Lectures trimestrielles

Chère lectrice, cher lecteur

Vous aussi, entendre parler de la crise à longueur de journée vous emmerde…? Et bien je ne peux que vous conseiller de vous évader dans quelques mondes imaginaires coucher sur le papier par quelques brillants écrivains… ou presque!!

Alors, forcément ma liste est un peu restrictive me direz-vous lorsque vous en aurez fini avec.
Le fait est, que j’aime bien développer, soit une ambiance, soit un univers, sur une assez longue période. Cela permet une véritable immersion et vous entraine à utiliser des mécanismes de réflexion se rapprochant au plus près des ouvrages.

Je n’en dit pas plus et envoie avec diligence la liste d’ouvrages :

Babylon Babies (Maurice G. Dantec) :

Voilà un livre résolument ancré dans l’univers cyberpunk. Les 3 premières parties du livre tiennent la route et sont parfois bien alléchantes. Le trajet de cet homme au travers des différents conflits, sa récupération par la mafia sibérienne. Tout cela est vraiment bien traité. La quatrième partie du livre annonce un déclin qui prend toute son ampleur avec la cinquième partie radicalement bâclée à mon sens. Trop rapide et surtout regroupant un ensemble de termes dont on pourrait justement se demander si Dantec en comprend le sens. C’est dommage, ce livre aurait pu être bien meilleur. Il laisse un gout d’inachevé et l’impression d’une utilisation abusive d’un vocabulaire scientifique en cache misère.

Je suis une légende (Richard Matheson) :

Un livre d’anticipation reprenant le thème des vampires pour l’expliquer scientifiquement. Le héro est seul, il est empreint à un chagrin profond le conduisant souvent au désespoir et pourtant il continu de se battre pour vivre. Chaque nuit ils sortent, chaque nuit l’angoisse monte. Il essaye de sauver sa vision du monde en cherchant une solution médicale au problème. De leur coté, les vampires semblent avoir prévu autre chose. La fin fera réfléchir à plus d’un titre.

Chroniques martiennes (Ray Bradbury):

Magnifique oeuvre de Bradbury, que ces histoires de science-fiction « old school » sur la conquète de Mars. Il sait mettre du beau et de l’humain là où d’autres auteurs mettraient du technique et de la froideur. Les nouvelles de cet ouvrage sont pleines de mélancolie voir de romantisme. Nombre d’entre elles pourraient être prises comme des paraboles quand le reste témoigne de son amour de la littérature et de ses peurs pour le futur. Toutefois, il manquera pour certains ce petit quelque chose qui aurait pu en faire le chef d’oeuvre ultime de la littérature S-F… on s’en approche pas loin tout de même!!

Le triomphe de Dune (Brian Herbert & Kevin J. Anderson) :

L’ouvrage nous tient en haleine jusqu’aux 50 dernières pages. Il est impossible de décrocher tellement on attend le fameux Kralizec. Et là c’est le désenchantement, la désillusion… le Kralizec imaginé n’aura pas lieu et au lieu de ça on assiste à un retournement de situation des plus impromptus, sorte de happy end à l’américaine qui ne convient véritablement pas à la saga.Là où Franck Herbert avait compris que l’équilibre provenait de déséquilibres perpétuels, d’une inconstance permanente, son fils imagine l’avènement d’une société utopique où tout irait bien dans le meilleur des univers. Un happy end pourquoi pas…!! Mais une vision aussi naïve des choses est désolante.

Le cycle de Fondation (Isaac Asimov):

Tome I : Fondation
Tome II : Fondation et Empire
Tome III : Seconde Fondation

Les trois premiers tomes racontent la chute de l’empire galactique, la mise en place de la Fondation pour essayer de limiter la période de chaos jusqu’à l’avènement d’un nouvel empire. Tout cela serait permis grâce au plan Seldon et à la psychohistoire, science inventée par Hari Seldon pour calculer et prévoir les mouvements de masse dans l’univers. Son plan présente cependant une faille, c’est qu’il ne prévoit pas l’acte indivuelle, le comportement erratique d’un seul aux pouvoirs biens particuliers… LE MULET!! Il existe toutefois une parade ; la seconde fondation qui possèderait elle aussi des capacités insoupçonnées et insoupçonnables. Malheureusement la découverte de l’existence de cette seconde fondation va entrainer des modifications radicales dans le Plan Seldon et une course à sa destruction. Une véritable saga, un « space opera » dont s’inspira sans nul doute Lucas pour sa trilogie Star Wars. On y reprend les grands thèmes habituels que sont le complot, le voyage intersidérale, les différentes communautés et leurs intérêts propres et une histoire d’amour par-ci par-là…

Tome IV : Fondation Foudroyée
Tome V : Terre et Fondation

Cette fois, la seconde Fondation est en proie au doute. Et si le plan Seldon n’était plus..?? Et si une autre entité excercait elle aussi son pouvoir au travers de l’univers pour voir son propre plan s’achever. Un sceptique de la seconde fondation est envoyé avec un rat de bibliothèque aux confins de l’univers pour trouvers des indices. Indices qu’ils trouveront bien entendu, peut être trouveront-ils même l’entité. Cependant quelque chose d’autre est devenu encore plus important… trouver la Terre point centrale de l’expension colonisatrice de l’espèce humaine. Ils ne savent pas encore ce qu’ils trouveront… mais la révélation pourrait être terrible!!

Le meilleur des Mondes (Aldous Huxley):

Un ouvrage difficile d’accès dont les trois premiers chapitres (soit environ 70 pages) constitueront un véritable rempart pour les moins courageux. Pour ceux qui auront fait l’effort nécessaire, il n’y aura plus que la vision d’Huxley d’un monde où contrôle est le maitre-mot. Cet ouvrage est le digne prédécesseur d’un « 1984 » ou de « La ferme aux animaux » d’Orwell. L’intervention du sauvage au court du récit me rappel également, par bien des cotés « L’ingénu » de Voltaire. Huxley s’emploie à nous montrer les moyens mis en œuvre pour maintenir une stabilité artificielle de la société. La consommation, l’absence de culture, les castes, les plaisirs artificiels, sont autant de moyens de resserrer l’étau. L’intervention du « bon sauvage » d’Huxley, par son questionnement et ses références shakespeariennes permet de mettre en relief cette argumentation.Cette œuvre est sombre et sans concession. N’en attendez donc aucun happy end. Si vous ne l’avez pas encore compris, cette œuvre constitue un classique de la littérature d’anticipation.

J’espère avoir suscité chez vous l’envie de vous frotter à quelques unes de ces oeuvres et qu’elles vous procureront autant de plaisir qu’il m’a été donné d’éprouver à leur lecture.

Bon Week-End.

Par Fremen10

~ par bioprof sur avril 4, 2009.

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