L’espèce humaine face à une urgence.

•avril 19, 2014 • Laisser un commentaire
Au crépuscule de l'espèce humaine ...

Au crépuscule de l’espèce humaine …

Salut à toi arpenteur du web, agriculteur bio, blablateur polyglotte, ou décideur politique (ici échoué),

C’est alors que le 5ème rapport du GIEC vient d’être publié sur les trois volets du réchauffement climatique (les causes physiques du réchauffement global, la vulnérabilité des écosystèmes et des systèmes socio-économiques et enfin les moyens de prévention et d’atténuation des effets du réchauffement climatique) et que la NASA s’inquiète d’un effondrement probable des sociétés industrielles que je te propose de comprendre simplement pourquoi notre système n’est plus viable.

Dans un premier temps, il est nécessaire de faire un tour d’horizon de l’ensemble des problématiques auxquelles l’humanité a à faire face si elle veut perdurer.

C’est ce que ce propose de faire  le film d’animation « Sans Lendemain », réalisé par Dermot O’Connor et produit par Incubate Pictures. Il aborde, de façon très pédagogique et accessible à tous, toute une série de problématiques liées à la croissance de notre système économique. Le réalisateur américain Dermot O’ Connor analyse de façon très pointue notre façon de consommer et synthétise les données sur les ressources énergétiques.

Ce film permet de mettre facilement en évidence la limitation des ressources fossiles et autres dans un monde fini, l’inanité du système économique actuel et le problème d’une population sans cesse croissante.

Une fois que l’on a vu cette petite vidéo il est évident qu’on ne peut rester insensible. On peut soit nier le constat qui est fait soit l’accepter et se demander comment est-il possible de changer tout ça. Et c’est d’autant plus difficile que nous devons de concert lutter contre le réchauffement global (les différents indicateurs pour les quelques sceptiques qui existeraient encore) et modifier nos sociétés en profondeur (l’un pouvant très bien s’accorder avec l’autre).

C’est dans ce cadre précis qu’il y a besoin de l’expertise d’énergéticien et je dirai même plus de personnes ayant une vision globale des systèmes complexes.

Dans sa conférence, Jean-Marc Jancovici met en évidence les problèmes de la double contrainte carbonée à laquelle nous devons faire face :

1 – Le relâchement de dioxyde de carbone dans l’atmosphère.
2 – La dépendance de nos économies au charbon, au gaz et au pétrole surtout.

En ce qui me concerne je peux donner des pistes de réflexion sur la façon de faire face à ces problématiques.

  1. Consommer avec raison : Il faut moins consommer (que ce soit de la nourriture ou des biens) et consommer des produits ayant une plus longue durée de vie et utilisant moins d’énergie.
  2. Consommation de proximité : Il faut privilégier les circuits courts qui sont moins consommateurs de carburant et donc d’énergie.
  3. Production de proximité : Le point -2- implique une relocalisation des industries et d’une grande partie de l’agriculture.
  4. Maitrise de l’impact sur l’environnement : Ce sera évidemment une source de pollutions (industrielles et agricoles) et il faudra donc les soumettre à des lois très strictes les obligeant à produire de l’énergie (solaire, géothermique ou éolienne) par leurs propres moyens. Cela implique également  de sortir de l’agriculture intensive et de produire de façon plus écosystémique.
  5. Redéploiement des populations : La conséquence de tout cela sera un redéploiement géographique de l’ensemble sur la France et sur les autres pays permettant une meilleure répartition des populations et un épuisement moindre des sols, des nappes phréatiques et des ressources à la condition irrévocable de …
  6. Maitriser la population (mondiale) : Permettre la décroissance des populations en arrêtant les politiques natalistes et en subventionnant par exemple les deux premiers enfants dans une famille mais ne fournissant aucune aide financière dans le cas d’une liberté de choix assumée d’avoir un autre enfant. Cela entrainera inévitablement des réformes structurelles comme celle du financement des retraites en France.
  7. Il faut sortir de l’économie carbonée : Le point -3- obligeant les industriels à produire leur énergie avec des énergies renouvelables est un moyen de faire abaisser les coûts de production pour les particuliers qui pourront alors avoir accès plus facilement à ce genre d’équipements. Il est alors possible d’imaginer une production énergétique décentralisée et gérée par le système de smart grid. Sortir du nucléaire n’est pas envisageable pour l’instant ce qui ne doit pas empêcher de réfléchir à un moyen futur de remplacer nos centrales par des centrales utilisant les déchets (concerne les pays ayant des déchets en très grande quantité comme la France) d’une part ou d’autres centrales utilisant du Thorium (concernerait l’Inde par exemple).
  8. Séquestration du dioxyde de carbone : Il faut évidemment séquestrer le dioxyde de carbone de l’air en le réinjectant dans les nappes vidées de leur pétrole ou de leur gaz (cela nécessite de la recherche et du développement) et de reboiser de façon importante avec les essences appropriées pour que le dioxyde de carbone soit naturellement séquestré par les forêts.
  9. Maintient de la biodiversité : Cela permettra de redonner des espaces de vie à de nombreuses espèces en voie de disparition et de limiter l’acidification des océans qui nuit à la reproduction des poissons et à la bio-formation de carbonate de calcium (pour les coquilles) autrement appelé calcaire !

Bonne réflexion et bon week-end.

Par fremen10

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Un web documentaire qui se veut libre.

•novembre 21, 2013 • Laisser un commentaire

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Chères lectrices et chers lecteurs,

Je fais mon retour avec No Es Una Crisis, un excellent documentaire de Fabien Benoit et Julien Malassigné traitant de la situation politique et économique en Espagne dans le sillage du mouvement des Indignés.

L’intérêt de ce web-documentaire tourne autour du fait qu’il balaye tous les aspects de la « crise de 2008 » et de ses conséquences et nous invite à écouter des points de vue contradictoires et souvent dissonants de ce que vous avez l’habitude d’entendre.

« No es una crisis » propose une plate-forme interactive dont les quartiers de Madrid, aux noms évocateurs, sont le fil conducteur. Le quartier « mirage » confronte l’illusion du boom immobilier à une réalité où plus de 500.000 personnes, insolvables face à leurs crédits des banques, ont été expropriées depuis 2007.

Échappons nous à Valdeluz, ville aux gages futuristes et paradisiaques qui n’est aujourd’hui qu’un désert en béton abritant quelques centaines de familles et quasiment coupée du reste de l’Espagne. Cette ville, c’est le mirage espagnol, le mirage immobilier.

Écoutez cette vieille femme haranguer les citadins qui s’attardent distraitement devant le campement de « caja Madrid » et qui les enjoint à signer les pétitions contre les expulsions.

Prêtez l’oreille à ce que disent les journalistes qui tentent de dénoncer la situation ou plus simplement de faire leur travail. Il me semble que leurs propos font échos à ce que de plus en plus, en France, nous mettons en avant sur la classe politique et le monde médiatique. Le but n’est pas d’être parano mais bien de comprendre comment se font les rapprochements, quels sont les points d’achoppement de ces processus de convergence entre médias, politiques et grands groupes (industriels .. ou pas.).

L’autre intérêt de ce web-documentaire est qu’il est diffusé sous licence Creative Commons BY-SA, c’est à dire que les images, les sons et les sous-titres, sont réutilisables librement à condition de citer les auteurs et de conserver les œuvres dérivées sous la même licence.

Autant dire que les journalistes ont fait ici d’une pierre deux coups. Les puristes me feront remarquer que ce web-documentaire est sous flash, et donc sous un format propriétaire fermé. Qu’à cela ne tienne, les auteurs ont décidé de libérer totalement leur travail en faisant appel à la communauté (voir cet article [FR]).

Que ce soit au travers du fond ou de la forme, ce qu’il faut retenir c’est l’esprit combatif qu’il faut avoir, le fait de ne pas vouloir se résigner et de trouver des solutions.

Si nous voulons un autre futur il faudra bien que les peuples finissent par se prendre en main. Partout le modèle s’essouffle, partout ce sont les mêmes symptômes et partout une grogne qui monte. Il faut en faire une énergie positive et la canaliser pour produire le monde dans lequel nous voulons vivre et plus dans celui qu’on nous impose ! Cela nécessite une prise de conscience globale et un investissement de chacun.

Where there is a will there is a way !

Par Fremen10

Sécurité informatique

•juillet 12, 2013 • Laisser un commentaire

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Possesseurs d’ordinateurs connectés à internet, de tablette ou de smartphone dernier cri, cet article vous concerne.

Depuis les révélations de l’ancien analyste de la National Security Agency (NSA), Edward Snowden, sur l’utilisation d’un logiciel nommé Prism, il règne une certaine émotion aussi bien chez le simple citoyen que chez les décideurs de ce pays. Le fait que des écoutes aient été opérées sur les membres du parlement européen ou même sur des représentants français à Washington n’étonneront, en fait, que les plus naïfs.

De quoi s’agit-il concrètement ? Tout simplement d’une surveillance très poussée des moyens de communication numériques (liés à Internet ou aux réseaux de téléphonie mobile) grâce à la collecte et à l’analyse, depuis des années, des données laissées en ligne par des millions de personnes aux Etats-Unis et ailleurs dans le monde.

Prism fonctionne comme un moteur de recherche permettant à la NSA d’interroger une masse de données et de métadonnées, agrégées, considérable, et ce, quasiment en temps réel, afin de rechercher un nom, un lieu, une date, etc., dans les mails, messages instantanés, communications vidéos ou autres documents.

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Il se trouve que ce logiciel jouit d’une sorte d’accès privilégié aux services des entreprises suivantes (sans pour autant passer par des backdoors (portes dérobées) selon ces mêmes entreprises) : l’opérateur téléphonique Verizon, AOL, Apple, Facebook, Google, YouTube, Microsoft, Skype, Paltank et Yahoo!.

Alors forcément si on est utilisateur du moteur de recherche de Google, qu’on possède un compte Gmail et qu’on utilise youtube et d’autres services de Google sous un système d’exploitation Ios (Apple) ou Windows (Microsoft) et qu’en plus on possède un compte Facebook on a de quoi tirer la gueule. Si vous travaillez dans une grande entreprise et que celle-ci est stratégique (Airbus par exemple) on tire la gueule deux fois plus !!

Du coup, la chaine Youtube ThinkerView a interviewé Eric Filiol durant Hack In Paris 2013 et lui a demandé de nous en toucher deux mots. Ce monsieur est un ponte en cryptologie, cryptanalyse et virologie informatique. Il a travaillé pour la DGSE et est maintenant professeur-chercheur et chef de laboratoire de virologie et de cryptologie informatique. Autant dire que le bonhomme sait de quoi il parle et que c’est donc bien plus important de l’écouter lui que de devoir se taper une dizaine d’articles de journaux dans lesquels il faut faire la part des choses et réaliser soi-même une synthèse pour en tirer quelque chose de convenable.

Merci à ThinkerView pour cet entretien.

Lors de l’échange avec Eric Filiol il y a plusieurs éléments qui m’ont marqué dans son discours :

  • Son discours est celui d’un militaire, de quelqu’un de raisonnable, attaché à la loyauté (et d’un nostalgique du Général de Gaulle, à tort ou à raison).
  • Il parle avec franchise, s’appuie sur des faits et se montre clairement pragmatique.
  • Il fait un constat terrible qui pourrait également s’appliquer au monde de l’éducation.
  1. Il y a un problème de formation de nos élites qui privilégient toujours les sciences humaines, la littérature et l’économie face aux sciences et techniques. C’est quelque chose que je ne cesse de répéter à mes élèves quand on discute développement durable et prise de décisions. Ces dernières sont faites par des ignorants au sens premier du terme.
  2. Les décideurs ne s’entourent pas des bonnes personnes. Ici il parle des hackers qui ne sont pas assez sollicités et dans l’E.N ont pourrait parler des profs compétents qui sont toujours en poste devant élèves.
  3. Il existe un problème de lobbying et notamment avec le géant Microsoft. Voilà un article [FR] qui illustre cet exemple dans le monde de l’éducation.

Eric Filiol cite également le site https://prism-break.org/ [EN] comme moyen d’instruire à l’utilisation prudente des technologies numériques et pour trouver des solutions alternatives.

Je vais ici vous aider à débroussailler un peu pour ceux qui trouveraient cela fastidieux en leur donnant des exemples que j’utilise personnellement. Pour une meilleure compréhension je suivrai l’ordre donner par le site :

  1. J’utilise Firefox comme moteur de recherche.
  2. J’ai ajouté à Firefox Adblock plus et Ghostery ou Adblock plus et Disconect selon mon système d’exploitation.
  3. Comme alternative au moteur de recherche de Google j’utilise Qwant [FR] qui est français et particulièrement puissant (Il peut être installé dans la barre de recherche en haut à droite dans firefox).
  4. Pour Google Maps le site vous propose OpenStreetMap qui n’est évidemment pas encore au niveau du premier cité.
  5. Pour ce qui est de la messagerie instantanée j’ai utilisé de très nombreux logiciels avant de définitivement me tourner vers Pidgin (que je n’utilise plus que très accessoirement).
  6. Je n’ai jamais eu de compte Skype et une fois racheté par Microsoft autant vous dire que ça me tentait encore moins. N’ayant pas utiliser de service de ce genre je ne donnerai aucun avis.
  7. J’ai malheureusement succombé comme beaucoup à Facebook (par facilité) mais je continu de jeter un œil vers diaspora qui, lui, peine à aboutir. Si ça vous intéresse la mairie de Paris à mis en ligne une application qui sous la forme d’un jeu permet de voir le niveau de protection de vos informations publiées sur Facebook, sur le net. Cela ne protège de rien mais contribue à être sensibilisé sur ses données personnelles.
  8. En ce qui concerne le stockage dans le cloud je possède plusieurs solutions telles que Hubic (développé par OVH qui est une entreprise française) ou Ubuntu One.
  9. Pour le travail collaboratif je proposerai bien Framapad [FR] mais si tout le monde venait à se ruer sur cette solution je ne suis pas sûr que les serveurs seraient en mesure de suivre.
  10. Pour la plateforme de publication un blog wordpress hébergé sur son propre site reste à mes yeux une des meilleures solutions.
  11. En terme de service Email j’ai depuis longtemps laissé ma boite hotmail qui ne se remplit plus que de publicités. Je n’utilise aucun des services proposés et m’abstiendrai donc de donner un avis.
  12. Je n’utilise pas de service permettant de rapatrier mes mails même si j’ai installé Mozilla thunderbird sous windows XP et Evolution (de base) sous Ubuntu GNU/Linux
  13. Je n’utilise pas de service d’encryptage ni de service de payement en ligne !
  14. Je préconise sur les téléphones android d’installer une ROM CyanogenMod
  15. J’ai deux systèmes d’exploitation (la compatibilité de certains logiciels de l’Educ Nat oblige). Un Windows Xp qui fonctionne convenablement et la dernière version de Ubuntu Gnu/Linux LTS (Long Time Support)

Un peu de sécurité ne fait jamais de mal !

Par Fremen10.

Parlons BD : La troisième salve sera la bonne.

•mai 24, 2013 • Laisser un commentaire

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Amies de la bulle et de l’onomatopée, amis du phylactère et du strip (-tease), n’en doutez pas ce quatrième et dernier article, sur mon accession à cette passion sans cesse renouvelée, qui m’habite, vous est tout particulièrement adressé.

En septembre 2004 je peux désormais me venter d’être en possession d’un CAPES de SVT et d’être professeur certifié, stagiaire. Oui monsieur ! Désormais fonctionnaire, je sais que chaque mois ce n’est plus le ciel qui risque de me tomber sur la tête mais un salaire dans la poche. Fort de ce nouveau statut je me vois dans l’obligation de déménager dans cette douce ville du Mans aux alentours de laquelle je devrais faire mes preuves.

J’en profite donc, une fois installé, pour reprendre une habitude d’étudiant débraillé : Aller à la FNAC du coin pour me lire des BD. Dans la foulée, j’en profite également pour terminer ma collection du Décalogue et en commencer une nouvelle …

Cette nouvelle série… ce sera « Le Scorpion »

Évidemment, avec une paye de 1435 euros environ on ne peut pas non plus se permettre de tout acheter. Du coup j’ai maraudé un peu dans les rues du Mans à la recherche d’un lieu rare : le magasin d’occasion. Cette initiative fut récompensée car non loin de mon appartement je suis tombé sur une boutique qui ne payait pas de mine, certes, mais fut pleine de bonnes surprises.

La meilleure surprise fut de trouver une série de Manga nommée Hoshin (de type shônen, c’est à dire un manga pour jeune garçon) dans sa quasi intégralité. Il ne me restait plus qu’à venir acheter deux ou trois tomes, une à deux fois par semaine.

La deuxième surprise fut de trouver les 6 premiers tomes de la série Berserk. On peut parler de manga de type Seinen, plus orienté vers un public adulte. Là, on découpe, on massacre, on viole, on dépucèle sans se soucier de choquer ou non. Cette série aujourd’hui rendue au tome 35 est une sorte de condensé de l’Héroïc Fantasy horrifique reprenant au fur et à mesure des albums les grands thèmes du fantastiques tels que le sacrifice, les elfes, les sorcières, les fantômes, etc… Le malheur de ce manga est d’être long, trop long et de finir par tourner en rond.

Le fait est que les mangas d’occasion ne m’avaient quasiment rien couté (entre 4 et 6 euros le tome dans mes souvenirs) et j’avais sérieusement pris mon pied à la lecture de ces BD qui m’étaient offertes sous un autre format. Du coup, je n’ai pu résister à me lancer dans une troisième série encore de type Seinen. Gantz est le genre qui défouraille sévère, dans un univers S-F délirant, et laissant la part belle aux fantasmes masculins, nippons.

Toujours est il qu’après la lecture d’une bonne tripotée de Manga j’éprouvai le besoin de revenir à ce que j’aime le plus : la BD franco-belge.

Cependant, il n’est pas toujours facile de trouver de quoi vous plaire. On pense à changer de style, on veut une jolie collection, de beaux dessins et puis au final on hésite.

Pour le coup, c’est le hasard qui fit bien les choses. En effet, c’est un collègue de français, de l’établissement dans lequel je sévissais alors, qui m’a conseillé Sambre, d’Yslaire. Un auteur que je connaissais pour XXème ciel et qui m’avait beaucoup plu à l’époque.

J’étais passé voir bosser mon collègue avec ses élèves. Ces derniers travaillaient dans un calme que j’enviais farouchement, à l’époque. Quand on débute on prend cher… et pis c’est tout. Les mômes travaillaient sur une planche d’un album de Sambre qu’ils devaient visiblement faire se poursuivre. Mon collègue en a donc profité pour m’expliquer toute la dimension romantique de l’œuvre et à quel point le dessin était merveilleux.  Je pouvais le constater par moi-même malgré l’agression de la photocopieuse.

Ni une ni deux, le week-end suivant, je retournai à la FNAC du coin, que je n’avais pas visitée depuis un bon moment, pour aller m’acheter les 3 ou 4 premiers tomes. Je dois bien avouer que je ne me souviens plus très bien ! Toujours est il que je n’ai jamais regretté de m’être engouffré dans cette histoire s’étalant au final sur plusieurs générations.

Profitons d’un court instant pour voir Yslaire s’adonner au dessin avec un simple stylo à bille.

Bien entendu je n’en suis pas resté là ! Je me suis lancé dans une autre aventure peu de temps après. Je me suis attaqué au « Sommeil du monstre » de Enki Bilal dont j’avais déjà lu le premier tome. J’ai été subjugué par ses dessins autant que par l’histoire et ce rythme lent et lancinant qui habitait les albums. Je me suis immédiatement demandé si c’était son style, sa marque de fabrique …

J’ai tout de suite repris cette vieille manie d’explorer un auteur sur son œuvre et me suis mis en quête de trouver ses premiers albums. J’ai tout de suite pensé à mon magasin fétiche et y ai trouvé l’intégral des « Légendes d’aujourd’hui ». Le dessin était radicalement différent. Il s’agissait d’un style plus réaliste avec de nombreuses hachures. Un trait plus précis, plus détaillé, moins explosif qui ne vous prend pas autant aux tripes mais qui impressionne quoi qu’il arrive.

Après m’être délecté de cet énorme pavé je me suis attelé à la suite. « Les phalanges de l’ordre noir » sont dans ce même style et j’ai tout de suite été captivé par l’histoire. J’ai vraiment accroché à cette idée que le monde était en train de changer, que rien ne serait plus comme avant. Mais quelques anciens étaient encore là pour se rappeler et pour résister…

Phalanges de l’ordre noir (Les) – Enki Bilal ; Pierre ChristinEn plein hiver, un petit village d’Aragon, en Espagne, est entièrement détruit et ses habitants assassinés. La tuerie est revendiquée par les Phalanges de l’Ordre Noir au nom des « valeurs de l’Occident chrétien ». Jefferson B. Pritchard, journaliste au Daily Telegraph de Londres et ancien de la XVe Brigade internationale reconnaît parmi les membres du commando les ennemis qu’il a combattus pendant la guerre d’Espagne dans ce même village.
J’ai continué dans la chronologie pour m’attaquer à « Partie de chasse », album racontant cette fin du XXème siècle au travers de la dégénérescence  du régime communiste, à l’est.

Toujours en fouinant de-ci de-là dans ma boutique préférée je réussis à dénicher un intégral de la trilogie Nikopol et retrouvais alors les prémisses des dessins et du style rencontré dans Le Sommeil du monstre. L’univers construit par Bilal est toujours entre le poétique et le chaotique entre l’éthérée et le palpable entre le repoussant et l’intriguant.

La plongée dans ces univers puissants et stylisés ainsi que cette rencontre avec des auteurs marquant avec force leur identité m’a définitivement accroché à l’univers de la bande dessinée. Et jusqu’à aujourd’hui, cette passion continue de me dévorer.

Par Fremen10

Parlons BD : Le travail de l’artiste.

•mai 11, 2013 • Laisser un commentaire

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Hey, Dupinceau,

Comme on n’est jamais à l’abri d’un grincheux venant grogner sur votre blog, pour vous reprocher de parler de vous (c’est mon blog connard), et que cette série d’articles traite effectivement d’un parcours dans la construction d’un rapport à la bande dessinée, il était important de donner la parole à ceux qui les réalisent.

Il était intéressant de se pencher du coté de la technique. Pour cela, il faut d’ores et déjà remercier Philippe Jarbinet, auteur de la série Airborne 44. Bien lui en a pris d’avoir mis en ligne, sur Youtube, une partie du travail mené pour la réalisation de la planche 6, du tome5, en couleur directe (aquarelle directe).

Si vous avez trois heures de temps devant vous c’est parti. Pour les autres, la vidéo est découpée en quatre parties. Les trois premières étant d’environ 50 minutes cela  vous donne l’occasion de suivre son travail, et ses indications fortes instructives, en plusieurs fois.

Ici, nous prenons le temps.

Pour en savoir plus sur Philippe Jarbinet, et la série Airborne 44, il y a ce très bon entretien réalisé par le site BDGest.

Par Fremen10

Parlons BD : Deuxième salve ou la redécouverte

•mai 9, 2013 • Laisser un commentaire

3emetestament

Amies de la bulle et de l’onomatopée, amis du phylactère et du strip (-tease), cet article est encore pour vous.

Dix ans après ma première vraie rencontre avec le monde du 9ème art je devais y revenir par le fruit du hasard et de la nécessité.

En effet, en 1998, après avoir piteusement foiré ma première année de fac de sciences je me devais de m’occuper instamment. Pourquoi me direz-vous ? Tout simplement parce que j’avais validé un nombre important de mes modules du premier semestre (tous sauf un, en fait). Je me suis alors investi de la mission de suivre les cours de deuxième année. Me voilà donc à partager mon temps entre, les cours de 2ème année, mes 3 heures de T.P de biologie, animale ou végétale, hebdomadaires, et beaucoup de temps libre.

J’ai donc décidé d’aller me vautrer à la FNAC du coin que j’ai rapidement fini par squatter quatre à cinq jours par semaine. Au début je regardais mais je n’avais pas (et n’ai toujours pas) la fibre acheteuse et j’ai donc grimpé les étages pour me retrouver aux rayons livres et dans le coin BD. Pas évident de lire un livre en une ou deux heures de temps … Alors que des BD …

Inévitablement, dans une grande pièce où se trouvent beaucoup de personnes, vous vous dirigez le plus souvent vers quelqu’un qui vous est familier et c’est exactement ce que j’ai fait.

Je me suis dirigé vers Alef-Thau, une série de mon enfance que mon père avait pris l’habitude de me ramener de la bibliothèque de son entreprise. Au scénario officiait un certain Alexandro Jodorowsky, un nom qui ne m’était pas étranger. Et pour cause, c’était le même qui avait été à la manœuvre sur L’incal. Je ne pouvais pas oublier le héros John Difool (John The Fool –> John le fou).

Alef-Thau

Alef-Thau pleure-t-il du bon œil ?

Je relus Alef-Thau et l’histoire de cet enfant tronc partant à la quête de membres. Comme dans toutes quêtes d’autres membres le rejoignent. Suis-je bien claire ? La métaphore était tellement réussie que je n’avais jamais cessé d’adhérer à cette quête d’identité et ce jusqu’à la fin de la série, et du rêve, en  1998.

J’ai alors re-dévoré L’Incal, comprenant désormais des éléments passés jusqu’alors sous silence. J’y ai vu le coté éminemment subversif et transgressif. J’ai alors cherché à perpétuer ce plaisir en abordant, la série Avant L’incal  sur laquelle officiait Zoran Janjetov au dessin. Une fois que j’eus absorbé cette histoire, j’ai poursuivi par, La Caste des Méta-barons avec les dessins fabuleux de Gimenez et, Les Technopères avec de nouveau Janjetov au dessin.

J’étais alors dans une science-fiction très sombre et il me fallait m’en évader pour retrouver un peu de lumière. Au rythme de 2 à 3 BD par jour il devenait de toutes façons urgent d’élargir le chant de mes connaissances.

Fidèle à moi-même j’appliquai donc scrupuleusement la même méthode que précédemment et je commençai par relire les aventures fantastiques de Thorgal, Aaricia, Jolan et Louve pour finalement retenir un prénom, qui me suit, encore aujourd’hui, dans mes pensées, celui d’Alinoë. J’ai avalé rapidement les 23 tomes déjà sortis à l’époque et me suis rabattu sur les autres séries de Jan Van Hamme, c’est à dire XIII et son héros amnésique et Largo Winch et ses histoires de fric. La conclusion de tout cela c’est que Jan Van Hamme est un incroyable scénariste sachant instiller une intrigue, maintenir le suspens et vous tenir en haleine sans vous lasser. Évidemment, au bout d’un moment, lorsqu’on connait bien son travail on peut regretter qu’il tire toujours sur les mêmes ficelles.

Toujours est il que plus vous vous nourrissez de culture et d’imaginaire et plus votre appétit grandit. C’est ce qui m’est fatalement arrivé et je fus pris d’une véritable boulimie. Et comme on étanche sa soif il me fallut étendre rapidement mon champ d’action allant à la découverte de l’héroïc fantasy ou de la BD historique.

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Couverture du Ier tome du Troisième Testament.

C’est comme cela que j’ai découvert une de mes BD préférées, Le Troisième Testament, de Xavier Dorison au scénario et Alex Alice au dessin. C’est en lisant les deux premiers tomes alors parus que j’ai compris que la BD d’aujourd’hui (en 1998) était différente, que l’histoire de Conrad de Marbourg et d’Elisabeth D’Elsenor pouvait transporter bien plus encore qu’un simple rêve, une intrigue, un univers particulier mais également un style de narration, une ambiance, des interrogations et un réalisme fou. J’ai donc adoré cette balade à la fois historique, fantastique et mystique mais également stylistique. J’avais trouvé là un mètre-étalon.

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Couverture du premier tome d’Atalante.

Quand vous êtes pris dans une histoire, une époque une ambiance et que vous devez attendre un long moment avant d’y retourner il faut trouver un moyen de ne pas gâcher l’expérience. De ce fait, j’ai résolument opté pour un autre univers et je suis tombé sur Atalante et Kookaburra de Crisse. Vous l’aurez compris j’ai conservé la même méthode d’exploration de la BD. Atalante est une série d’Héroïc Fantasy antique et Kookaburra une série S-F mystique. Dans ces deux séries les dessins sont plus ronds, peut être plus enfantins, mais les deux histoires qui se poursuivent encore aujourd’hui sont en fait dramatiques. Nous faisons face à deux tragédies grecques dont l’une s’est muée en Space-opéra et c’est bien cette rondeur des personnages qui aide à faire passer la pilule aux enfants, il me semble.

C’est également à la fin de l’année 1998 que je découvre Sillage, une série qui débute juste. Je tombe raide dingue de son héroïne, Nävis. Le scénario est lié à l’esprit de Jean-David Morvan et le dessin est entre les mains de Philippe Buchet.

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Nävis, au tout début du premier album de Sillage.

On peu dire qu’à la fin de cette année 1998, je suis repu et que j’ai enfin rattrapé le retard pris en une dizaine d’années. Ça tombe plutôt bien car j’ai plus de boulot qui m’attend pour le second semestre. De fait je n’aurai plus qu’à passer une fois par semaine pour maintenir le rythme, le cap et se tenir au courant des différentes sorties. Désormais je n’aurai plus qu’à lire le nouveau Sillage, Thorgal, Largo Winch, XIII, …

Dès lors je me sens tellement à l’aise avec les différents styles de bandes dessinées que je n’hésite pas à en offrir à mes proches et même à ma petite amie du moment. Celle-ci, en lisant les albums en ma possession m’avait expliquer ne pas savoir qu’elle était vraiment son style de prédilection. La plupart du temps elle trouvait les BD bien, sans plus. Pfff… les gonzesses. Alors, pour Noël, je lui ai offert Le Sursis, une histoire d’amour avec un héros résistant, pendant la seconde guerre mondiale. Le personnage féminin, Cécile, est dessinée de façon délicate, subtilement éclairée, ce qui la rend véritablement sublime. Le résultat était couru d’avance : l’enchantement. Pfff… Un peu de romantisme et on s’enflamme.

De mon coté, je poursuis l’exploration des genres en évitant de lire des albums trop proches de ceux que je suis déjà. C’est l’occasion de tenter les Mangas (version japonaise de la bande dessinée). Je tombe alors sur  Gunnm de Yukito Kishiro, véritable chef d’œuvre du cyber-punk. En plus, j’ai de la chance car la série est achevée. Je sais désormais que le Manga peut, lui aussi, avoir toutes ses lettres de noblesses même si aujourd’hui nous sommes abreuvés de séries fleuve qui s’essoufflent au fur et à mesure du récit.

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Gally, personnage principale, ici rêveuse.

Cherchant toujours à éviter, de près ou de loin, les ersatz de mes séries phares je m’orientai alors vers les BD humoristiques comme Bill Baroud de Manu Larcenet ou renouai avec la Rubrique-à-brac de Gotlib que j’avais bien lu, il y a un temps de cela, mais qui j’avoue m’avait laissé de marbre, inculte que j’étais alors. Avec ces conneries j’ai fini par acheter, un peu comme un snack, certaines parutions du journal Fluide Glacial. D’excellents coupes-faim ayant le don de vous mettre de bonne humeur. Quelques années plus tard alors que je serai en train de préparer mon CAPES je ne m’étonnerai même pas de voir la coccinelle de Gotlib dessinée sur mes polys de cours. L’un de nos profs était fan.

coccinelle

De fait, après autant de pérégrinations et de dégustations j’avais désormais l’éducation nécessaire pour apprécier une série comme Lanfeust de Troy dans laquelle Arleston et Tarquin redoublent de talent pour tourner en dérision les codes de l’héroïc fantasy et nous abreuver en calembours et autres blagues potaches. J’y vois les références multiples et chaque album nécessite de passer du temps pour tout décortiquer. C’est une BD de geek dirait-on aujourd’hui. En fait, c’est l’œuvre de deux artistes ayant totalement absorbé les codes du genre et sachant les détourner à leur guise. En 2001, je profiterais d’une amie pour avoir l’occasion de lire l’ensemble des albums chez elle en se marrant tous les deux à l’énoncé des gags. La BD c’est aussi le partage !

Hébus... Troll

Fallait pas rater l’Hébus.
C’est un troll Hébus !

2001 c’est également l’année où sort le premier tome de la série Sanctuaire avec Xavier Dorison au scénario et Christophe Bec au dessin. Cette série du genre fantastique va me pousser dans d’autres bras. Sha de Mills et Ledroit renoue avec le coté sombre que j’avais maintenu un temps à distance. Mais cette fois je n’ai plus de problème à varier les genres me tournant d’une part vers Le Décalogue et son intrigue véritablement prenante puis d’autre part vers La quête de l’oiseau du temps de Loisel, BD au coté enfantin mais faussement innocent.

En 2001, toujours, j’acquiers un ordinateur pour mes études qui au final m’entraine vers le gavage de mon disque dur, en films, musiques et autres. Se nourrir de culture, s’ouvrir de nouvelles portes vers des mondes inexplorés, vous entraine inexorablement à franchir de nouveaux paliers.
En 2003, la culture m’appelait, Dune de Frank Herbert m’appelait aussi, ainsi que mes études, figurez-vous !

Je devais laisser encore pour un temps … plus court celui-là, le monde des cadres , des phylactères et autres onomatopées pour me concentrer sur celui des schémas, des formules et du vocabulaire scientifique.

Mais, je reviendrai …

Par Fremen 10

P.S : Certains voudront certainement me lapider pour ne pas avoir lu Les Chroniques de la lune noire ou Aquablue. Que ceux-là se rassurent, c’est juste que je ne m’en souviens plus très bien. Je me rappelle avoir préféré Aquablue par contre.

Parlons BD …

•mai 8, 2013 • Laisser un commentaire

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Chères lectrices et chers lecteurs BDphiles cet article vous est destiné.

Si comme moi vous avez plongé très jeune dans le 9ème art vous ne pouviez voir que d’un bon œil l’émission « Un Monde de Bulles », sur la chaine public sénat, présentée par Jean-Philippe Lefèvre.

Pour ceux qui ne le connaitraient pas voici l’occasion, au travers de cette entretien pour le site BD Maniac, de le découvrir.

Malheureusement, cette émission s’est arrêtée, le 25 janvier, après 8 ans de bons et loyaux services. Nous voilà donc orphelins d’une émission d’une rare qualité, sur ce média qu’est la télé.

Pour le coup, pour toi routard du papelard, dévoreur du regard de ces cases sans buvard,  je t’ai retrouvé quelques pépites d’art :

  • Tout d’abord, l’émission qui traite de la plupart de ceux que j’ai admiré lorsque j’avais ente 10 et 13 ans (n’oubliez pas de monter le son sur le lecteur flash). On y croise Derib (auteur de Yakari et Buddy Longway), Cosey (auteur de Jonathan), Rosinski (Dessinateur de Thorgal et de « Le grand pouvoir du Chninkel« ) et Dubois que j’avoue volontiers ne pas connaitre.
  • Puis une émission de télé nommée Tac au Tac dans laquelle on retrouve les incontournables de la BD pour la jeunesse. Franquin et son impayable Gaston Lagaffe, Roba (Auteur et Dessinateur de Boule et Bill), Morris (Dessinateur de Lucky Luke) et Peyo et ses Schtroumpfs s’y affrontent de manière remarquable.

  • Cerise sur le gâteau je vous offre un épisode de Tac au Tac où sous vos yeux – ébahis je l’espère – vous allez voir Jean-Claude Forest (Barbarella, pour ne citer qu’elle), le fabuleux Franquin, Philippe Druillet (Adaptateur et Dessinateur de Salammbô et fondateur du journal Métal Hurlant avec Jean Giraud), et Gigi (Scarlett Dream) réaliser une œuvre fantastique, dans tous les sens du terme.

A l’époque, où je n’étais qu’aux prémisses de l’adolescence je n’eus pas accès au trois BD citées ci-dessus et, ce, d’autant plus que Scarlett Dream était une série légèrement érotique. Toujours est il que je ne me suis pas rattrapé depuis et que je recherche toujours avidement ces ouvrages.

Mais revenons en à ceux qui m’ont amusé et fait rêver. Ce sont bien trois générations d’auteurs de BD qui m’ont marqué à vie :

  • Tout d’abord, celui qui deviendra le maitre incontesté de la ligne claire et qui au fur et à mesure de son travail rendra le découpage des bandes dessinées de plus en plus efficace et cinématographique, j’ai nommé Hergé. C’est au travers de Tintin que j’ai sans doute le plus voyagé à travers le monde, avec un décalage temporel certes mais, avec un guide formidable.

  • Je dois également remercier Gosciny et Astérix et Obélix de m’avoir tant fait rire et qui méritaient bien que je vous dégotte ce documentaire :

  • Et enfin Jean Giraud alias Gir, dessinateur de Blueberry (que je n’ai finalement que très peu lu) aka Moëbius, dessinateur de L’incal, qui pour toujours me rendit adorateur de science-fiction.

J’aurais pu rajouter quelques séries comme Achille Talon, Valérian ou Yoko Tsuno mais elles n’ont pas eu l’importance de celles citées précédemment.

Ce qui aujourd’hui me redonne du plaisir à la lecture de ces vieux albums c’est la façon dont ils racontent l’histoire récente, le cheminement des sociétés, l’ambiance d’une période, la folie d’une autre, la façon de s’inspirer du cinéma puis de l’influencer à son tour tout en nourrissant un imaginaire à part. C’est en cela que j’aime la BD, pour ce qu’elle nous dit de nous …

Toutes ces BD et tout ces auteurs ont accompagné mon enfance de la fin des années 80 au début des années 90 avant que je fasse une pause, sans doute un temps lassé de ne plus y trouver ce que je cherchais, pour reprendre de plus belle quelques années plus tard. Mais ça, c’est un autre article …

Par Fremen10.