Lectures trimestrielles #2

Salut à vous terriennes et terriens, paix et amour!

A l’arrivée des vacances adieu les courts romans pour se concentrer sur les gros pavés que nous ont réservé quelques auteurs. Vous vous doutez déjà qu’il y’aura déjà beaucoup moins d’ouvrages à venir concernant les critiques trimestrielles. On ne s’avale pas un bouquin de 1000 pages comme celui de 200 ou 400 pages. Il est également plus difficile de retenir les petits détails à la première lecture ce qui oblige à revenir sur le récit en cours de route. Mais bon trêve de plaisanteries il est temps d’envoyer la playlist de littérature S-F d’Avril à Juin.

Voici la liste des ouvrages.

Le cycle de Fondation (Isaac Asimov)

Prélude à Fondation

Excellent préquel au cycle de fondation que ce « Prélude à Fondation ».

Le mathématicien, Hari Seldon, n’a eu qu’à formuler l’éventuelle possibilité d’un avenir prédit par les mathématiques pour que les personnages de pouvoir tentent déjà de le récupérer à leurs propres fins.

Après un entretien des plus délétère avec l’empereur celui-ci va se retrouver pris dans une rixe durant laquelle interviendra un homme étrange appelé Chetter Hummin. Cet homme fraichement rencontré fera tout pour persuader Seldon que l’empire se meurt dans la décadence et que ses mathématiques prévisionnelles sont la solution pour éviter le chaos qui le guète.

S’en suit alors une fuite vers l’avant au travers de différents secteurs de la planète Trantor. Cette fuite à pour but d’éviter de tomber dans les mains du non moins secret Demerzel, premier ministre de l’empereur. Hummin semble avoir ses entrées et des personnes lui étant redevables en tout point. Il est capable d’arriver dans les moments les plus périlleux pour dénouer les situations les plus inextricables. Ce personnage semble cacher bien des choses…

Les informations acquises par Seldon et Dors (une historienne assez particulière) qui l’accompagnera durant sa fuite lui permettrons de voir autrement la possible réalisation de la Psychohistoire.

Le récit d’Asimov est parsemé de retournements de situation et d’indices sur les identités des personnages. Il a su rajouter de l’action à la juste mesure de ce que nécessitait le récit et surtout ménager un suspens incroyable ne dévoilant que dans les toutes dernières pages des faits cruciaux.

L’aube de la Fondation

Second préquel au cycle de Fondation qui nous replonge avec joie dans cette formidable science : « la psychohistoire ».

Celle-ci prend forme alors que l’empire a sérieusement entamé sa chute. De nombreux complots se préparent alors que de son coté, Hari Seldon prend également conscience que lui et ses camarades vieillissent. Son plan, finira par suivre les recommandations de son camarade de travail Yugo. Ce dernier préconise en effet une copie à la future fondation. Mais quel double mettre en place, c’est par hasard que la solution lui tombera dans les mains. Cependant tout ne sera pas aussi simple, pire, Seldon devra affronter la disparition de ceux qui lui sont le plus chères.

Asimov arrive a mêler de fort belle manière, intrigue, action, et sentiments de telle sorte que le lecteur ne souhaite pas s’arrêter avant de savoir. Que va-t-il advenir du plan Seldon et de la Psychohistoire? Que va-t-il se passer pour chacun des protagonistes?

Un ouvrage, véritablement mené de mains de maître.

Le cycle des Robots (Isaac Asimov)

Tome I : Les Robots

Tome II : Un défilé de Robots

Il s’agit de deux recueils de nouvelles sur les ROBOTS, tout d’abord des travailleurs au service de l’humanité, mais qui vont vite dépasser cette simple considération. Au delà de l’histoire des robots il y a un questionnement sur ce qu’est l’Homme et ce qui le différencie de la machine. Chacune des nouvelles se trouve sous la forme d’une enquête avec résolution d’une énigme ce qui nous garde attentif durant la lecture. Deux couples de héros interviennent soit la Robotpsychologue Susan Calvin et le Dr. Alfred Lanning soit Gregory Powell et Mike Donovan responsables du bon fonctionnement des robots sur le terrain. Asimov nous livre dans ces deux recueils quelques petits bijoux de S-F. Avec lui pas besoin de grands effets, le récit se suffit à lui-même. Il est à noter que le second recueil est moins fort que le premier, 3 nouvelles se détachant nettement des autres et montrant qu’Asimov n’est jamais aussi bon que lorsqu’il tente de comprendre la nature humaine au travers de « ses robots ».

Tome III : Les cavernes d’acier.

Il s’agit du premier roman sur les robots. Ici il n’est plus question de Susan Calvin, du professeur Lanning ou encore de Powell et Donovan. Ici, on se retrouve embarqué dans une enquête policière (elles seront chères à Asimov à la fin de sa carrière) faisant intervenir l’enquêteur Elijah Baley et le Robot spacien R. Daneel Olivaw. Le thème de la colonisation spatiale est nettement abordé dans ce récit et on aura plaisir à entrevoir des sujets qui seront utilisés bien plus tard pour conclure le cycle de fondation.

Retour au meilleur des mondes (Aldous Huxley)

Entre essai et analyse sur son ouvrage phare « Le meilleur des mondes », ce livre tente de montrer les mécanismes capables de contrôler une société qu’elle soit démocratique ou non. Certaines sont pertinentes et trouvent leur écho dans notre époque actuelle alors que d’autres nous ramènent vers de l’anticipation de bas étage.

Une seule chose est sûr c’est que le contrôle des masses ne fait pas intervenir les mêmes mécanismes que le contrôle d’une individualité quelle qu’elle soit.Contrôler une société pour son bien en utilisant certains ressorts vieux comme le monde est une chose, utiliser la science et ses progrès pour le contrôle (la manipulation) de chacun est autrement plus compliqué.

Finalement, cet ouvrage ne fait qu’effleurer les points sensibles, dont on déjà conscience les personnes prenant un tant soit peu de recul. Il manque une analyse profonde des interactions intervenant dans les différentes strates de la société, entre les différents pays, un retour sur l’histoire de l’avènement des empires et leur chute et surtout qu’elles seraient les conséquences de certaines des mesures évoquées dans les derniers chapitres.

Niourk (Stefan Wul)

Récit post-apocalyptique, sur une Terre où les océans ne sont plus que des flaques d’eau disséminées de ci de là! Dans ce décors est plantée une tribu d’humains primitifs dans laquelle se trouve un enfant noir visiblement rejeté de tous. Le pèlerinage de leur chef (le vieux) entrainera également le départ de l’enfant vers la cité nommée Santiag. C »est à partir de ce moment que débutera véritablement l’histoire et le périple de notre jeune héros. Retrouver la tribu alors que celle-ci s’est déplacée et se retrouve en fort mauvaise posture devient l’objectif principal. Puis des rencontres viendront faire basculer le cour de l’histoire. La fin de l’œuvre nous amène à Niourk, ville automatisée qui semble être sans âme. L’ultime fin devient encore plus surréaliste pour nous ramener à la plus grande des simplicités. Et si la vie menée jusque là méritait d’être vécue…

L’ouvrage est généralement déclaré classique de la littérature française de type science-fiction alors qu’il est loin d’être un chef d’œuvre du genre. Cependant, il présente une facilité d’accès qui plaira aux plus jeunes lecteurs et leur permettra de facilement plonger dans cet univers.

Les monades urbaines (Robert Silverberg)

Une magnifique journée commence dans monade urbaine 116, la tour de 900 étages, où se situe cette utopie de croissance démographique à la verticale.

Utopie dites-vous? Un cauchemar plutôt!

Les différents protagonistes verront leurs destins se croiser comme se croisent les hommes qui vont visiter les jeunes femmes destinées à la procréation.

L’auteur n’oublie d’ailleurs pas d’aborder le thème de la liberté sexuelle qui fait écho à l’époque où cet ouvrage a été écrit. Cette liberté sexuelle est évidemment l’un des ressorts qui permet l’emprisonnement a une monade urbaine, gigantesque agglomération de plus de 800 000 personnes.

Certains ne tiendront plus se sentant trop étriqués et se verront remettre dans le droit chemin à coup de traitement chimique, d’autres s’en iront trouver la liberté à l’extérieur, quand d’autres enfin ne trouveront qu’une seule solution à leur souffrance. Il ne faut pas troubler une société stable, et encore moins la remettre en question.

Bonnes lectures estivales.

Par Fremen10

~ par bioprof sur août 10, 2009.

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