Lectures trimestrielles #3

Lectrices, lecteurs, persévérantes, persévérants, bonjour.

Comme tu le sais peut être déjà si tu es géniteurs d’apprenants, la rentrée a eu lieu depuis un peu plus d’un mois  déjà, et mes capacités à m’organiser commencent à s’évanouir. Heureusement les vacances ne sont pas loin, source d’un réapprovisionnement culturel non négligeable et nécessaire à la survie de l’homme qui se cache sous la fonction de professeur de sciences de la vie et de la terre.
Tout ça pour dire que mon rythme de lecture s’est amoindrie mais que je fais des efforts.

Voici la liste des ouvrages :

Tous à Zanzibar de John Brunner

Tous à Zanzibar est une oeuvre qu’il est aisé de qualifier de Roman-Univers mais ce ne serait pas encore assez pour la décrire.

Brunner nous présente ici un monde ou la surpopulation a entrainé les maux auxquelles elle est associée. C’est le règne de la loi eugénique, des gens dorment dans les rues, le crime est un moyen comme un autre de survivre, d’autres deviennent fous et se mettent à tuer tout le monde. Au milieu de tout cela, des personnages avec des destins croisés parfois obscures et surtout peu d’espoir, des preneurs de décisions, un scientifique manipulateur de gènes pouvant changer la face du monde, un sociologue alcoolique riche et wagabon sur le retour, une télé abrutissante, et un ordinateur soi disant omniscient nommé Shalmeneiser. Et si tout n’était pas déjà assez compliqué, voici un petit pays nommé Beninia où ne s’exprime pas la colère ni la folie de la guerre… sorte d’utopie au milieu d’un XXIéme siècle apocalyptique tel que Brunner nous le décrit.

Il serait facile de s’atteler à la tache si ce récit n’était pas compliqué par la volonté de faire s’interpénétrer l’histoire avec la description de ce monde-univers tout en désolidarisant l’ensemble comme si le livre devenait le reflet de ces sociétés si inhumaines. Le récit, repéré par les chapitres nommés continuité, est donc ponctué, entrecoupé d’autres chapitres portant le nom de « contexte », « jalons et portraits » ou encore « le monde en marche ».

Une telle oeuvre mériterait sans doute la note maximale, sauf que sa structure en transforme sa lecture en véritable parcours du combattant. Il faut véritablement s’accrocher et ne pas rechigner à la tache pour en finir avec « Tous à Zanzibar ». Un ouvrage pour les courageux ou peut être les inconscients.

Blade Runner de Philip K.Dick

Je ne doute pas que vous ayez déjà entendu parler de l’œuvre cinématographique du même nom tiré de l’ouvrage de Dick. L’ambiance du film est à quelque chose prêt celle du livre puisqu’on nous apprend que la Terre est sous les poussières atomiques qui ont largement changé la donne sur notre planète. Cela a eu pour conséquence la disparition d’un nombre important de personnes, que ce soit par la mort ou l’émigration vers d’autres planètes, et la disparition de la plupart des espèces animales.

Notre héros Rick deckard est d’ailleurs le malheureux propriétaire d’un mouton, je dis malheureux car le mouton est électrique et lui il aimerait bien avoir un animal familier vivant, un vrai quoi. C’est alors qu’on lui propose de retrouver des robots échappés de Mars et récemment installés sur Terre, des Nexus6. C’est l’occasion de se faire du fric mais est-ce si simple? La réponse est évidemment non, car les Nexus6 ont la particularité de ressembler à s’y méprendre aux humains. Rick Deckard doit donc rendre visite au Président du consortium qui a mis au point ces machines et tombe sur Rachelle qui sème le trouble en lui.

Un trouble qui ne cessera de se développer au cours de la lecture de l’ouvrage nous laissant douter par moment, à l’instar du héros, de notre humanité. « Do androids dream of electric sheep? » titre original de cette nouvelle est donc un ouvrage qui touche au plus profond nous renvoyant à notre propre humanité et à ce qui la détermine. Assurément un ouvrage à lire et relire surtout qu’il n’est pas long et très facile d’accès.

Substance Mort de Philip K.Dick

Comment ne pas trembler face aux effets dévastateurs de la Substance M (substance mort pour les intimes). Cette drogue vous fait perdre pied, elle conduit à la dissociation de votre esprit et vous projette dans un monde où les informations perçues sont désormais erronées. C’est dans ce monde de drogués que l’agent des stups, Fred, agissant sous complet brouillé se retrouve à espionner un dealer du nom de Bob Arctor. Cela ne pouvait être pire car Bob Arctor c’est lui!
Bob Arctor c’est celui qui grille son cerveau pour pouvoir récupérer des informations sur ceux qui fournissent les toxicomanes en substance M qu’il consomme lui-même. Cette dépendance à ce poison ne pourra que le conduire vers la chute, une chute froide, glaciale dont on n’imagine aucun retour.

Dick nous livre ici un roman a vous glacer le sang tant on comprend que les personnages de cet oeuvre ont été pour lui des amis qui ont fini par mourir de leur excès de façon littérale ou bien du fait de ne plus être en possibilité de se connecter avec la réalité. Ils ont vécu intensément une trentaine d’années et s’en sont allés et Dick n’a fait que vivre un peu plus longtemps, leur rendant en quelque sorte hommage dans cette ouvrage. Il n’y a pas de morale et ce livre n’en éprouve nul besoin…

SIVA de Philip K.Dick

SIVA c’est Système Intelligent Vivant et Agissant. Ce système a commencé à communiqué avec Hoselover Fat en 1974 lui révélant nombre d’informations sur l’avenir de l’humanité et allant même jusqu’à le prévenir que son enfant était malade. Horselover Fat est un très bon ami de Dick et il ne manque pas de tout lui raconter, absolument tout sans rien omettre. Cela fait de Dick son principal confident et surtout la personne avec qui il débat le plus intensément puisqu’il semble incarner la raison.

La vision d’un film sur SIVA finira d’achever la perplexité de Dick et de leurs deux autres amis concernant son existence, les poussant à prendre contact avec le réalisateur. Il est évident que cet épisode représente un véritable basculement dans le cour de l’histoire.

Dick n’hésite pas à alimenter son ouvrage d’une partie autobiographique, de ses délires hallucinées dû à la consommation de drogues tout en insinuant des passages tirés de diverses religions, déformant volontairement des faits historiques et  développant une science-fiction prédictive qui ne laisse pas sans réfléchir. Très certainement un ouvrage culte dans toute l’oeuvre de Dick.

Voilà c’est fini! J’espère en avoir quelques autres à traiter d’ici la fin de l’année si j’arrive à me dégager le temps nécessaire à la lecture.

Par Fremen10

~ par bioprof sur octobre 21, 2009.

2 Réponses to “Lectures trimestrielles #3”

  1. En tout cas, c »est de la bombe comme lecture, à part John Brunner sur lequel je ne suis jamais arrivé à accrocher.
    Merci.

  2. Philip K Dick a effectivement une bibliographie assez riche et qui au même titre que Herbert ou de Asimov a fortement influencée la science-fiction d’aujourd’hui.

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