Story of rock : 1965 – 1969

Chères rockeuses, chers rockeurs de la première heure,

c’est avec joie que je vous annonce la parution du second épisode des fantastiques aventures du rock’n’roll et de la première playlist de la musique de votre jeunesse, de la mienne (bon d’accord là ça fait tôt), d’une histoire commune de la musique.

Alors que le british blues boom vient d’avoir lieu au début des années 60, les musiciens de tout genre décident d’intégrer le blues à leur musique. C’est alors qu’une flopée de groupes en « The » apparaissent.

Les Beatles sont des adolescents dans les années 1950 et se nourrissent évidemment du rock’n’roll des pionniers, Elvis Presley, Little Richard, Chuck Berry, Gene Vincent ou encore Buddy Holly dont les Crickets seront à l’origine du nom du groupe (Beetles pour scarabées et Beat pour le rythme). Leur formation en 1960 remonte en fait à 1957 et à la fête paroissiale de l’église St Peter à Liverpool à laquelle se produisent John Lennon et son groupe « The Quarrymen »  sous le regard de Paul Mc Cartney qui ne tardera pas à intégrer le groupe. Les deux se mettent à écrire et c’est en Mars 1958 qu’un guitariste novice se joint à l’aventure : c’est George Harrisson.

Au début des années 60 ils commencent à tourner dans les clubs de Liverpool avec à la basse Stuart Sutcliffe. Stutcliffe quitte ses camarades et meurt le 10 avril 1962 sans jamais savoir ce qu’il adviendra de ce groupe devenu mythique. En 1963 Mc Cartney est désormais à la basse et Ringo Starr prend la place de Pete Best à la batterie. Le groupe va alors enchainer les titres et les hits, « Love me do », Please, Please me », « She Loves You ». C’est une véritable déferlante et la beatlemania s’abat sur le monde. Mais c’est seulement en 1965 que les Beatles sortent Rubber Soul (leur cinquième album) qui ouvre la voie à des sujets plus profonds et au début des expérimentations sonores qui se poursuivront en 1966  sur l’album suivant Revolver.

Pendant ce temps les Rolling Stones (en 1962) puis les Kinks (1963) et enfin les Who (1964) se forment à Londres. Les Stones sortent leur premier album éponyme le 17 mars 1964 après que Dick Taylor se soit casser à l’Automne 62 pour aller fonder les Pretty Things groupe à la musique nettement plus nerveuse s’il en est et qu’on gratifie parfois d’avoir initier ce que sera le punk. Sur l’album les titres sont pour la plupart des reprises et c’est avec (I can’t get no) Satifaction qu’ils explosent vraiment et que leur image de mauvais garçons se forge. Une seconde légende est en train de naître. Les prestations endiablés de Mick Jagger sur scène et les frasques du groupe en dehors achèvent de bâtir le mythe.

De leur coté, les Who (Pete Townshend, John Entwistle et Roger Daltrey) issus de la banlieue ouest de Londres vont s’associer à un jeune batteur du nom de Keith Moon qui va insuffler l’énergie qui manquait au groupe. Fin 1965 « My Generation », titre sur lequel Roger Daltrey, sous l’emprise d’amphétamines, alors la drogue du moment (même les Beatles en prenaient pour tenir leurs premières prestations lorsqu’ils écumaient les clubs de Liverpool), chante avec un fort bégaiement, se vend à 300 000 exemplaires. Les Who continueront de sortir des tubes tous plus hargneux les uns que les autres. Les Who c’est avant tout la violence au service de la musique. Les Kinks auraient pu devenir aussi célèbres si leur leader, Ray Davies, n’avait pas été aussi déjanté. Ils arriveront tout de même à sortir un des hymne les plus fabuleux du Rock j’ai cité le fabuleux « You Really Got Me », morceau monstrueux de simplicité s’il en est mais qui dépote sérieusement pour l’époque.

Outre-atlantique un groupe dont les origines se fondent dans le folk se permet le luxe de reprendre « Mister Tambourine Man » de Dylan. Ce groupe c’est The Byrds. Ils sont cinq et sont en mesure de sonner la réponse américaine. Une réponse qui sera d’autant plus appuyée par le « Sound of silence » électrifié de Simon & Garfunkel. La Grande Bretagne n’est pas exempte de chanteur Folk et c’est un écossais connu sous le patronyme de Donovan qui fait irruption de la meilleure des manières, c’est à dire grâce à son talent.

Mais 1966, c’est également l’année où sort l’album des Beach Boys, « Pet Sounds » considéré comme l’un des meilleurs albums de l’époque et certainement celui de l’année. Aujourd’hui on parlerait d’album pop-rock mais les arrangements étaient réellement très novateurs pour l’époque et même si le son a vieilli aujourd’hui, il est incontestable que ce disque recèle d’excellentes idées qui pousseront les Beatles à tenter de faire mieux. Ce sera chose faite en 1967 avec « Sergent pepper’s lonely hearts club band » qu’on peut considérer comme l’un des premiers concept-album avec le « Days of Future Passed » des Moody Blues. Les Beatles s’attelleront  à des morceaux courts mais riches de bidouillage au niveau sonore alors que The  Moody Blues s’adjoindront l’aide d’un orchestre symphonique.

En 1967 explose littéralement le mouvement psychédélique et des groupes comme Pink Floyd pour la Grande Bretagne ou Jefferson Airplane et Grateful Dead pour les Etats-Unis (à San Francisco). En Amérique du Nord ce ne sont pas les seuls groupes à officier dans le genre, The Doors tintent également leur blues d’un soupçon de psychédélisme et leur premier album éponyme se révèlera être un vrai bijou. Intéressant de noter que ce groupe tient son nom d’un essai de l’écrivain Aldous Huxley, également consommateur de LSD, The Doors of perceptions.

D’autres groupes comme The 13th Floor Elevator, Love ou encore The Soft Machine évoluent dans un son plus blues avec des guitares aux sonorités plus acides, on ne tardera pas à parler d’Acid-Rock. La musique répétitive, quasi mécanique de The Soft Machine est certainement l’une des briques qui conduira des années plus tard à la musique électronique.

Le LSD, psychotrope hallucinogène puissant, synthétisé la première fois par Arthur Stoll et Alfred Hoffman, contribua considérablement à l’éclosion et au développement de cette musique. Ils peuvent donc en être remercié même si comme à chaque fois l’usage de drogues entrainera des dommages collatéraux non négligeables (overdose, psychoses). Le LSD était à cette époque considéré comme un moyen d ‘explorer un autre univers, psychédélique, où tout est permis. La volonté d’être libre se fera notamment ressentir dans la musique des Doors, mais également pour toute une génération de jeunes gens. Le mouvement hippie sera porté par cette drogue et les groupes psychédéliques.

En Angleterre deux génies de la guitare ont éclos, l’un noir, Jimi Hendrix, se laissant également aller aux expériences psychédéliques dont il imprègne ses prestations guitaristiques et l’autre, blanc, Eric Clapton resté proche du blues mais revisitant totalement le son des guitares. Les deux jeunes gens n’auront de cesse dans cette période de s’influencer et de se surprendre mutuellement. Les deux individus ne tarderont pas à sombrer dans la drogue et l’alcool et seul l’un d’entre eux trouvera la porte de sortie. Clapton aura la chance d’officier dans quelques groupes avant de s’arrêter un moment chez Cream.

En France les jeunes sont dans la rue lors des « évènements » de mai 1968.  Peut on croire que ce sont les paroles des chansons de la génération yéyé qui les aient pousser là…?? Difficilement, tellement c’est niais, inconséquent et issu du mouvement teen-idols américain. Les Etats-Unis commencent déjà à nous envoyer de la merde dès cette époque et autant vous dire que ce n’est qu’un début.

Heureusement 1969 sonnera un vent de renouveau. King Crimson jeune groupe mené par Robert Fripp sort son premier album nommé In the court of the Crimson King. Il s’agit d’un album autoproduit aux multiples influences (rock, classique, jazz, musique contemporaine) qui donnera naissance au rock progressif. Le pas leur sera emboité par les Beatles avec l’album Abbey Road.

De son coté Jimmy Page monte un groupe au son nettement plus plombé et beaucoup plus influencé par le blues : c’est Led Zeppelin. Ils ont d’abord commencé par s’appeler les New Yardbirds mais le batteur des Who leur prédisant un avenir aussi tragique que les fameux dirigeables leur proposa de renommer le groupe : chose faite. Ils sortent un premier album éponyme et inventent ce qui deviendra dès lors le Hard Rock.

Cependant la révolte gronde! N’entendez vous pas MC5 et son « Kick out the jam » ou encore The stooges et ce « I wanna be your dog » appeler au soulèvement du peuple. Les instigateurs du mouvement punk sont à chercher de ce coté, du coté d’une musique violente, incisive aux chanteurs sans dieu ni maitre, allant jusqu’à susciter la haine de l’auditoire pour Iggy Pop.

C’est ainsi que s’achèvent ces 5 années de liberté. Le retour à la réalité sera dur… très dur.

Par Fremen10

~ par bioprof sur octobre 10, 2010.

Une Réponse to “Story of rock : 1965 – 1969”

  1. […] : Merci au Blog du Fremen, à qui nous empruntons ce visuel et dont nous vous conseillons les pages fort bien renseignées. […]

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