Lectures trimestrielles #6 & #7

Lire sur la plage

Ami(e)s avides de lectures,

ce n’est pas un, ce n’est pas deux ouvrages, ce n’est pas une chronique mais bien deux que je vous propose… et tous ça pour rien. Enfin si, le plaisir de vous faire partager des ouvrages, le plaisir ou le déplaisir de mes lectures et plus si affinité (j’ai une tendance à l’égarement en ce moment). Une fin d’année et des vacances en roue libre m’auront permis de dépenser une partie du butin amassé durant l’année dans l’achat de bouquins entrainant chez moi l’irrépressible envie de lire. Rien de neuf sous les tropiques en fait.

Une fois n’est pas coutume c’est un thriller qui ouvrira cette double chronique :

La rédemption du marchand de sable de Tom Piccirilli

Eddie Whitt est un père inconsolable qui a perdu sa fille, assassinée par un individu surnommé KILLJOY. Si cela n’était pas assez, la femme de Whitt vit désormais dans un hôpital psychiatrique grâce à l’aide financière du père de celle-ci. C’est donc avec un homme qui a tout perdu que nous allons vivre la recherche de l’assassin, un assassin qui après avoir fait vingt et une victimes s’est décidé à kidnapper des enfants pour les placer dans de nouvelles familles. Autant dire que le gars ne tourne pas rond. Le rythme est soutenu et les rebondissements se font réguliers mais pas forcément marquants.

En fait je m’attendais à un livre haletant me plongeant dans la folie d’un tueur en série un peu comme dans Un tueur sur la route de James Ellroy et c’est en fait dans le profond mal-être et le déséquilibre de Whitt que l’on se retrouve. Les quelques chroniques glanées de ci de là m’avaient laissées l’impression d’un ouvrage incroyablement profond alors qu’en fait tout va très vite, trop vite et que seule la psychologie de Whitt se retrouve explorée jusque dans ses crises si singulières. J’ai tenu bon, me suis accroché aux grosses ficelles de la narration jusqu’à une apogée scénaristique voulant marquer la fin de la quête et la fin du livre et qui finalement enfonce le clou sur la rapidité d’exécution, sur un final qui ne laisse place qu’à l’oubli de l’histoire. Vite lu, vite déçu… S’il fallait un livre que je ne conseille pas ce serait celui-là !!

Ubik de Philip K. Dick

Étrange ouvrage que celui d’UBIK dont les premières phrases sont celles d’une publicité pour un produit encore inconnu

Les amis, tout doit disparaître !
Nous soldons la totalité de nos Ubiks électriques, silencieux, à des prix défiant tout concurrence.
Oui nous liquidons l’ensemble de nos articles.
Et n’oubliez pas que tous les Ubiks de notre stock ont été utilisés conformément au mode d’emploi
.

Peut être que Joe Chip le héros de cet ouvrage aurait voulu connaître le produit plus tôt lui aussi. Toujours est-il que Joe Chip est un looser mais un looser qui bosse pour une des plus grosses agences de service psi ! Et principalement dans la contre-mesure psi si vous voyez ce que je veux dire. Tout porterait à croire qu’il va continuer de vivre une vie désastreuse dans ce monde horrible où même ouvrir la porte de chez soi nécessite de glisser de l’argent dans la fente. Seulement, une rencontre incroyable avec une jeune femme des plus singulières va changer le champ des possibles. Alors que ce fragment de l’histoire se met en place, son patron, M. Runcinter, lui s’évertue à maintenir sa femme entre la vie et la mort dans un établissement baptisé du doux nom de Moratorium tout en se démenant pour comprendre où disparaissent des psis identifiés depuis longue date.

Alors qu’une mission des plus importantes et des plus étranges s’amorce, c’est le boum fracassant qui fait s’effondrer le déroulement classique de la narration et s’écrouler le monde qui les entoure. A ce moment de l’histoire il devient difficile de discerner la part de réalité de la part rêvée, l’activité de la passivité… il devient difficile de savoir où tout cela nous conduit et quand ça s’arrêtera. Ubik s’offre enfin à nous pour nous sortir du rêve mais est-il judicieux de vouloir en sortir ? Est-il encore possible d’en sortir? Est-il encore possible de s’en sortir ?

Voilà un ouvrage rondement mené qui n’est certainement pas dans les canons de la littérature de part son style simple et épurée, sans fioriture stylistique, mais qui a le don de vous mettre le doute. Quid de la réalité ? Voilà peut être la vraie question du livre. Ici comme dans toutes son œuvre, Dick joue avec elle, avec la définition du réelle et la perception qu’on en a. Il nous entraine alors dans un récit qui joue sur cette dérive de la réalité… ou de sa perception.

Mais qu’est donc Ubik ? Vers où et quand se dirigent-ils ?
Suis-je vivant ? Voilà donc la vraie question…

Le mythe de Chtulhu de H.P. Lovecraft

Il s’agit d’un recueil de six nouvelles du maître des récits de dark fantasy, qu’on pourrait traduire en français par récits fantastiques, horrifiques.

La première nouvelle, L’appel de Chtulhu, repose sur le récit du défunt Francis Wayland Thurston, dont les notes retrouvées nous entrainent dans les profondeurs d’une sombre mythologie où les paroles des vivants affrontent les écrits des morts. On avance pas à pas, guidé par un style dont il n’est rien à redire.  Cette première nouvelle est un franc succès de bout en bout.

Par delà le mur du sommeil, nous invite à nous confronter à l’horreur. Celle d’un homme pour les uns, d’une bête pour les autres, vivant à la lisière de notre monde et d’un autre, cauchemardesque celui-ci. C’est donc la folie qui l’habite, une folie qui le conduira au pire, une folie dont il ne reviendra pas.

La tourbière hantée, est certainement l’endroit qu’on ne voudrait connaître, l’endroit qu’on éviterait si l’on savait. Malheureusement ils ne savaient pas.

La peur qui rôde, c’est celle qui est là, toute proche, qui nous enveloppe progressivement dans sa robe, dans son manteau et qui ne daignera plus nous laisser seul. C’est la sensation de n’être jamais seul, la sensation que celui qui vous parle n’est pas celui qu’il prétend être, la sensation que quoi qu’il arrive vous êtes déjà perdu.

La couleur tombée du ciel, c’est celle qui se nourrit des autres, qui les vide puis s’en sépare. Lovecraft a le don de transformer un évènement magique en malédiction.

Celui qui chuchotait dans les ténèbres, à qui s’adresse-t-il? Qui est-il? La découverte de son existence, de l’existence des autres va tout changer dans ces terres reculées. Mais un homme veut savoir, un homme veut comprendre. Est-il prêt à en payer le prix ?

Ce recueil se conclu sans doute sur la meilleure nouvelle, une des plus angoissante, une des mieux menées qui nous pousse à vouloir en savoir plus comme les protagonistes de cette histoire. Un ouvrage que je recommande vivement aux amoureux de Lovecraft s’ils ne connaissent déjà et à ceux qui veulent vivre quelques moments accrochés à leur livre.

2001 L’odyssée de l’espace de Arthur C. Clarke

Des fois on se décide à s’attaquer aux vieux piliers de la S-F en se disant « Après tout qu’est-ce que je risque ? ». C’est vrai pas grand chose, si ce n’est d’être déçu, désappointé, tout tourneboulé par ce que vous venez de lire. En plus j’ai fait comme beaucoup la boucle à l’envers en commençant par le film de Stanley Kubrick. Déjà qu’il n’y avait pas unanimité pour l’œuvre cinématographique autant vous dire que c’est finalement assez casse-gueule d’aller se fader le ridicule livre de poche… A sa vision, à sa faible épaisseur, je me suis dis que je n’allais pas forcément en savoir plus à la fin.

On peut dire sans se tromper que le livre se découpe grosso modo en 4 parties :

La première partie concerne l’arrivée du monolithe ou BDO (Big Dumb Object) sur Terre et de son intervention dans l’évolution de l’espèce humaine. Cette partie est à mon sens plus claire dans le livre et plus intéressante qu’elle n’est dans le film. On pourra regretter l’absence de l’ellipse cinématographique la plus fameuse sur le papier. Ouais je sais, c’est pas possible sur le livre papier. Note aux gars qui s’occupent de porter l’ouvrage sur supports numériques… l’ellipse les gars, l’ellipse!

La seconde partie est en quelque sorte le prélude au voyage stellaire. La rencontre entre certains protagonistes est plus intéressante encore une fois dans le livre. On s’arrête mieux sur certaines rivalités. On se retrouve une nouvelle fois en présence d’un Monolithe autrefois enfouie sous le sol de la lune et qui visiblement ce serait réactivé depuis peu. Est-ce le même qu’à l’aube de l’humanité ? Comment le savoir ?

La troisième partie est le voyage spatial en lui même. Il est développé en 3 parties qui malheureusement pour le coup ne suffisent pas à approcher le brio développé par Kubrick dans son film. L’I.A se nomme CARL et ressort bien moins inquiétante dans le livre qu’elle n’est dans le film. HAL 9000 lui était flippant avec son œil rouge et sa voix qui bien qu’humaine ne laissait paraître aucune empathie. Pour le coup, si un rôle  fut formidable c’est bien celui-là. Du coup le retour au papier est encore une fois assez frustrant et malgré les pages dévouées à nous maintenir en tension ça ne prend pas. Le récit reste toutefois intéressant, et puis on attend la fin. C’est donc avec David Bowman, Franck Pool et l’I.A CARL que nous nous dirigeons à la rencontre d’un BDO aux alentours de Jupiter, planète peu hospitalière vous en conviendrez. Le voyage semble se passer pour le mieux jusqu’à ce que le doute s’installe. Que fait CARL ? Nos deux voyageurs spatiaux vont devoir s’employer du mieux qu’ils peuvent pour accomplir leur mission et tenter de neutraliser le cerveau du vaisseau.

La quatrième partie (partie 7 dans le livre) nous amène au-delà du monolithe. Comme je n’ai personnellement pas l’habitude de prendre des acides pour comprendre ce qui se passe à l’écran (de façon implicite bien-sûr) je n’ai pas forcément tout saisie à la fin du film malgré mes quelques visionnages. J’attendais donc beaucoup de cette partie libératrice et quelle ne fut pas ma surprise de ne pas forcément tout comprendre non plus. Pour le coup je me suis senti un peu con-con, si si! Alors pour l’image de l’éternelle recommencement, du fait de transcender sa condition d’être humain, j’y suis mais pour le reste pas sûr.

Au final on se retrouve avec un bouquin peu équilibré. L’auteur aurait pu faire l’effort de développer un peu plus la psychologie des personnages qui restent à mon sens trop superficiel et ne disposant que des bases dont nécessitent le récit. L’idée du monolithe comme entité douée d’intelligence et intervenant à intervalles réguliers est plutôt intéressante mais on reste méchamment sur notre faim. Je ne suis pas pour tout donner tout cru au lecteur mais je ne suis pas non plus pour le laisser dans la plus grande ignorance. Il ne reste plus qu’à savoir si j’aurais le courage de me taper 2010, 2061, et 3001 pour en savoir plus… rien n’est moins sûr!

La trilogie Chromozone de Stéphane Beauverger

La trilogie chromozone se situe dans un avenir pas si lointain, dans lequel le virus informatique Chromozone aurait frappé tout le cyberespace dans un premier temps pour ensuite se propager aux autres formes de technologie comme la télévision (est-ce réellement un mal ?). Vous l’aurez compris on se situe donc dans un récit cyber-punk. Bien que l’ouvrage se réfère au cyber-punk il se tourne  plus vers un récit post-apocalyptique du fait de la construction de micro-sociétés : une sur l’ile d’Ouessant (Enez Eussat), celle sur le continent en face (Brest), une autre établie à Marseille et une dernière se situant à Berlin. Chacune présente évidemment ses caractéristiques.

Tome I : Chromozone

Le premier tome de la trilogie nous tire le portrait des protagonistes de notre histoire. Il permet de se familiariser avec les lieux, de comprendre ce qu’il se trame de chaque coté. Les communications sont réalisées grâce à un système faisant appel aux phéromones appelé pheromunication. Un homme se trouve être à Marseille un récepteur de toutes les informations transitant au dehors. C’est homme nu c’est Khalil, et il se trouve qu’il sera un des piliers des bouleversements qui vont avoir lieu dans la citée phocéenne. De l’autre coté de la France, à la pointe du Finistère sur l’île d’Enez Eussat tentent de survivre une flopée de  miséreux sous le joug des nationalistes celtes, des brutes épaisses, impliqués dans une sale histoire. A Berlin un homme tente de trouver la solution pour relancer la société, contourner le chromozone, l’isolé. Lui aussi trempe dans une sale histoire.

Cette sale histoire sera responsable de la curée. Le sang coulera et c’est l’odeur de la carne qui empuantira l’air.

Tome II : Les noctivores

Le pire a eu lieu. Les micro-sociétés tentent de s’en remettre comme elles peuvent, soumises aux différentes factions de ci de là. Mais à Lourdes un enfant semble doté de la capacité d’annihiler tout ennemi de par ses suppliques. Il se nomme Cendre, c’est le seul fait dont il semble véritablement sûr, lui enfant naïf. Cependant son destin ne s’accomplira pas à Lourdes mais loin de là. Il se retrouve vite objet de convoitise et une lutte s’engage pour s’en accaparer. C’est alors que font irruption les noctivores, individus qui n’en sont plus car appartenant à une même noosphère. Ce que sait l’un d’entre eux est partagé par la communauté entière et la décision est prise par consensus. Quelle sensation horrible que de sentir son esprit se remplir de la pensée des autres et de se plier à la volonté du plus grand nombre.

Tome III : La citée nymphale

Dernier tome de ce triptyque cataclysmique et prophétique, Stéphane Beauverger nous ramène du coté de Paris désormais baptisé Parispapauté. Si vous êtes infecté par le chromozone et que vous cherchez la rédomption c’est ici qu’il faut venir. Le jeune cendre, mutant proclamé, s’occupe d’absoudre ces repentis en leur offrant la mort. La solution pour expurger les individus du virus autrefois virus informatique est tout simplement radicale.

Les noctivores n’ont pas abandonné l’idée de s’emparer de cet enfant déjà condamné. Quel intérêt peuvent-ils avoir à se l’approprier ? Lucie, sa garde du corps et amante, autrefois une enfant, va se retrouver embarquée dans une fantastique épopée destinée à la protéger coûte que coûte !

L’engrenage se déroule, tout s’entremêle et pourtant les lignes du récit se rejoignent jusqu’à une fin en crescendo. Stéphane Beauverger nous a offert là une vision française de ce que pourrait être  la reformation de petites communautés  après un incident majeur, destructeur de la société moderne, symbolisé par la propagation d’un virus informatique à l’ensemble du système, son extension à l’espèce humaine, l’altération irrémédiable de ces micro-sociétés et l’établissement de plusieurs ordres nouveaux. L’un est basé sur la technologie et un esprit communautaire qui ne semble pas être la solution idéale. Les deux autres reposent sur la foi,  en un prophète dans la première version et en un sauveur dans le second cas. D’autres communautés semblent plus éloignées de ces modèles même s’il y a toujours un élément qui traine les rattachant à l’un ou l’autre des modèles. La neutralité des marchands est respectée et toute cette histoire pourrait facilement trouver racine dans l’histoire présente et passée.

Le cycle des Robots d’Asimov

Il était temps pour moi d’en finir avec le cycle des robots. Non pas que je n’y pris aucun plaisir, mais plutôt que toutes les bonnes choses ont une fin… fin se prolongeant vers le cycle de fondation, déjà achevé précédemment. Il était temps de dire au revoir à Elijah Baley et à R. Daneel Olivaw

Tome 5 : Les robots de l’aube

Elijah Baley, notre fameux enquêteur terrien est désormais devenu un héros grâce à la résolution du crime commis dans Face aux feux du soleil. Il est désormais de grade C-7 et utilise cette position pour former un groupe de personnes capables de vivre à l’« Extérieur » alors que la totalité des Terriens vivait jusqu’alors sous terre au point de devenir agoraphobes. Il tente ainsi de préparer des personnes dont son fils Bentley à quitter la Terre pour coloniser d’autres planètes.

S’il ne s’agissait que de cela il serait ardu de lire ce roman jusqu’au bout. Mais heureusement pour le lecteur Elijah va de nouveau être chargé d’une enquête difficile (C’est pour ça qu’on l’aime). Il est envoyé sur Aurora pour élucider le « roboticide » de l’un des deux seuls robots humanoïdes  jamais fabriqués, R. Jander Panell. Le second, R. Daneel Olivaw, se retrouve une nouvelle fois son assistant au cours de cette enquête. Comme à l’accoutumé sa présence n’est pas forcément la bienvenu même si cette fois ce sont Aurora et son Président qui l’ont réclamé sur une idée du roboticien Han Fastolfe.

Le robot a visiblement été « tué » par « gel mental », l’induction dans ses circuits logiques d’une contradiction insoluble, ce qui provoque irrémédiablement l’arrêt d’un robot positronique. Or la seule personne capable de provoquer ce gel mental, n’est autre que le concepteur de Jander : le Docteur Fastolfe, qui jure être le seul capable de le faire, mais qui nie l’avoir fait. Celui-ci contre toute attente est l’un des rares Spaciens à espérer que les Terriens prendront de nouveau la voie de l’espace pour s’étendre pour la seconde fois dans la galaxie, jugeant que les mondes spaciens sont en stagnation, voire sur le déclin.

Mais tout est bien plus emmêlé qu’il y parait et l’intrigue politique se révèlera vite être de première importance sans deviner pour autant s’il s’agit de la cause du gel mental du robot.

Un roman haletant qui se lit bien et qui nous permet d’aller plus loin sur la perception des rapports entre humains et robots. Asimov nous donne toujours des fils ténus à suivre pour tenter de résoudre l’enquête mais il faut toujours aller plus loin et se creuser les méninges. Asimov prend le parti de prendre le lecteur par la main tout en l’obligeant à réfléchir constamment. C’est définitivement sa force.

Tome 6 : Les robots de l’empire

N’y allons pas par quatre chemins ; ce roman n’est pas indispensable ! En effet, bien que ce livre soit inclus dans le cycle d’Elijah Baley, celui-ci n’est pas « physiquement » présent dans l’histoire car ce dernier est mort et nous sommes donc en la présence de l’un de ses descendants.  L’œuvre de colonisation qu’il avait entrepris a avancé et les humains se sont désormais étendu sur d’autres mondes.

L’un des personnages principaux est donc le descendant d’Elijah Baley à la 7ème génération et s’appelle D.G. (D : Daneel, G : Giskard) Baley, en honneur aux deux robots éponymes qui ont travaillé avec Elijah. Cette fois ci, il n’y a pas de véritable enquête, et c’est là que le bas blesse. Nous suivons Daneel et Giskard qui ont la perception que quelque chose se trame contre la Terre et qui tentent de l’arrêter. Le principal suspect est le roboticien spacien Amadiro (déjà rencontré dans le roman précédent), qui, contrairement à son rival Fastolfe, prône une politique anti-terrienne. Amadiro a pris le poste de Directeur de l’institut de robotique d’Aurora et vise celui de président. Les deux robots essayent de comprendre le plan mis en branle et tentent de l’entraver, mais ils sont sans cesse limités par les trois lois de la robotique et doivent donc agir par le biais des autres protagonistes. Nous retrouvons également Gladia Solaria propriétaire de nos deux comparses qui aura elle aussi son rôle à jouer dans cette aventure.

Ce livre permet de faire le lien avec le cycle de Fondation et complète l’œuvre d’Asimov. On y retrouve la planète Solaria qui joue également un rôle dans le cycle de Fondation. On y découvre également une information qui conduira à la quête menée par les héros des deux derniers tomes du cycle de fondation. Au delà de ça il n’est pas question d’avancer aussi rapidement dans cette ouvrage que dans le précédent : moins de rythme, de suspens ou encore d’intrigue. Difficile de s’éprendre de ce livre. A ne conseiller qu’à ceux qui veulent toujours faire durer un petit peu plus longtemps l’aventure.

Il y a de quoi faire pour un été je pense.

Sur ce, bonnes lectures… que le plaisir soit avec vous !

Par Fremen10

~ par bioprof sur juillet 13, 2011.

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