Vieilles Charrues 2009 (Part1)

vieilles-charruesCette année les vieilles charrues commencent Jeudi 16 juillet et nous sommes déjà le 13. Il me faut donc me dépêcher de remplir mon sac et de fermer la maison pour entamer un périple automobile me ramenant dans ma région natale et plus important près de la mer (l’océan plus exactement). Tout doit s’enchainer très vite, préparer le sac des vieilles charrues et la tente.

Jeudi 16 pointe le bout de son nez et j’ai enfin réussi à récupérer un billet pour la journée du jeudi et le concert de Bruce Springsteen. Merci Marina (c’est le fournisseur!). Direction Carhaix en plein Finistère. A peine arriver que mon cousin et quelques uns de ses amis s’apprêtent à partir, je laisse donc là mon père pour planter les tentes et discuter avec notre hôte. Il n’a pas de billet pour le jeudi mais profitera du pass’ 3 jours que je lui ai offert pour son anniversaire.

A près avoir fait une vérification du matos a emporter sur site (1 minute top chrono) j’embarque dans la voiture qui nous conduit au cœur de la ville. Nous nous garons près de la gare et entamons la remontée vers l’entrée du festival. Je retrouve sur mon chemin mon fournisseur féminin de billet. Tout va pour le mieux et il ne reste plus qu’à rejoindre le site. Et là, rien ne va plus… c’est une queue interminable qui se dessine devant nous. Du coup on ne verras pas la prestation de Priscilla Ahn. Enfin bon tant pis, il n’y a plus qu’à attendre le Boss et profiter de la zic et de quelques pichets de bière.

Jeudi 16 juillet

C’est donc Fiction Plane qui succède à Priscilla Ahn. Si vous ne le savez pas encore le chanteur est le fils de Sting et possède une vois très proche de celle de son père. Le garçon a de l’énergie pour faire le zozo sur scène mais je n’ai finalement pas réussi à accrocher. En même temps ça reste dans les sentiers balisés d’une musique rock, parfois teintée de consonances reggae. A voir dans une salle plus petite pour l’apprécier à sa juste mesure. Il est à noter que le vent tourbillonnait de façon intempestive laissant entendre des irrégularités dans la puissance du son.

Après la prestation peu convaincante de Fiction Plane c’est au tour des Killers de se produire sur scène de 19h30 à 20h45 : Une musique assez dense et un chanteur qui assure particulièrement bien au micro. L’énergie était là et le talent aussi. Il manque peut être plus de titres marquants pour faire de ce set un grand set.

Il est 21h30 et on arrive au clou de la soirée : le Boss arrive sur scène avec son E-street Band. Il est encouragé par une foule qui me semble déjà toute acquise à sa cause.

Histoire de poser les bases je vous annonce d’ors et déjà que le concert a duré plus de 2h30 sans véritables interruptions. Dans le jargon on appelle ça une performance de malade. Pour en revenir au début, ce jeune sexagénaire arrive avec une chemise sèche nous salue et n’attend que quelques secondes pour envoyer la sauce… et quelle sauce. Les morceaux s’enchainent tout juste entrecoupés de « One, Two, Three, Four… » et c’est reparti. Je ne connaissais pas particulièrement le répertoire du sieur mais je me suis vite laissé prendre par l’interprétation des morceaux et la clameur du public.

Il ira même faire un tour pour récupérer quelques pancartes portant le nom de chansons. Il choisit alors parmi une dizaine de pancartes celles qu’il interprètera.

Le bonhomme ne s’arrêtera qu’après avoir intégralement mouillé sa chemise et de quelle manière! Maintenant je comprend pourquoi on le nomme le Boss… et j’adhère!! Concert énormissime!!

Vendredi 17 juillet :

Il a plu des cordes dans la nuit, l’eau s’est infiltrée dans ma tente jusqu’à noyer mon portable. Dès à présent je suis devenu injoignable. Tant pis! Après un petit déjeuner des plus copieux on rempli les sacs avec les K-way car on est jamais trop prudent.

Arrivée sur site et récupération du bracelet qui nous servira de pass’ 3 jours. Lorsqu’on arrive sur site un obscure groupe de Rap français appelé Micronologie débite son flot… je trouve ça nul, je m’en vais remplir un premier pichet de Coreff ambrée!

La suite se révèle bien plus intéressante même s’il y a parfois des début de prestation qui font peur. Ce fut le cas avec Nneka. Une frousse qui heureusement ne durera pas longtemps. Les musiciens arrivent sur scène et commencent à jouer… une voix féminine se laisse entendre… Putain c’est quoi ce flow?? C’est pas du rap merde? Ben non c’est pas du rap parce que la demoiselle (fort jolie au demeurant) a également une voix magnifique quand il s’agit du chant soul. La musique est un excellent mélange de funk, soul, hip-hop aux teintes parfois reggae (mais pas trop tout de même).

Autant vous le dire j’ai été séduit par la chanteuse et ne suis plus en capacité de donner un avis objectif. Alors je vous invite à vous faire votre propre opinion.

Il est déjà 18h25 et c’est au tour de Montgomery de monter sur scène. J’aimerais vous dire le plus grand bien de ce groupe mais en fait je n’en ai absolument rien retenu ce qui m’amène à la conclusion que la prestation était tout simplement insipide.

19H40 : Bénabar est sur la grande scène.

Tiens je l’ai déjà vu en live lui. Bon ben pour la seconde fois que je le voyais je peux dire que c’était du même niveau. Il est investi dans sa représentation, blague avec le public (il aime visiblement le comique de répétition) et s’applique pour que tout soit au mieux. Les gens connaissent les paroles, il est donc plaisant d’être au milieu de la foule et de chanter également. A part ça… circuler y’a rien d’exceptionnel à voir.

21H10 : TV on the Radio (c’est pas moi qui choisit les noms de groupe).

Ça commence de façon calme, on dirait du trip-hop voir du post-rock par moment et puis au fur et à mesure du concert le rythme s’est accéléré pour laisser place à un rock bien plus énergique qui allait nous préparer à celui de Lenny Kravitz. Une très bonne surprise que ce groupe. Et une découverte…une!

22H30 : C’est l’heure de Lenny Kravitz.

Il était l’heure qu’il arrive parce que la bière ingurgitée depuis le début de la journée commençait sérieusement à faire son effet. Juste assez pour pouvoir se défouler sur ses meilleurs titres. Lenny nous gratiefiera même d’un hommage au « King of Pop ».

Un concert très pro avec un « Let love rule » étiré à l’infini qui a permis au connaisseurs comme aux autres de gueuler cet hymne à l’amour durant un bon moment. Il a fini son concert sur un bon vieux « Are you gonna go my way »  ponctué  et conclu par des effets pyrotechniques.

Du bon gros concert même si on regrettera un minimum syndicale dans la communication avec le public!!

00H15 : The Jim Jones Revue

Un rock qui lorgne du coté des seventies et qui permet de faire n’importe quoi. A ce moment je crois me souvenir d’un plaquage au sol.

Je ne saurais pas trop quoi dire en fait si ce n’est que ça donnait bien la patate et que du coup j’ai dépensé toute l’énergie qu’il me restait et qu’à 1h30 du mat’ il était plus que raisonnable de rentrer. Concert qui envoie… de loin.

Du coup pas de Birdy Nam Nam et à la place un duvet bien chaud… euh je me suis avancé un peu trop là!!

Samedi 18 juillet.

Tout commence très tranquillement par un petit déjeuner, parce que le petit déjeuner est le repas le plus important de la journée… Merde! Déformation professionnelle. Bon il faut y retourner.

15H00 : Coming Soon

C’est frais, c’est français. C’est tellement frais que je me suis demandé quel âge avaient le batteur et le guitariste. En effet ces deux là ont des têtes de pré-adolescents mais n’en sont pas moins doués à leur instrument respectif. Le concert est bien sympa même si les cotés power-pop de weezer et indie de cake sont évidents. Un groupe, qui vu l’âge de ses membres a une belle marge de progression pour affirmer son style.

16H20 : Sur la petite scène Xavier Grall on est parti voir un petit jeune du coin qui officie sous le nom de Mister Alone. Il ne faut pas longtemps pour comprendre pourquoi. Le gars est en queue de pie, pyjama d’hôpital, un masque blanc sans expression sur le visage et derrière un trépied portant une perfusion. Le garçon nous offre un set metal. Il a enregistré lui-même les parties rythmiques (batterie, basse, guitare, sons bidouillés) et joue de la gratte à qui-mieux-mieux sur ses bandes. Il a une voix proche de celle d’Alice Cooper lorsqu’il chante et la guitare est très influencée par Metallica et Iron Maiden (c’est flagrant), les arrangements eux lorgneraient plutôt d’un coté d’un Pain. Le jeu de scène est lui très moyen et il gagne a progresser sur ce terrain. Pour la musique il semble avoir trouvé une identité qu’il lui reste a développer. En tous les cas c’était très encourageant.

17H30 : Les Frères Morvan et Les Tambours du Bronx.

Excusez-moi de ne pas être assez bretonnant pour avoir apprécié la prestation des deux frères. J’ai bien cru que j’allais me taillader les veines a coup de gobelet plastique.

18H20 : Ghinzu

Entrée en scène sur la marche impériale de Star Wars, les quatre belges étaient au meilleur de leur forme. Des titres dans la même veine qu’un Muse mais en un peu plus survoltés et en un peu plus communicatifs!

Ça c’est du tout bon, c’est du gros son. Affaire à suivre pour Ghinzu!

19H50 : Renan Luce

Il est gentil Renan mais bordel ce que c’est mou sur scène. A mon avis c’est beaucoup mieux dans une petite salle.

21H15 : Izia

Cette jeune demoiselle de 19 ans est arrivée sur scène en nous disant (hurlant) qu’elle allait foutre le bordel. Pari gagné. La fille d’Higelin a réussi à nous communiquer son énergie au travers d’un chant rock dont certains diront qu’il est proche de la voix de Janis Joplin et au travers de son jeu de scène.

En cadeau un morceau passé sur arte à l’émission One Shot :

La bougresse est même allée jusqu’à enlever sa robe pour aller taper sur les fûts nous laissant voir sa poitrine généreuse emprisonnée dans un soutif à toutes épreuves!! Je suis fan!! Après coup Renan Luce paraît encore plus fade…

22H35 : Charlie Winston.

Le gars est bon très bon. Il s’agit assurément d’un des meilleurs concerts toute journées confondus tellement la fusion entre musique, chant et jeu de scène est fluide. Ce gars là à du métier et ça se sent. Bien évidemment les titres du moment verront les fans se déchainer vocalement.

A bien y regarder il n’y a pas que des filles au premier rang. Public conquit tout sexes confondus!

Le concert s’achève à 23h45 nous laissant avec un feu d’artifice originellement non prévu. A la base NTM aurait dû se produire aux Charrues mais notre ami (ce n’est qu’une tournure de langage) Joey Starr étant en prison la différence entre le cachet de Ghinzu et de NTM a permis cette jolie surprise.

00H25 : Nashville Pussy

Groupe de Hard Rock sudiste a mi-chemin entre Motorhead et AC/DC avec une guitariste à forte poitrine. Guitariste impressionnante considérant son jeu. La tigresse a fini par péter toutes ses cordes! Le chanteur à chapeau de Cowboy n’est pas en reste avec un incroyable organe vocale lui permettant d’envoyer des hurlements rauques assez persistants pour m’éclater un tympan voir les deux…Un groupe qui envoie du bois et qui mérite amplement d’être vu sur scène!

1H45 : La Rue Ketanou

C’est mort, c’est beaucoup trop calme après ce qu’on vient d’entendre. La fatigue nous assaille en moins de deux. C’est con parce que j’écoutais pas mal La Rue Kétanou à la fac… mais là…zzzz…zzzz.

Et si j’en gardais un peu pour la dernière journée!

Par Fremen10

~ par bioprof sur août 22, 2009.

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