres soient bien réglés. On fait descendre sur lui un casque métallique dans lequel sont insérées les électrodes. Un des gardes applique entre le casque et le crâne de Max la fameuse éponge humide qui assurera le contact.

Pendant que les témoins s’installent sur une estrade elle aussi en plexiglas, le cerveau de Max rassemble toutes les informations ayant rapport au châtiment qu’il va subir. Il se souvenait pour l’avoir vu sur une vidéo sur le Web que l’électrocution avait remplacé la pendaison, au tout début du XXème siècle. Un châtiment horrible contre un autre, aucune progression vers une quelconque humanité… a moins que ce ne soit ça l’humanité. Il se rappel : la première exécution en 1890, fut celle de William Kemmler, comme aujourd’hui, à New-York. A l’époque le procédé était différent, une première décharge de 700 volts, pendant 17 secondes puis une seconde décharge de 1030 volts durant environ deux minutes. Ce fut efficace. Mais ce ne fut pas toujours le cas. On garda le principe de la double décharge mais on augmenta la tension à 2000 volts. Aujourd’hui c’était ce principe qui lui serait appliqué : une première décharge de 2000 volts minimum durant 30 secondes puis après 10 secondes de pause une seconde décharge jusqu’à atteindre les deux minutes et la mort. Aucune chance d’y réchapper.


Alors que Max était au prise avec ses pensées concernant le supplice qui l’attendait, les préparatifs avaient été terminés. Il se retrouve donc affublé, d’un casque métallique et d’un masque de cuir, de capteurs appliqués un peu partout sur sa poitrine et à la base de son crâne, sanglé à la chaise et prêt à mourir, enfin techniquement parlant. Un long silence s’impose jusqu’à devenir pesant, puis l’heure arrive et une main s’abat. L’un des informaticiens également bourreau presse donc le bouton, le contact est enclenché, le corps de Max est alors parcouru de secousses. De la fumée commence à s’échapper du masque, dans l’air se dégage une odeur de chair brûlée. Durant cette première décharge Max est pleinement conscient et à l’impression que son corps s’embrase, que son cerveau durci, il sent le courant parcourir sa colonne vertébrale. La souffrance est insoutenable mais il ne peut ni bouger (à l’exception des secousses involontaires de son corps) ni crier. Sur un des moniteurs on peut voir que la température du corps de Max s’est accrue de plus de 50°C. Les 30 secondes lui semblent interminables, une pression s’exerce sur ses yeux, il a l’impression qu’ils vont être projeté hors de leurs orbites. Soudain la pause survient, Max peut de nouveau respirer même si c’est atrocement douloureux. La température de son corps redescend aux alentours de 45°C, la douleur semble infiniment plus douce. Les secondes s’égrainent et le système automatisé enclenche de nouveau le courant. La seconde décharge est encore plus violente. Cette fois ci, Max sent son sang rentré en ébullition, son cerveau cuir. Ses sphincters se détendent ses systèmes urinaire et digestif se dérèglent, l’urine vient dessiner une auréole au niveau de l’entre-jambe et une odeur de merde s’associe alors à celle de chair brûlée. Sur le moniteur on enregistre une élévation de température corporelle de plus de 60°C et des troubles de l’activité cardiaque, cérébrale et respiratoire. Il est en train de mourir d’asphyxie. Son coeur est près de lâcher alors que la sueur qui s’écoule est teintée de sang. Il est désormais pris de convulsions invraisemblables, de la bave s’écoule de son masque sous une forme d’écume, il revoit encore des images de celle qu’il aime, il l’embrasse. Dans un dernier soubresaut il se dit que ce sont deux peines étranges et bien cruelles. Son coeur s’arrête alors, son cerveau au dire des moniteurs est littéralement cuit. Son corps, lui, continu de s’agiter de convulsions nerveuses mais l’électroencéphalogramme et l’électrocardiogramme confirment bien qu’il est définitivement mort.

Voilà pour le teasing du Tome II.

Je mets en ligne le Tome I corrigé. Pour ceux qui avaient lu les premiers extraits vous noterez quelques différences notables et surtout l’apparition du titre définitif du tome I : Mission LAZARE.

La trilogie aura pour titre Projet Homo sapiens superior.

Par fremen10

~ par bioprof sur décembre 17, 2008.

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