Lectures trimestrielles #4

Lectrices, lecteurs je vous salue du haut de mon perchoir, en cette citée qui n’existe désormais plus.

La fatigue ne m’épargnant pas vous m’excuserez le retard quant à ce billet et les délires divers et variés qui pourraient y apparaître.

Je me suis attelé à la tache et quelle tache, celle de lire Ilium et Olympos de Dan Simmons l’auteur connu principalement pour « Les cantos d’Hypérion ». Les deux ouvrages font à eux deux un peu moins de 2000 pages.

Ilium (Dan Simmons) :

Tout commence en plaine d’Ilium où fait rage la guerre de Troie. Les plus fabuleux héros tels qu’Achille, Hector ou encore Agammemnon  sont bien là et s’illustrent dans de formidables combats comme le rapporte si bien l’Iliade d’Homère. L’histoire qui se déroule devant nos yeux ne s’écarte que très peu du récit et le scoliaste Hockenberry, issu d’un temps qui n’est plus, est là pour s’en assurer, lui qui a longtemps enseigné l’Iliade à ses étudiants. En fait tout pourrait paraître normal si les dieux eux-mêmes n’intervenaient pas dans ce formidable affrontement.

Sur une Terre qui n’est pas celle de l’Iliade, nous retrouvons des humains à l’ancienne qui a vrai dire n’ont rien de semblable avec l’idée qu’on peut s’en faire et qui paraissent entretenu dans un monde de facilités et d’ignorance. Mais l’un d’entre eux semble vouloir en savoir plus que son existence lui offre. Il est sur la voie du savoir et de la connaissance… et commence à lire.

Loin de là, très loin de là, un européen pas du continent Europe mais du satellite jupitérien, un Moravec (sorte d’androïde biologique) du nom de Mahnmut tente d’échapper à un Kraken pour rejoindre une réunion de la plus haute importance. Il doit y retrouver Orphu d’Io (autre moravec d’un autre satellite de Jupiter) en prévision d’un voyage de reconnaissance vers Mars siège de perturbations quantiques inquiétantes. Cette Mars n’est autre que celle des Dieux de l’olympe installés au sommet du Mont Olympos et intervenant régulièrement en plaine d’Ilium sur une Terre sortie d’on ne sait où…

Dan. Simmons réalise l’exploit de mêler science-fiction et mythologie dans une œuvre qui ne manque pas de vous donner envie de replonger dans la grande littérature. La littérature se trouve ici mêlée aux plus grands sujets de la science-fiction et à l’imagination monstrueuse d’un auteur au fait des dernières avancées technologiques… Une fois piégé dans le dédale de ce récit, vous tentez de vous raccrocher à tous ce qui pourrait de près ou de loin ressembler au fil d’Ariane vous ramenant vers la sortie… pour arriver à une porte qui de nouveau vous plonge dans le labyrinthe d’une nouvelle dimension. Les univers multiples existent et je viens de parcourir une partie de l’un d’entre eux!!

Olympos (Dan Simmons) :

Adjugé vendu, la guerre de Troie n’aura pas lieu. Non elle ne s’achèvera pas en terre d’Ilium car désormais Achille et Hector tous les deux fous de douleur se sont alliés pour aller en découdre avec les dieux sur Mars. Zeus n’a pas eu d’autres possibilités que d’invoquer l’égide, immense champ protecteur, pour préserver le palais d’Olympos. Les myrmidons à la tête desquels se trouvent Achille ne cessent de découper du dieu et de la déesse en invoquant leur noms lors du combat. Une armée de moravecs se sont joints à se déferlement massif de spadassins enragés. Les dieux n’ont qu’à bien se tenir.

Sur la Terre des humains à l’ancienne, en ce château d’Ardis, un homme connu sous le nom d’Odysseus, ne cesse de dispenser son enseignement à qui le veut. Celui-ci prépare ses élèves à la guerre sans qu’il ne soit possible de savoir pourquoi… en tous les cas pour l’instant. Ces humains ont appris à sigler et sont à présent à même de déchiffrer le contenu de ce que l’on appelle livre. Mais le temps qui leur est imparti s’écoule désormais vers un futur sombre. Qu’est-ce qui peut bien attendre ces « adolescents » de la connaissance. Que se passe-t-il soudain avec leurs serviteurs..?? Que se passe-t-il avec les Voynix..?? Qu’est-il arrivé à Paris-Cratère..?? Autant de questions qui nécessiteront de franchir la porte de cette nouvelle dimension. Attention car dans ce labyrinthe le Minotaure n’est jamais très loin.

Une œuvre menée de main de maître qui vous tient en haleine jusqu’au bout. Le déferlement de violence est à la hauteur de l’intrigue entre les dieux. Le détournement réalisé par Simmons est quelques fois bancale mais la volonté d’en savoir plus nous fait traverser son univers comme le fait l’Eiffelbahn dans le livre. Il nous amène ensuite vers une fin qui  qui n’est pas sans rappeler de jolis contes, et vous donnerait presque envie de vous précipiter voir la première tragédie qui passe au théâtre près de chez vous…

Ces deux ouvrages m’ayant accaparé beaucoup de mon temps libre je me suis retourné vers la bande dessinée pour m’octroyer quelques moments de liberté en dehors de cette histoire.

Dans la série « Sillage » :
Tome 12 : Zone Franche

Dans la série « Golden city » :
Tome 7 : Les enfants perdus
Tome 8 : Les naufragés des abysses

Dans la série « Les gardiens du Maser » :
Tome 7 : La jeune reine

Dans la série « La guerre des Sambre »:
Hugo et Iris Tome 2 et 3

Sur ce, bonnes lectures.

Par Fremen10

~ par bioprof sur février 6, 2010.

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