Home : le film.

•juin 11, 2009 • Laisser un commentaire

affiche-cine-du-film-home

Ami(e) écolo, bobo,

je n’ai pas comme toi voté Europe écologie, mais j’ai par contre eu le temps de regarder le film de Yann Arthus Bertrand : HOME. Comme je ne fais jamais rien comme les autres j’ai du passer par youtube pour le voir.

Il sera en ligne jusqu’au 14 juin visiblement alors je me dépêche de  mettre le lien vers Youtube : Clique ici.

Comme j’ai une tendance au partage et que son réalisateur voudrais qu’il soit vu par le plus de gens possible il ne m’en voudra pas de fournir le lien pour récupérer le film en Haute définition (container .mp4) d’une taille de 1,4 Go. : Clique là. (Ce lien sera retiré le 14 juin).

Voilà ça c’est fait.

On peut passer aux critiques du film donc :

  • La première critique et non des moindre est le coté narratif du film (cela finit par être lassant) qui vous donne une somme d’informations importantes voir vous noie (et je suis prof de sciences).
  • La seconde critique concerne les images qui défilent devant nos yeux. Il est difficile de situer sur la planète tous les lieux qui apparaissent tout au long du film. Quelques petites indications sur l’image eurent été du meilleur effet.
  • La troisième critique tournera autour des raccourcis scientifiques effectués par Mr. Bertrand; je ne digère toujours pas le cou (subtile jeu de mot) de la girafe et sa soi disant adaptation à l’arbre. Je rappelle ici que c’est le fait que certains individus avaient accès aux branches les plus hautes, qui a permis à ces mêmes individus d’avoir un succès reproductif plus important (d’où des générations suivantes avec de plus grand cous) et que de la même manière les arbres qui gardaient des branches inaccessibles ont pu perdurer. C’est cela la co-évolution, une sorte de course pour rester à la même place.
  • La quatrième critique et non des moindres est le coté moralisateur utilisé par Yann Arthus Bertrand. Certains diront que c’est trop. Je trouvais également que parfois ça l’était trop. Cependant en voyant mes collègues se faisant insulter par des parents d’élèves, ou encore chahuter par une classe d’enfants gâtés je me dis que finalement il n’y a plus de morale dans ce monde… si ce n’est celle du plus fort (et généralement du plus con mais ça n’engage que moi).

Voilà pour le partage, je vous engage vivement à le regarder toutefois car il est édifiant sur la situation de la planète. Une photographie (é)mouvante de notre orange bleue,  aux jours d’aujourd’hui.

Par Fremen10

Truc à la con…

•mai 11, 2009 • Laisser un commentaire

Bon comme j’ai absolument plein de temps et que je ne sais pas quoi en faire (c’est ironique bien sûr…) ben je vais participer à la thérapie de groupe initiée par le CPE et perpétuée par Carbure.

Quatre jobs que j’aurais aimé exercer :

Vétérinaire (pour souffler dans le cul des chevaux).
Journaliste scientifique
Professeur à la fac pour enseigner l’évolution
Batteur dans un groupe de Metal qui défriserait les cheveux de mémé.

Quatre films que je connais par coeur :

Out cold (film de teenager à la con)
Pulp Fiction (en VO aussi)
Gattaca (en VO aussi)
Le cinquième élément

Quatre émissions ou séries :

DEXTER (en vostfr)
FRINGE (en vostfr)
Dr HOUSE (en vostfr)
C dans l’air (en… non je déconnes)

Quatre livres préférés :

“L’empereur dieu de dune” de Franck Herbert en particulier (et toute la saga en général)
“Fahrenheit 451″ de Ray Bradburry
“Prélude à Fondation” d’Isaac Asimov
“L’Etranger” de Camus

Quatre webs que je visite quotidiennement :

Mon compte Facebook (Ouais je sais…)
Nightfall in Metal Hearth
L’actu en patate de Vidberg
Google… what else?

Quatre plats que je ne mangerai jamais :

Tête de veau
Cervelle
Langue de Boeuf
… et autres cochonneries de ce genre.

Quatre plats que j’adore :

Roti de Bœuf et petites pommes de terres sautées aux herbes
Poulet fermier et frites maison
Une bonne paëlla avec le riz préparée dans le miel (yeah (c))
Ramen (comme dans naruto)

Quatre endroits où j’aimerais être en ce moment :

A prendre une Mythos sur l’ile de Ios
Être sur une plage a coté de pornichet
Me balader en chaland en Brière
Dans mon lit au lieu d’écrire des conneries

Quatre personnalités actuelles ou du passé que j’aimerais rencontrer :

Franck Herbert
Isaac Asimov
Pasteur
Ta mère… héhé…

Quatre voeux pour l’année prochaine :

Avoir un poste fixe
Ne faire que 18h
Faire du sport
Jouer de la guitare

Centres d’intérets

Musique
L’informatique
La littérature S-F
Les sciences

Allez hop fini pour aujourd’hui…

Par Fremen10

Last.fm tu sors, Spotify tu rentres…

•avril 28, 2009 • Laisser un commentaire

spotify-logo-big

Geeks et geeks en tout genre, ami(e)s melomanes,

un drame est arrivé dimanche en 28 du mois d’avril!!Non je ne parlerais pas ici du non démarrage de ma bête de course de PC mais figurez vous qu’à ce moment là je me livrais à une de mes activités préférées… non pas celle-là, l’autre!! Oui c’est ça j’écoutais de la musique sur mon magnifique lecteur Last.fm (sorte de radio customisée aux petits oignons) et là… pouf… le drame plus de musique. N’écoutant que mon courage je me précipite vers l’écran d’ordinateur pour m’encquérir de ce qu’il était advenu et là qu’est-ce que je vois t’y pas…?? (je m’excuse pour cette locution sorti du plus profond de moi-même).

Ben je vois que ma période d’essai est terminée. Comment ça ma période d’essai?? Ca fait plus d’un an que j’utilise le système du site Last.fm sans aucun problème et en toute gratuité et là un message outrecuidant viendrait foutre mon morale à zéro!! Hé oh ça va pas la tête non!! ******! ******! ******! (Afin de ne pas choquer les plus jeunes et d’épargner les âmes sensibles ce court mais intense passage a été censuré).

Je ne tarde pas à interroger mon ami Google concernant cette histoire malheureuse et là je trouve un article qui soudain m’éclaire (mais non ce n’est pas ce journal de l’ouest). Un court article sur 20 minutes nous explique que depuis le rachat de Last.fm en 2007 par CBS la boite a repensé son modèle économique, auparavant basé sur la publicité. En fait ce modèle payant n’est pas appliqué en Allemagne, aux USA et en Grande Bretagne où les revenus publicitaires générés sont assez importants pour payer les droits d’auteurs. Personnellement je n’aurais pas de problème avec l’idée de payer un abonnement de 3 euros si tout le monde était au même traitement, mais ce n’est pas le cas.

De plus last.fm dans le cadre de mon utilisation est à considérer comme une radio et qui plus est, une radio alimentée par ma propre musique écoutée et scrobbler par le logiciel sur mon ordinateur. Je devrais donc finalement payer un service que j’alimente en partie… finalement je ne suis plus sûr d’être prêt à payer!!

Comme je ne peux pas me passer de musique (non je ne peux pas, vraiment pas) et surtout de bonne musique (exit les 90% de merde qui passent à la radio), il me fallait trouver au plus vite une alternative, libre et gratuite.

Faisant fi de mon état dépressif alors, et faisant feu de tous doigts sur mon clavier je parcourais le web à la recherche d’une solution viable. Il ne fallut pas plus de 10 minutes pour que je trouve au coin d’une phrase d’un forum le mot clef  “Spotify”. Nanda? (Je m’exprime en jap’ si je veux). Je tombe évidemment sur le site mais ne trouve pas le moyen de m’inscrire. Autant vous dire que la pression monte. Puis je trouve un blog qui explique qu’il faut des invitations… ah merde!! Je continu et là paf en gros devant moi LA SOLUCE.

Une fois l’inscription terminée il suffit de télécharger le logiciel (fondé sur du libre) de l’installer et de taper son login et son password pour avoir accès à une magnifique base de recherche. J’ai réussi à trouver environ 70% des artistes que j’écoute régulièrement et les albums sont généralement au complet. Le son est de bonne qualité et dans un format ouvert, ce qui me satisfait grandement.  Il est possible d’écouter la radio en choisissant au préalable le style de musique que l’on souhaite écouter. Il est également possible de générer des playlist en sélectionnant vos titres préférés, et même mettre directement un album entier. Vous pouvez même filer un lien à un pote via un drag and drop (NdT : Glisser/Déposer) dans la boite de dialogue de votre messagerie instantanée et il ne lui reste plus qu’à cliquer dessus (il doit bien sur avoir installé lui aussi Spotify). L’interface est simple, intuitive et très agréable.

spotify

Le seul point véritablement négatif c’est qu’il n’y a pas exhaustivité de la discographie des artistes présents sur le site.

Sur ce je vous laisse, car j’ai lancé “Off The Wall de Michael Jackson” (me donne une patate cet album)/

Par Fremen10.

Lectures trimestrielles

•avril 4, 2009 • Laisser un commentaire

Chère lectrice, cher lecteur

Vous aussi, entendre parler de la crise à longueur de journée vous emmerde…? Et bien je ne peux que vous conseiller de vous évader dans quelques mondes imaginaires coucher sur le papier par quelques brillants écrivains… ou presque!!

Alors, forcément ma liste est un peu restrictive me direz-vous lorsque vous en aurez fini avec.
Le fait est, que j’aime bien développer, soit une ambiance, soit un univers, sur une assez longue période. Cela permet une véritable immersion et vous entraine à utiliser des mécanismes de réflexion se rapprochant au plus près des ouvrages.

Je n’en dit pas plus et envoie avec diligence la liste d’ouvrages :

Babylon Babies (Maurice G. Dantec) :

Voilà un livre résolument ancré dans l’univers cyberpunk. Les 3 premières parties du livre tiennent la route et sont parfois bien alléchantes. Le trajet de cet homme au travers des différents conflits, sa récupération par la mafia sibérienne. Tout cela est vraiment bien traité. La quatrième partie du livre annonce un déclin qui prend toute son ampleur avec la cinquième partie radicalement bâclée à mon sens. Trop rapide et surtout regroupant un ensemble de termes dont on pourrait justement se demander si Dantec en comprend le sens. C’est dommage, ce livre aurait pu être bien meilleur. Il laisse un gout d’inachevé et l’impression d’une utilisation abusive d’un vocabulaire scientifique en cache misère.

Je suis une légende (Richard Matheson) :

Un livre d’anticipation reprenant le thème des vampires pour l’expliquer scientifiquement. Le héro est seul, il est empreint à un chagrin profond le conduisant souvent au désespoir et pourtant il continu de se battre pour vivre. Chaque nuit ils sortent, chaque nuit l’angoisse monte. Il essaye de sauver sa vision du monde en cherchant une solution médicale au problème. De leur coté, les vampires semblent avoir prévu autre chose. La fin fera réfléchir à plus d’un titre.

Chroniques martiennes (Ray Bradbury):

Magnifique oeuvre de Bradbury, que ces histoires de science-fiction “old school” sur la conquète de Mars. Il sait mettre du beau et de l’humain là où d’autres auteurs mettraient du technique et de la froideur. Les nouvelles de cet ouvrage sont pleines de mélancolie voir de romantisme. Nombre d’entre elles pourraient être prises comme des paraboles quand le reste témoigne de son amour de la littérature et de ses peurs pour le futur. Toutefois, il manquera pour certains ce petit quelque chose qui aurait pu en faire le chef d’oeuvre ultime de la littérature S-F… on s’en approche pas loin tout de même!!

Le triomphe de Dune (Brian Herbert & Kevin J. Anderson) :

L’ouvrage nous tient en haleine jusqu’aux 50 dernières pages. Il est impossible de décrocher tellement on attend le fameux Kralizec. Et là c’est le désenchantement, la désillusion… le Kralizec imaginé n’aura pas lieu et au lieu de ça on assiste à un retournement de situation des plus impromptus, sorte de happy end à l’américaine qui ne convient véritablement pas à la saga.Là où Franck Herbert avait compris que l’équilibre provenait de déséquilibres perpétuels, d’une inconstance permanente, son fils imagine l’avènement d’une société utopique où tout irait bien dans le meilleur des univers. Un happy end pourquoi pas…!! Mais une vision aussi naïve des choses est désolante.

Le cycle de Fondation (Isaac Asimov):

Tome I : Fondation
Tome II : Fondation et Empire
Tome III : Seconde Fondation

Les trois premiers tomes racontent la chute de l’empire galactique, la mise en place de la Fondation pour essayer de limiter la période de chaos jusqu’à l’avènement d’un nouvel empire. Tout cela serait permis grâce au plan Seldon et à la psychohistoire, science inventée par Hari Seldon pour calculer et prévoir les mouvements de masse dans l’univers. Son plan présente cependant une faille, c’est qu’il ne prévoit pas l’acte indivuelle, le comportement erratique d’un seul aux pouvoirs biens particuliers… LE MULET!! Il existe toutefois une parade ; la seconde fondation qui possèderait elle aussi des capacités insoupçonnées et insoupçonnables. Malheureusement la découverte de l’existence de cette seconde fondation va entrainer des modifications radicales dans le Plan Seldon et une course à sa destruction. Une véritable saga, un “space opera” dont s’inspira sans nul doute Lucas pour sa trilogie Star Wars. On y reprend les grands thèmes habituels que sont le complot, le voyage intersidérale, les différentes communautés et leurs intérêts propres et une histoire d’amour par-ci par-là…

Tome IV : Fondation Foudroyée
Tome V : Terre et Fondation

Cette fois, la seconde Fondation est en proie au doute. Et si le plan Seldon n’était plus..?? Et si une autre entité excercait elle aussi son pouvoir au travers de l’univers pour voir son propre plan s’achever. Un sceptique de la seconde fondation est envoyé avec un rat de bibliothèque aux confins de l’univers pour trouvers des indices. Indices qu’ils trouveront bien entendu, peut être trouveront-ils même l’entité. Cependant quelque chose d’autre est devenu encore plus important… trouver la Terre point centrale de l’expension colonisatrice de l’espèce humaine. Ils ne savent pas encore ce qu’ils trouveront… mais la révélation pourrait être terrible!!

Le meilleur des Mondes (Aldous Huxley):

Un ouvrage difficile d’accès dont les trois premiers chapitres (soit environ 70 pages) constitueront un véritable rempart pour les moins courageux. Pour ceux qui auront fait l’effort nécessaire, il n’y aura plus que la vision d’Huxley d’un monde où contrôle est le maitre-mot. Cet ouvrage est le digne prédécesseur d’un “1984″ ou de “La ferme aux animaux” d’Orwell. L’intervention du sauvage au court du récit me rappel également, par bien des cotés “L’ingénu” de Voltaire. Huxley s’emploie à nous montrer les moyens mis en œuvre pour maintenir une stabilité artificielle de la société. La consommation, l’absence de culture, les castes, les plaisirs artificiels, sont autant de moyens de resserrer l’étau. L’intervention du “bon sauvage” d’Huxley, par son questionnement et ses références shakespeariennes permet de mettre en relief cette argumentation.Cette œuvre est sombre et sans concession. N’en attendez donc aucun happy end. Si vous ne l’avez pas encore compris, cette œuvre constitue un classique de la littérature d’anticipation.

J’espère avoir suscité chez vous l’envie de vous frotter à quelques unes de ces oeuvres et qu’elles vous procureront autant de plaisir qu’il m’a été donné d’éprouver à leur lecture.

Bon Week-End.

Par Fremen10

Great gig in Bercy

•avril 2, 2009 • Laisser un commentaire

Il y a des jours où tout est réuni pour que se passe un moment formidable.

Ce jour est arrivé ce mercredi 1er avril, jour du poisson… J’ai dû me retrouver bloqué durant trois semaines à la correction expresse des copies, le remplissage des bulletins, les conseils de classe, deux réunions parents-professeurs dont la dernière ce mardi. Alors, autant vous dire que j’attendais la délivrance avec impatience.

Un mercredi matin comme les autres… non pas vraiment car je suis plutôt détendu, je prends mes deux premières classes et tout se passe pour le mieux même si les élèves tenterons bien entendu de me mettre un poisson dans le dos (mais que nenni…).

C’est la pause, on discute, on attend tranquillement puis vient la sonnerie. Je vais chercher mes élèves et là ô surprise, une seule élève à l’appel. Ben merde alors… sont où mes 4ème???

Un surveillant ne tarde pas à venir me voir pour me glisser à l’oreille que quatre élèves se sont perdus en course d’orientation et que leur professeur est parti à leur recherche. Bon ben, je n’ai plus qu’à m’installer sur un des bancs dans la coure et profiter du soleil.

Une demi heure plus tard arrivent les élèves et leur professeur, ils partent se changer pendant que je discute avec mon collègue pour savoir quels sont les boulets à chambrer durant les 20 minutes de cours qu’il me reste à produire. J’ai finalement bien rigolé.

Quatrième et dernière heure de la matinée, quatre absents et pas des moindre, ce qui du coup m’aura permis de faire cours dans les meilleurs conditions. Quatre garnements vous manquent et toute votre heure est sublimée.

La journée (de boulot) est finie et plutôt que de rentrer chez moi j’ai bien envi d’aller manger à la cantine. Du coup par enchainement tenant de l’effet papillon je me suis retrouvé à jouer au tennis de table contre des collègues et des élèves. Une fois ce moment de détente consommé j’ai rejoint mon antre au plus vite pour me préparer au meilleur moment de la journée : LE CONCERT DE METALLICA.

Il n’y avait plus qu’à rejoindre mes camarades pour le périple automobile nous conduisant à Bercy. La mission première est de rejoindre le périphérique, ce qui une fois chose faite nous a permis d’admirer le trafic englué de la capitale (c’est pas humain). On est parti à 17H il est déjà 18H dans les bouchons et la porte de pantin est sur notre droite. Allez encore un petit effort et on va y arriver. Après 15 minutes c’est bon on y est. Sauf que voilà, il faut désormais trouver une place…

Le pilote qui nous sert de chauffeur décide d’aller se garer du coté de la Bibliothèque François Mitterand. Et une rue à droite, une autre à gauche, et hop la grande allée, argghh… la place qui vient d’être prise et il est déjà 18h30. Une autre incursion sur le boulevard, une remontée à droite… Oh nom de Zeus… une voiture là qui s’en va… marche arrière… manœuvre… On y est!!

On rejoint rapidement le POB, on fait une pause au stand T-shirt ce qui nous vaudra d’acheter… un T-shirt. On rentre dans la salle, où un obscure groupe nommé The Sword est déjà en train d’officier… sans grande sublime je dois bien le dire.

On descend les escaliers pour prendre nos places après un difficile repérage dans le noir de la salle. Même pas dix minutes d’écoulées et c’en est déjà fini de la prestation de The Sword. Il ne reste plus qu’à attendre Machine Head, furieux groupe de Power Metal aux relents thrashisant et progressif et au chant apparenté au -core (comprenez par là hurlé).

Voici la set-list :

  • Clenching the Fists of Dissent

  • Imperium

  • Halo

  • Slanderous

  • Descend the Shades of Night

  • Davidian

Autant vous dire que les boules quiès étaient fortement recommandées. Le batteur à produit un jeu hallucinant surtout que j’étais derrière juste dans l’axe. Un jeux à la double pédale monstrueux pendant qu’il cognait et breakait à qui mieux-mieux. Une fois fini leur très énergique prestation il ne restait plus qu’à attendre les « Four Horsemen » et rien n’est meilleur que de les attendre avec une bonne mousse.

A 21h05, le noir a enveloppé la salle et le show a débuté :

Tout d’abord l’entrée des Four Horsemen sur “The ecstasy of gold” d’Ennio Morricone.

puis c’est parti avec le titre That Was Just For Life et un show laser qui en jette un max.

Autant vous dire que le concert est parti sur les chapeaux de roues et que j’étais à ce moment quasiment acquis à la cause du groupe…  la set-list aura fini de me convaincre assez rapidement.

La voici :

setlist-image-v1

“That was just for life” titre du dernier album s’est enchainé avec un autre morceau de l’album Death Magnetic (dernier album en date), “The end of the line”.

hetfield

Une fois le second titre terminé, la lumière se rallume un instant pour entendre James Hetfield nous dire (en anglais bien sûr) qu’il allait jouer des titres du nouvel album mais également des anciens “Old Metallica’s Songs” et d’enchainer directement avec “Harvester Of Sorrow”, sixième titre de l’album “And Justice For All…” puis “Disposable Heroe” titre thrash s’il en est, tiré de l’album Master Of Puppets (mon préféré pour tout vous dire). A ce moment précis du concert, le public se manifeste… Forcément cet album est une référence pour la plupart des métalleux… malheur à celui qui ne le connais pas!!

Et puisque les bonnes nouvelles n’arrivent jamais seules, un son bien particulier se fait entendre, un son de mitraillette… un son de guerre… des flammes surgissent au milieu de la scène… Putain!! C’est “One” le morceau phare de l’album “And Justice For All”.

Là c’était véritablement un grand moment… et un véritable show pyrotechnique qui a dû leur filé un sacré coup de chaud.

Puis de nouveau un morceau du dernier album : “Broken Beat and Scarred”.

La vidéo qui suit vous donne un condensé du concert de Metallica.

Franchement, ça déménage…!! Et après ça on a eut le droit à “Cyanide” toujours du dernier album avec son refrain ravageur “Suicide, I already die”… ça n’en sort pas de ma mémoire.

Arrive le moment tant attendu où ils vont jouer des morceaux du Black Album (leur album le plus posé sans doute). Il commence avec le terriblement efficace “Sad But True” reprit par la foule, puis arrive The Unforgiven morceau incroyablement beau.

Une fois ce moment de nostalgie passé on est reparti sur le présent avec “The Judas Kiss” et “The Day That Never Comes” dont je préfère vous mettre le clip qui retranscrit parfaitement l’idée du morceau.

Les gars sont à fond, le trio Hetfield, Hammet, Trujillo est terriblement bon et donne une véritable impression de puissance. Les guitares semblent se battre en duel… un duel qui procure un plaisir incroyable!!

trio

En parlant de puissance, voilà “Master of Puppets” qui pointe le bout de son Nez pour finir d’enflammer Bercy. Là on touche du doigt une sorte de communion du public avec ce poing levé de James au moment de scander “Master… Master of puppets i’m pulling your strings”, c’est juste mortel!! Et ils enfoncent encore le clou avec “Damage Inc” dernier titre de l’album “Master of Puppets”, furieusement furibard si je puis m’exprimer ainsi.

A la fin du morceau le noir se fait, Kirk change de guitare et quelques notes retentissent me laissant penser a un “Welcome home (sanitarium)” alors que ma voisine me souffle au creux de l’oreille que c’est la même guitare que pour “Nothing else matters”… ce sera “Nothing Else Matters”.

Le concert semble s’achever sur “Enter Sandman” autre titre du black album. Les quatre gaillards saluent la foule, puis sortent de scène. Et là débute le moment sans doute préféré des artistes où ils attendent qu’on les rappelle. Ils remontent sur scène et enchainent directement avec un bon vieux morceau de Motorhead “Stone dead forever” et un autre dans la même veine “Rock’n Roll survitaminé”.

Un moment de flottement, Lars s’est approché de la fosse et semble dire qu’il est l’heure pour lui d’aller se coucher… que nenni il ne faut pas deux minutes pour que Hammet envoie un bon gros riff de “Seek And Destroy” second titre de leur premier album “Kill’em all”. Des ballons tombent alors du plafond. Nos quatre héros musicaux shoot dedans pour les envoyer dans le public (Lars aura attendu de finir le morceau). Ils restent là distribuant par poignées les médiators, Lars envoyant ses baguettes… Ils sont visiblement heureux, nous aussi, ils profitent de ce moment de communion et figurez-vous… NOUS AUSSI.

Comme toujours on pourra regretter le son de Bercy, mais ne nous y trompons pas le concert était lui gigantesque et restera dans les annales de mes lives préférés!!

METALLICA RULES, METAL RULES…

Par fremen10


Les portables me brouillent l’écoute…

•janvier 23, 2009 • Laisser un commentaire

Avant même de te saluer, chère lectrice, cher lecteur, je te souhaite une bonne et heureuse année.

Et comme le dit si bien Axl Rose sur son dernier Album, I’m sorry for you… I’m not sorry for me.

Le lecteur lambda se dit déjà : Mais pourquoi qu’il dit ça…

Le bloggeur lambda que je suis répondra qu’il en avait envie…

Bon… désormais, après cette entrée en matière légèrement capillotractée je te salue lectrice ou lecteur qui que tu sois, d’où que tu viennes, d’ici ou d’ailleurs, d’aujourd’hui ou de demain… toussa, toussa.

Ah oui au fait avant la lecture de ce billet et si tu ne l’a pas déjà fait, éteint ton portable s’il te plait sinon ça risquerai de m’énerver… et m’énerver ça pourrait m’énerver encore plus, c’est dire ma colère!!

Je m’en vais vous narrer une histoire qui prend ses racines dans un monde de légendes, une Terre lointaine peuplée de fées enchanteresses se baladant en déshabillé fort sexy… heu non rien à voir je m’étais assoupi… je parlais du collège et des petits merdeux que vous serez parfois amené à côtoyer si vous êtes prof, allez le devenir ou encore, êtes parent d’un adolescent de base sans option (vraiment aucune).

Imaginez vous un vendredi, dernier jour de la semaine (vous noterez que déjà psychologiquement c’est pas une journée facile) avec un temps maussade, aussi maussade que mon envie d’aller au boulot… monde de merdeuuuhhh ( Dixit Georges Abitbol, l’homme le plus classe du monde). Alors que la matinée s’en était allée bon an mal an, arrive l’après midi et la 4e1. Depuis le début de l’année on ne peut pas dire que ce soit ma classe préférée. En plus il faut bien recontextualiser… les 4èmes c’est que des enfants qui font leur crise d’adolescence. Vous avez des garçons totalement immatures voulant se rendre intéressants et des filles en pleine migration vers une sorte de pouffe attitude dont la seule vue d’un mâle dominant entraine gloussement et autres sons ou onomatopées indescriptibles.

Maintenant que tu entends mon désarroi, m’en vais te la narrer mon histoire.

Alors qu’on essayait de réfléchir à ce qu’il pouvait advenir du plancher océanique formé au niveau du rift… euh non je reformule. Alors que j’essayais seul et en vain de réfléchir à l’avenir du plancher océanique, un portable se met à sonner et une élève visiblement surprise et gênée tente en vain (elle aussi tiens) de trouver cet objet intempestif pour le rendre silencieux. Visiblement elle ne le trouve pas ce qui me fait monter en pression. Sans un mot, avec une sorte de regard froid et inquisiteur je plonge l’élève dans un embarras immédiatement visible sur son visage. Une camarade précédemment déplacée vient à sa rescousse pour faire taire ce p***** de portable. C’est à ce moment que j’aurais du me méfier. Comme je le fais en général, je me contente de demander l’extinction du dit portable (parfaitement inutile dans les mains d’un adolescent et qui plus est, qui perturbe grandement l’évolution de leur cerveau). Après tout personne n’est à l’abri d’oublier d’éteindre son portable.

Alors que je venais de terminer un schéma au tableau en reprenant un individu des plus odieux à maintes reprises je donnais aux élèves quelques exercices afin de répondre au problème et de vérifier nos hypothèses. Je me dirige donc tranquillement vers le fond de la classe où il règne depuis “l’incident portable” un silence de plomb. Il ne fallut pas quelques minutes (je dirais 5 maximum) pour que l’odieux suscité me montre sa bêtise (ouais je sais, il cumule celui-là). Cet imbécile donc, pensant sans doute être à l’abri de mon regard, a le portable dans la main gauche et tapote sur les touches de sa main droite.

ROGGNNTUUDDJJUUU!!! dirait Prunelle!! Je lance une sorte de cri primaire unidirectionnelle (Bien sur que c’est possible), faisant sursauter le bougre l’ignoble. Je ne suis pas peu fière de mon coup. Bien entendu il tente de ranger précipitamment l’objet. Je ne comprends pas comment ils peuvent penser qu’on puisse se faire berner alors qu’on vient de les prendre en Flag’. M’enfin, toujours est il que je le reprends dans la seconde pour qu’il me pose cet instrument de malheur sur mon bureau. Cet imbécile chronique fait alors l’innocent : Quoi? Comment? Quel portable?. ROOGGNNNTUUDDJJUU!! (bis).

Le prof : PAUSE MOI CE PORTABLE SUR MON BUREAU ET PLUS VITE QUE CAAAAAAAAA!!!!

L’élève: Ok Ok, je le fait tout de suite… euh je l’éteins d’abord!!

OOOOhh le vil, je le vois là, il vient de sortir le portable de son étuis et de le faire glisser dans son sac, il referme l’étuis, se lève et le pause (l’étui) sur mon bureau. J’attends qu’il se rassoit, je me met en branle du fond de la classe vers mon bureau. Je saisi l’étui, et me retourne vers l’élève en l’ouvrant. Il m’a vraiment pris pour un c**. Je suis véritablement vexé, entamé au plus profond de ma chaire!!

Le Prof : T’as tout gagné! Enlève la sim de ton portable et donne le moi, t’iras le chercher chez la principale.

L’élève: Mais non!!

Le Prof: Mais si!!

……Dans un soucis de confort pour le lecteur je ne réécrirais pas la succession de cet échange binaire….

Fin du cours, sonnerie… les élèves rangent leurs affaires, lui refuse toujours de me donner ce foutu engin de malheur. Je l’empêche de sortir alors qu’il s’est dépêché de ranger ses affaires devant moi. Visiblement il n’a pas l’habitude qu’on aille à l’encontre de ces désidératas. Pas de chance, je suis pas du genre à lâcher la bride. Par contre là il me gonfle, c’est la récré, j’ai des trucs à faire, je commence à trembler (signe d’un danger imminent pour l’individu qui me fait face). Puisqu’il tente de forcer plusieurs fois le passage pour partir, faut dire qu’il a terminé et qu’il veut rentrer le petit. EH ben non!! Je fais appeler le CPE. En général c’est ce qu’il faut faire dans une situation inextricable, appelé un tiers. L’élève remonte, le CPE ne peut pas venir (nanda?)… pas grave tu sortira pas mon coco!!

Au bout de 2 ou 3 minutes qui me semblent une éternité, il se décide enfin à me lacher son portable. La pression redescend. Je lui explique que maintenant il ira le chercher chez la principale et que je vais en plus lui coller un jolie rapport. Encore de la paperasse pour bibi et en plus pas de récré et je vais devoir prendre mes élèves en retard tout ça à cause d’un morveux. Nondidiou!!

Après rédaction du rapport, j’amène le portable à la principale qui ne semble pas surprise outre mesure. Elle me dit qu’elle va appeler de ce pas les parents et qu’ils viendront chercher le portable de leur fils.

Visiblement depuis un moment le petit jeu dans la classe serait d’appeler un de ses camarades pour qu’il se fasse engueuler ou confisquer l’objet du délit. Donc je serais désormais sur mes gardes.

Quant aux élèves pris en retard. J’ai été assez incisif dès le début du cours pour qu’ils comprennent qu’il valait mieux pas la ramener en cette dernière heure du vendredi.

Autant vous dire que j’ai bien profité de mon vendredi soir pour me détendre en écoutant de la musique hyper calme : Le dernier album de Sepultura, A-Lex, en écoute sur leur site. Finalement assez moyen cet album, faudra que je le réécoute dans de bonnes conditions cependant.

Par Fremen10.

Ca faisait longtemps

•décembre 27, 2008 • Laisser un commentaire

Je suis enfin redescendu dans ma région natale histoire de me ressourcer, de reprendre des forces et de m’apaiser. Et ce ne sont pas des mots jetés en l’air.
La preuve en est que le 24 en me rendant dans la famille j’emprunte une petite route au milieu des maisons à toit de chaume et puis je vois un homme qui s’apprête à traverser. Je m’arrête lui faisant signe de passer et lui avec un grand sourire me fait signe qu’il a le temps et que je peux y aller. Au même moment, je me rend compte qu’après 4 mois passés en région parisienne, aujourd’hui j’ai le temps. J’ai repris mon chemin de bonne humeur et marqué de ce sourire pour aller fêter noël avec ceux que j’aime.

ZEBRAFISH

•décembre 22, 2008 • Laisser un commentaire

poisson_zebre

Le poisson zèbre, Danio rerio représente un modèle idéal pour l’étude du développement des vertébrés, du fait qu’il se reproduise abondamment (toute l’année) et soit facile à entretenir. De plus, ses œufs se développent hors de la mère et sont transparents.

Généralités.

Tout commence à partir d’un œuf fécondé par un spermatozoïde. Cet œuf fécondé est appelé zygote. Au tout début de sa vie, l’œuf fécondé va subir quelques divisions nucléaires et va se polariser (apparition d’un pôle animal et d’un pôle végétatif (ou végétal)).

Le pôle animal est constitué du noyau et des globules polaires, le pôle végétatif est constitué des réserves nécessaires au développement de l’œuf. Le pôle animal deviendra la tête alors que le pôle végétatif deviendra la queue. L’ensemble détermine un axe antéroposterieur.

A l’intérieur de cet œuf vont se succéder un certain nombre de divisions cellulaires conduisant à la formation des blastomères. A partir de là, débute la segmentation de l’œuf. Durant toute cette phase l’œuf garde le même diamètre et la même taille. Seul le nombre de cellules augmente.

Chez le poisson zèbre, la segmentation est partielle et se limite donc à une petite région de l’œuf (territoire cytoplasmique), c’est une segmentation discoïdale (se limite à un disque).

Le cytoplasme de l’œuf fécondé est dit hétérogène car la fécondation a pour effet de provoquer des remaniements cytoplasmiques avec des localisations préférentielles de molécules (ARN ou protéines). On a des déterminants moléculaires qui préfèreront la zone ventrale ou dorsale dans le futur de l’œuf : on parle de détermination.

Au cours des divisions successives, les potentialités vont se réduire. Les blastomères vont subir une étape de détermination et deviendront pluripotents puis ces cellules se différencient et deviennent unipotentes.

La gastrulation : Une phase dynamique

Il y a mise en place de la blastula (le futur estomac) grâce à une phase de migration cellulaire. On a des mouvements morphogénétiques qui vont modeler l’embryon et concrétiser la mise en place des territoires présomptifs. C’est le résultat de mouvements cellulaires de certaines régions de la blastula, de l’organisation de populations cellulaires définies qui constitueront l’ectoderme, le mésoderme et l’endoderme, du positionnement de ces feuillets les uns par rapport aux autres.

Tous ces mécanismes conduisent à l’établissement de nouvelles interactions cellulaires qui préparent l’embryon à la phase d’organogenèse. Certaines de ces interactions sont des inductions.

L’ectoderme donne la plaque neurale grâce à ces interactions. Il faut pour cela que l’ectoderme soit compétent à recevoir des informations pour activer certains gènes. Les tissus inducteurs et compétents sont limités dans le temps. À certain stade, l’ectoderme peut être ou non compétent. Un tissu compétent peut devenir inducteur à certains stades.

Remarque : On a une cascade d’inductions. Cette induction peut être une levée d’inhibition. Ces mécanismes font appel soit à des molécules sécrétées soit à des récepteurs membranaires.

L’innovation

Très récemment des scientifiques allemands ont réalisé la prouesse de suivre la formation d’un embryon de poisson zèbre en temps réel, cellule par cellule . Une révolution dans l’imagerie du vivant. Jusqu’à présent cela n’avait été réalisé que chez Caenorhabditis elegans, un ver ne comportant que 959 cellules à l’age adulte.

Vidéo en microscopie.

Vidéo téléchargeable à l’adresse suivante :
http://www.embl-heidelberg.de/digitalembryo/#Movies (© Philipp Keller, EMBL)

  1. Au tout début de la vidéo (environ 100 min de développement) il n’y a encore que 64 cellules et les multiplications cellulaires se succèdent rapidement.
  2. A 280 minutes (soit 6 secondes) débute la mise en place de la blastula.
  3. A 360 minutes (soit 10 secondes) nous sommes au milieu de la gastrulation
  4. A 550 minutes (15 secondes) c’est le mouvement d’épibolie qui est visible.
  5. A 900 minutes (25 secondes) c’est le début de la neurulation avec formation de la gouttière neurale.
  6. A 1440 minutes (45 secondes) on voit la mise en place des somites.

Reconstitution numérique.

Vidéo téléchargeable à l’adresse suivante :
http://www.embl-heidelberg.de/digitalembryo/#Movies
(© Philipp Keller, EMBL)

Ce film montre le développement cellule par cellule d’un embryon de poisson-zèbre durant les premières 24 heures. La couleur orange indique que la cellule bouge d’au moins 1,2 micromètre par minute, la couleur bleue, que la cellule est immobile.

Pour obtenir ces résultats, les biologistes allemands ont injecté dans l’oeuf juste fécondé des ARN messagers codant une protéine fluorescente se fixant à l’ADN. Puis ils ont suivi les noyaux cellulaires par microscopie avec illumination laser : un faisceau laser plan et fin a balayé l’embryon horizontalement et verticalement pendant 24 heures, la fluorescence émise par les cellules étant enregistrée à raison de 400 images toutes les 60 ou 90 secondes.

C’est cette technique de microscopie tridimensionnelle qui a permis un suivi de 24 heures.
« Contrairement aux techniques employées jusqu’alors, le faisceau lumineux se déplace ici très rapidement, ce qui réduit son effet phototoxique sur les cellules, explique Thierry Darribère, de l’université Pierre-et-Marie-Curie à Paris. Le suivi peut donc durer plus longtemps, et il n’est pas exclu qu’on puisse le prolonger au-delà de 24 heures. » (NDR: Propos repris de l’article de Sandrine Etien sur le site de la Recherche)

Les scientifiques ont alors obtenus 400 000 images à partir desquelles ils ont établi, grâce à des algorithmes innovants d’analyse d’image, une base de données numériques répertoriant la position de chaque cellule au cours du temps. Ils ont alors reconstruit un « embryon numérique » en trois dimensions. On y visualise la position des cellules et leurs déplacements avec une grande précision.

Une telle innovation laisse entrevoir des possibilités formidables pour l’étude d’autres vertébrés. Voilà désormais la piste de travail de cette équipe allemande.

Sources :
Mes précieux cours d’embryologie
Article de Sandrine Etien sur le site de La Recherche
Le site de l’équipe allemande.

Par fremen10

Conférence sur les nouveaux nouveaux programmes.

•décembre 18, 2008 • 2 commentaires

Collègues, collègues

Aujourd’hui vous avez peut être eu comme moi une conférence avec vos inspecteurs. Vous savez, ce genre de conférence où dès le moment de votre arrivée vous ne pensez déjà plus qu’à repartir. Oui je l’avoue dès le départ ça s’annonçait mal et pour mon malheur ce n’était que le commencement (jusque là tout se suit).

Alors, soyons clairs!! Et pour cela il est nécessaire de reprendre le programme de la journée.

  1. Les nouveaux nouveaux programmes (n’y voyez aucun mauvais jeu de mots).
  2. L’évaluation du B2I en SVT
  3. Fin des remarques sur les nouveaux nouveaux programmes (n’y voyez toujours pas de mauvais jeu de mots).
  4. De la cohérence verticale des programmes
  5. La méthodologie.

Alors commençons par le gros du problème (non pas l’inspecteur), nous entamons donc la séance du matin par les nouveaux programmes de 6ème, 5ème et 4eme. Petit speech de notre Inspecteur pour nous dire qu’il est très important de lire les 15 pages d’introduction au programme. Je vous avouerai que sur le coup je me suis dit qu’il avait peut être raison. Au bout de 5 minutes ils résument le tout par “vous devez enseigner à comprendre le monde et à expliquer le réel”. Là je me dis que j’ai bien fais de ne pas les lire car c’est déjà ce que je m’évertue à faire… bordel.

Dès le départ on nous fait part d’allègement des programmes (c’est louche ça), et de quelques remaniement (c’est jamais trop bon non plus). Les premiers allègements sont plutôt des recentrages et ne sont pas très graves puis viennent des définitions partiellement simplifiées pour être soi disant plus rigoureuses. On ne parlera plus de matière organique mais de matière des êtres vivants (ouais… bon… si on veut), la définition d’espèce sera recentrée sur l’interfécondité (pourquoi pas).

L’inspecteur enchaine sur le programme de cinquième. Bon alors là un vent de révolte va vite se faire sentir dans l’hémicycle amphithéâtre. On nous dit tout d’abord qu’il n’est plus question d’exiger de l’élève qu’il sache que les végétaux produisent de l’oxygène (sans toutefois nous enlever la construction de la notion, gna!), puis on peut parler de vaisseaux sanguins mais il n’est plus question de donner les sens d’artère, veine et capillaire (faites moi enseigner du vide aussi!).

Cette fois-ci c’est une de leur collègue qui enfonce le clou en 4ème. Fini l’étude des roches volcaniques, leur mise en place et leur structure. Finit le T.P sur la vanilline. De l’autre coté on ne donne plus la définition de magma et on nous demande de noter “les magmas” pour un soucis de précision. On ne doit plus traiter la variation des ondes sismiques pour la détermination de la limite entre lithosphère et asthénosphère mais simplement étudier les résultats. Les séismes sont dus à la rupture des roches mais plus au niveau d’une faille. Non mais on va où là?? Et je l’explique comment le réel moi là!!??
Les questions fusent de partout, on sent l’énervement global dans la salle. Faites nous enseigner du vide… voilà le sentiment général. Pour une fois je me dis qu’il est mieux que je n’intervienne pas car ma remarque ne serait pas constructive… Il est 13h c’est l’heure d’aller manger et je ne suis pas de bonne humeur. J’aurais mieux fait de rester coucher et de finir mon rêve érotique plutôt que d’écouter ces conneries.

Avant d’y ‘aller je croise ma collègue qui me demande si je vais manger à la cantine. Ben non je vais aller bouffer un “wich” avec mon autre collègue (c’est ça d’être sur deux bahuts), et puis prendre l’air ça va me calmer. La prochaine fois c’est promis je mange avec elle.

Retour à 14h pour la suite. Tiens je tombe sur une camarade de Prepa CAPES que je n’avais pas vu depuis longtemps. On discute un peu et tente de prendre des nouvelles de nos connaissances communes. Finalement ni l’un ni l’autre n’avons trop de news. Je l’accompagne à l’intérieur, me fait interpeler par d’autres anciens collègues… non ça ne s’arrête jamais, mais ça fait toujours plaisir. Une fois les nouvelles prises, je reprend mon chemin pour m’assoir non loin de mon ancienne camarade de classe et par chance pour moi devant ma collègue partie précédemment manger à la cantine.

Je dis par chance parce que la suite de la conférence si ce n’est le passage sur le B2I sera des plus affligeant. La cohérence transversale est un supplice et la présentation sur le travail méthodologique ne m’apprend rien que je ne fasse déjà avec mes élèves de 5eme. Du coup je vais tenter de distraire ma sérieuse collègue qui ne tardera pas à subir les assauts de la fatigue (lassitude serait peut être mieux).

Enfin bon une fois la présentation méthodologique finie nous profitons d’un départ de deux personnes pour en faire de même. Le calvaire est fini, il ne reste plus qu’à rentrer à la maison. Et dans ma voiture sur le trajet je suis encore faché, faché, faché de ces allègements de programme. Pour reprendre l’expression d’un collègue au moment du déjeuner “je n’aurais plus qu’à dire à mes élèves : prenez votre cahier d’éveil scientifique”. JE SUIS EN COLÈRE. J’ai l’impression qu’on nous sabote l’enseignement scientifique.

Sur ce je m’en vais manger un sérieux 18h30 pour apaiser mon énervement!!

Par Fremen10

Scénario B.D : Teasing du Tome II

•décembre 17, 2008 • Laisser un commentaire

Hey l’ami(e),

Ca fait un moment que je bosse sur mon projet BD et je devrais normalement finir la rédaction du Tome II pendant les vacances de noël et commencer le séquençage du Tome I après celles-ci. Le Tome III n’en est qu’aux premiers balbutiements, mais globalement l’histoire est calée ainsi que sa fin. J’espère ne pas trop m’engager car il n’est pas facile de “caser” la rédaction du scénario en même temps que les préparations de cours et les corrections de copies. Heureusement pour moi mes 3eme sont en stage et du coup j’ai eu une semaine pour corriger un maximum de copies et partir la tête libre pour les vacances.

En attendant je vous propose un passage du Tome II dont je suis plutôt satisfait même s’il gagnerait à être amélioré au niveau du réalisme!

4.La Chaise électrique.

Nous sommes le 29 août, c‘est la veille de l’exécution et désormais Max arbore une barbe foisonnante. Cela fait effectivement plus d’un mois que Max est là dans cet état et sa barbe et ses cheveux en témoignent. On lui avait indiqué qu’il serait exécuté le 30. Ce sera donc demain…

Aujourd’hui ce sont les premiers préparatifs pour lui. Les gardes viennent lui couper les cheveux. Quelques coups de ciseaux pour réduire la chevelure puis ils mettent en marche la tondeuse pour lui raser le crane. La tondeuse électrique permet de réaliser la plus grande part du travail mais la finition se fait au rasoir à main. L’un des gardes semblent pour une fois prendre du plaisir dans ce qu’il fait. Est-ce le fait de savoir cet homme condamné ou bien est-ce le plaisir de lui appliquer la mousse à raser sur la tête? Une fois le travail achevé il ne reste plus qu’un crane lisse et brillant laissant apparaître quelques cicatrices. Tout cela n’aura pas duré plus d’une heure et demi.

D’habitude, le condamné a le droit à un dernier repas de son choix malgré les restrictions de nourriture de ces dernières années; vieille tradition. Puisqu’il ne parle pas et qu’il ne peut se nourrir seul il n’aura le droit qu’à une traditionnelle soupe liquide. Tout cela lui rappel encore fois qu’il n’est plus capable de rien. Le repas, son dernier repas sera un véritable calvaire pour lui. Il ne fera qu’assister impuissant à l’apogée de sa déchéance, un de ces gardes installant la panoplie servant à envoyer la nourriture directement dans son estomac.

Après cette épreuve, un autre des gardes avec un regard bleu acier vient le déharnacher afin de le mettre en position de sommeil. Il est 22h et demain à 10h02 il sera mort. La nuit est horrible. Un homme normal à ce moment précis ne pourrait s’empêcher de se tourner et de se retourner dans son lit. Seulement Max ne peut pas bouger. La nuit est longue, trop longue. La sueur perle sur son visage. Exténué par la tension nerveuse et la fatigue, il finit au bout de 3 ou 4 heures de souffrance intérieure, par s’endormir.


Nous sommes le 30 au matin. C’est le jour, le jour de la fin. La fin de tout. Les gardes arrivent à 9h dans sa cellule pour tout préparer. Comme à l’habitude deux gardiens s’occupent de Max. Un troisième surgit peu de temps après avec la même chaise roulante que celle qui l’avait conduit à ce semblant de procès. C’est sur cette chaise que le corps inerte de Max est placé. Il est alors emmené jusqu’à la chambre d’exécution où se trouve la chaise de toutes les souffrances. Le parcours lui semble interminable. Les gardes lui font traverser une, puis deux, puis trois zones, rythmé par les piqûres et les avertisseurs sonores. Au bout de ces trois zones, un changement de gardes. Son esprit souligne et lui rappel une fois de plus la routine à l’intérieur de cette prison spéciale. Il traverse encore quatre autres zones avant d’arriver à une petite salle blanche très éclairée entourée d’une seule et unique vitre circulaire de plexiglas. La porte permettant de rentrer et d’accéder à la chaise électrique high-tech qui trône au milieu de cette pièce est également en plexiglas. De partout il sera possible de contempler le châtiment et sa souffrance. En retrait de cette pièce particulière plusieurs personnes derrière un panneau de contrôle. Ces personnes dirigent l’exécution du condamné derrière leurs ordinateurs. Il n’y a pas d’échappatoire. Les gardes installent Max sur la chaise. Ils lui fixent les sangles pendant que les informaticiens vêtu d’une combinaison d’un blanc immaculé vérifient une dernière fois que tous les paramètres soient bien réglés. On fait descendre sur lui un casque métallique dans lequel sont insérées les électrodes. Un des gardes applique entre le casque et le crâne de Max la fameuse éponge humide qui assurera le contact.

Pendant que les témoins s’installent sur une estrade elle aussi en plexiglas, le cerveau de Max rassemble toutes les informations ayant rapport au châtiment qu’il va subir. Il se souvenait pour l’avoir vu sur une vidéo sur le Web que l’électrocution avait remplacé la pendaison, au tout début du XXème siècle. Un châtiment horrible contre un autre, aucune progression vers une quelconque humanité… a moins que ce ne soit ça l’humanité. Il se rappel : la première exécution en 1890, fut celle de William Kemmler, comme aujourd’hui, à New-York. A l’époque le procédé était différent, une première décharge de 700 volts, pendant 17 secondes puis une seconde décharge de 1030 volts durant environ deux minutes. Ce fut efficace. Mais ce ne fut pas toujours le cas. On garda le principe de la double décharge mais on augmenta la tension à 2000 volts. Aujourd’hui c’était ce principe qui lui serait appliqué : une première décharge de 2000 volts minimum durant 30 secondes puis après 10 secondes de pause une seconde décharge jusqu’à atteindre les deux minutes et la mort. Aucune chance d’y réchapper.


Alors que Max était au prise avec ses pensées concernant le supplice qui l’attendait, les préparatifs avaient été terminés. Il se retrouve donc affublé, d’un casque métallique et d’un masque de cuir, de capteurs appliqués un peu partout sur sa poitrine et à la base de son crâne, sanglé à la chaise et prêt à mourir, enfin techniquement parlant. Un long silence s’impose jusqu’à devenir pesant, puis l’heure arrive et une main s’abat. L’un des informaticiens également bourreau presse donc le bouton, le contact est enclenché, le corps de Max est alors parcouru de secousses. De la fumée commence à s’échapper du masque, dans l’air se dégage une odeur de chair brûlée. Durant cette première décharge Max est pleinement conscient et à l’impression que son corps s’embrase, que son cerveau durci, il sent le courant parcourir sa colonne vertébrale. La souffrance est insoutenable mais il ne peut ni bouger (à l’exception des secousses involontaires de son corps) ni crier. Sur un des moniteurs on peut voir que la température du corps de Max s’est accrue de plus de 50°C. Les 30 secondes lui semblent interminables, une pression s’exerce sur ses yeux, il a l’impression qu’ils vont être projeté hors de leurs orbites. Soudain la pause survient, Max peut de nouveau respirer même si c’est atrocement douloureux. La température de son corps redescend aux alentours de 45°C, la douleur semble infiniment plus douce. Les secondes s’égrainent et le système automatisé enclenche de nouveau le courant. La seconde décharge est encore plus violente. Cette fois ci, Max sent son sang rentré en ébullition, son cerveau cuir. Ses sphincters se détendent ses systèmes urinaire et digestif se dérèglent, l’urine vient dessiner une auréole au niveau de l’entre-jambe et une odeur de merde s’associe alors à celle de chair brûlée. Sur le moniteur on enregistre une élévation de température corporelle de plus de 60°C et des troubles de l’activité cardiaque, cérébrale et respiratoire. Il est en train de mourir d’asphyxie. Son coeur est près de lâcher alors que la sueur qui s’écoule est teintée de sang. Il est désormais pris de convulsions invraisemblables, de la bave s’écoule de son masque sous une forme d’écume, il revoit encore des images de celle qu’il aime, il l’embrasse. Dans un dernier soubresaut il se dit que ce sont deux peines étranges et bien cruelles. Son coeur s’arrête alors, son cerveau au dire des moniteurs est littéralement cuit. Son corps, lui, continu de s’agiter de convulsions nerveuses mais l’électroencéphalogramme et l’électrocardiogramme confirment bien qu’il est définitivement mort.

Voilà pour le teasing du Tome II.

Je mets en ligne le Tome I corrigé. Pour ceux qui avaient lu les premiers extraits vous noterez quelques différences notables et surtout l’apparition du titre définitif du tome I : Mission LAZARE.

La trilogie aura pour titre Projet Homo sapiens superior.

Par fremen10